mardi 7 janvier 2020

Selon l’expert en géopolitique, M’Hand Berkouk, il n'existe pas de sérieux risques de contagion de la crise Libyenne à l'Algérie

Quelles seraient les conséquences pour les pays du Nord de l’Afrique, l’Algérie en particulier, au cas où la Libye venait à s’embraser par suite des interférences étrangères, dont celle récente de l’arrivée d’un corps expéditionnaire Turc ?    S’exprimant, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, l’expert en géopolitique, M’Hand Berkouk, prévient que si la Libye venait à tomber, cela provoquerait un mouvement de réfugiés « sans précédent » vers la Tunisie, puis l’Algérie. Pour cet intervenant il n’existerait cependant pas de « grands risques » de contagion de la crise Libyenne à l’Algérie, en raison explique-t-il, de la présence d’une armée forte de sa composante humaine et de son caractère opérationnel, mais également, souligne-t-il, par le refus des Algériens à un retour à la « décennie noire ».   Pour ce qui concerne la Tunisie, il relève beaucoup de facteurs risquant de la fragiliser, notamment souligne-t-il, celui du nombre de ses ressortissants embrigadés au sein de Daesh et d’El Qaïda, que des statistiques internationales chiffrent entre 5.000 et 8.000.        Cette situation, prévient-il, risque de faire émerger un « axe de crise » allant de la cote Atlantique à celle de Tunisie et de la Libye, un scénario d’autant probable compte tenu de cette « donne terroriste » et du danger qu'elle ferait peser pour tous les pays de la rive nord de l’Afrique.    Une telle situation, tout en transformant la Libye en un « véritable incubateur » du terrorisme mondial, serait inévitablement suivie par des actes d’ingérence étrangère dans la région. Selon lui, l’Algérie, que l’on a déjà tenté d’impliquer dans le conflit au Mali, et maintenant en Lybie, est immunisée part la présence d’une très forte armée dont la mission est de défendre la République, don unité et son intégrité, mais également par la volonté collective de défense de l’Etat.      


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