lundi 23 mars 2020

Quelles sont les choses positives qui sortiront de cette crise du covid-19?

On ne peut pas vraiment dire qu'une crise comme celle-là comporte des choses positives. En revanche, on peut affirmer qu'il y aura des choses utiles et importantes à retenir de cette pandémie. Et si nous les retenons, ce sera positif.
Interdiction du trafic d'animaux sauvages
La crise du Covid-19 a enfin encouragé la Chine à interdire le trafic et la consommation d'animaux sauvages. C'est une bonne nouvelle car ce trafic est justement la cause de cette épidémie, ainsi que celle du SRAS en 2003.
Jusqu'ici, les Chinois consommaient de la viande provenant de n'importe quelle espèce sauvage, ce qui était dangereux.
Le Covid-19 provient du marché d'animaux sauvages de Wuhan, mais on ignore quel était l'animal vecteur. Une chauve-souris, un pangolin ? Mais cette interdiction permettra d'empêcher de nouvelles épidémies, tout en protégeant les espèces sauvages menacées par ce trafic.
Néanmoins, il est possible que le trafic d'animaux sauvages redevienne légal une fois que la crise sera passée. Et même s'il reste illégal, il pourrait continuer dans le pays de manière clandestine, ce sera un problème contre lequel les autorités devront lutter.
Se préparer
La crise du Covid-19 nous permettra aussi peut-être de mieux nous préparer à d'autres épidémies. Et c'est autant plus important qu'aujourd'hui.
En effet, nous vivons à une époque qui assiste à l'émergence de nombreuses maladies infectieuses, notamment du fait de notre impact sur l'environnement.
La déforestation croissante contraint certaines espèces sauvages à s'installer en ville. Or, ces animaux sont de grands vecteurs de virus.
Ces nouvelles épidémies sont de plus en plus fréquentes : SRAS en 2003, grippe H1N1 en 2009, Ebola en 2014, Zika en 2016, et aujourd'hui le Covid-19.
Il est probable que d'autres épidémies nous frapperont à l'avenir, au cours des prochaines décennies, voire des prochaines années. Ces épidémies futures pourraient être plus dangereuses que celles que nous avons connues depuis le début du 21e siècle.
Nous n'en avons pas terminé avec les maladies infectieuses.
Ceci est très inquiétant, surtout quand on regarde la pandémie actuelle. En effet, la crise du Covid-19 n'est pas à prendre à la légère mais ce n'est pourtant pas une épidémie terrible. Le virus n'a pas un taux de mortalité énorme et il tue surtout les individus fragiles, notamment les personnes âgées et déjà malades.
Pourtant, ce virus suffit déjà à fragiliser le monde. Les hôpitaux sont débordés, la panique s'installe, l'économie mondiale est sérieusement déstabilisée. Notre civilisation est donc plus vulnérable qu'on le croyait.
La société est mise à l'épreuve.
Que se serait-il passé alors si, à la place du Covid-19, nous avions eu à subir une autre maladie, plus dangereuse ? Les conséquences auraient été sûrement bien plus graves dans le monde.
Et c'est peut-être le scénario qui nous attend à l'avenir. Il est en effet possible que, plus tard, nous soyons confrontés à un agent pathogène plus contagieux et plus virulent. Et c'est d'ailleurs ce que l'OMS prévoit pour l'avenir.
Nous devons nous rendre à l'évidence : nous ne sommes pas préparés. Cette crise du Covid-19 nous sert à en prendre conscience.
Il faut nous préparer à la prochaine pandémie potentielle.
Lorsque cette crise sera passée, nous devrons utiliser cette expérience pour nous préparer aux prochaines épidémies. Le Covid-19 nous montre en outre à quel point les tests massifs de dépistage ont été efficaces en Corée du Sud et que les coupes budgétaires dans les hôpitaux ont été nuisibles en Italie.
Si nous parvenons à appendre de nos erreurs et de nos succès, cette crise de Covid-19 nous aura permis de mieux nous préparer face aux prochaines maladies infectieuses, et en ce sens ceci sera donc positif. On verra ce qu'il en sera.

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