mardi 25 février 2020

Dépendance économique : Rezig pointe du doigt les accords commerciaux

Le ministre du Commerce, Kamel Rezig, a affirmé lundi à Alger que les accords commerciaux conclus avec les principaux partenaires économiques "ont maintenu, pendant des années, l'économie nationale dans un état de dépendance". La relation économique de l'Algérie avec ses principaux partenaires est régie par des accords commerciaux, nobles en apparence, mais qui ont maintenu, des années après leur mise en vigueur, l'économie nationale dans un état de dépendance et de consommation continue de tout ce qui est importé", a indiqué M. Rezig à l'ouverture d'un colloque national sur l'évaluation des accords commerciaux conclus entre l'Algérie et ses partenaires économiques, en présence du ministre délégué chargé du Commerce extérieur, Aïssa Bekkai. Partant de ce constat, le ministère du Commerce a ouvert aujourd'hui le premier débat sur les différents accords en vigueur. Il s'agit de l'accord de partenariat avec l'Union Européenne (UE), de l'accord de la zone arabe de libre échange (ZALE), de l'Accord préférentiel avec la Tunisie, et pour la première fois l'évaluation de l'accord de la zone de libre échange continentale africaine (ZLECAF), qui n'est pas encore entré en vigueur. Le colloque national consacré à l'évaluation commune entre l'administration et les opérateurs économiques des accords commerciaux de l'Algérie avec les partenaires étrangers, premier du genre, s'inscrit dans la démarche de concertation avec les opérateurs économiques, en tant que "principal maillon" dans chaque action économique et que c'est eux qui reflètent la réalité économiques du pays, a-t-il souligné. Cette rencontre "est une sorte d'engagement" des autorités publics à aller vers un nouveau mode de gestion des affaires économiques du pays, a-t-il ajouté. M. Rezig s'est félicité, à cette occasion, de l'enregistrement de 150 demandes de participation à cette rencontre de la part des opérateurs économiques.   Les ateliers, organisés dans le cadre de cette rencontre, devront dégager des recommandations à soumettre au gouvernement pour examen et adoption dans le cadre d'une feuille de route visant à améliorer le climat des affaires en Algérie. D'autres rencontres sont prévues avec des experts et des responsables pour évaluer les points forts et les points faibles des différents accords commerciaux, signés par l'Algérie. M. Rezig a affirmé que les "défis économiques auxquels l'Algérie fait face depuis un temps impliquent l'adoption d'une nouvelle approche et des politiques de gestion différentes, reposant essentiellement sur les compétences nationales et les ressources locales, étant les mieux placés pour connaitre la réalité socio-économique nationale et fournir des solutions réalistes basées sur une évaluation globale". Parmi les dossiers prioritaires pour le gouvernement, ceux relatifs aux engagements commerciaux internationaux signés par l'Algérie et étroitement liés à l'équilibre commercial et à la balance de paiement. Il a ajouté que la dépendance de l'économie nationale à la rente pétrolière "est à l'origine de beaucoup de difficultés" entravant les démarches de libération de la double dépendance aux hydrocarbures. "Il est temps d'opérer un changement radical dans l'économie nationale, en s'orientant vers une économie productive, basée sur la transparence, les principes d'encouragement de la plus value et de l'investissement productif", a souligné M. Rezig.  


Arkab veut aller «vite» vers la «transition énergétique»

«Nous continuons à consommer beaucoup d’énergie localement et ça devient très inquiétant par rapport à notre production actuelle», déclare, ce mardi, le ministre de l’énergie, Mohamed Arkab. Reçu dans l’émission l’Invité de la rédaction de a radio Chaine 3, M. Arkab avance pour preuve le pic de consommation d’électricité (15 600 Mw) atteint en aout 2019 et rappelle que 20 milliards m3 de gaz sont destinés à la production de l’électricité. Selon le premier responsable du secteur s’engage à aller vite vers la «transition énergétique» inscrite dans le Plan d’action du gouvernement.  


​L'émir de l'Etat du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani

L'émir de l'Etat du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a entamé mardi une visite officielle en Algérie. Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani a été accueilli à son arrivée à l'aéroport international Houari-Boumediene, par le président de le République, Abdelmadjid Tebboune, en présence du ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum et des hauts responsables de l'Etat. Lors de cette visite d'une journée, les deux parties auront des entretiens et un échange de vues sur les questions d'intérêt commun.


lundi 24 février 2020

Alger: Djerrad préside la cérémonie d'acquisition de 3 méthaniers et inaugure les unités de production de la raffinerie

Le Premier ministre Abdelaziz Djerad a inauguré lundi les unités de production de la raffinerie de Sidi Arcine à Baraki (Alger) après l'achèvement des travaux de réhabilitation en février 2019. L’inauguration qui coïncide avec la célébration du double anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et la création de l'UGTA, s’est tenue en présence du ministre de l'Energie, Mohamed Arkab, du ministre de l'Intérieur et des collectivités locales et de l'aménagement des territoires, Kamel Beldjoud, du ministre des Travaux publics et des transports, Farouk Chiali, du ministre du Travail de l'emploi et de la sécurité sociale Chawki Acheuk Youcef ,ainsi que du PDG du groupe Sonatrach, Toufik Hakkar. Avec la mise en service des nouvelles installations, les capacités de la raffinerie d'Alger vont être augmentées de 2,7 millions de tonnes (Mt) à 3,645 Mt annuellement. Sonatrach et le groupe China petrole Engineering and Construction (CPECC) avaient signé en 2016 un contrat de 45 milliards de dinars pour réaliser les travaux de réhabilitation de cette raffinerie. Acquisition de trois méthaniers au port d'Alger Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad a présidé lundi la cérémonie d'acquisition par Sonatrach de trois méthaniers au niveau du port d'Alger. Lors de sa visite de travail et d'inspection à des installations relevant du secteur énergétique à Alger, le Premier ministre a inspecté le quai pétrolier N 37 de la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach au niveau du port d'Alger, où il procédé à l'inauguration de trois méthaniers. Il s'agit de deux (2) méthaniers gaziers (Hassi Touareg et Hassi Berkine) d'une capacité de 13.000 m3 chacun et un pétrolier de 46.000 tonnes (In-Ecker) a-t-on indiqué. Se félicitant de cette nouvelle acquisition, M. Djerad a souligné l'intérêt de se doter de ce type de moyens de transport acquis sur fonds propres par Hyproc Shipping Company, filiale de Sonatrach spécialisée dans le transport des hydrocarbures. "Il s'agit là d'un accomplissement important et d'un grand investissement via des financements algériens sans recours à des crédits", a-t-il affirmé. A cette occasion, le Premier ministre a tenu à saluer l'ensemble des cadres, des ingénieurs et des travailleurs de Sonatrach ainsi que l'ensemble des travailleurs du secteur énergétique algérien.


Abdelmadjid Attar : La loi ne suffit pas à elle seule pour attirer les investisseurs

«La loi sur les hydrocarbures n’est qu’un volet. Elle n’est pas suffisante pour attirer les compagnies pétrolières», a déclaré, ce lundi, Abdelmadjid Attar qui insiste sur la nécessité d’adopter une stratégie visant à «garder ces compagnies» et «leur faciliter le travail sur le terrain».    Reçu dans l’émission l’Invité de la rédaction à l’occasion de la célébration du 49ème anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, M. Attar est revenu sur ces premiers pas comme ingénieur et sur les moments forts vécus avec le jeune personnel de la Sonatrach qui a réussi à relever le défi.


Le Président Tebboune: sacraliser les vertus du travail et de la morale pour l'édification de la nouvelle République

Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a appelé dimanche, tous les citoyens et citoyennes à sacraliser les vertus du travail et de la morale pour l'édification de la nouvelle République, indique un communiqué rendu public à l'issue de la réunion du Conseil des ministres. Avant la clôture des travaux de cette réunion, le Président Tebboune a adressé ses sincères félicitations au peuple algérien, particulièrement les travailleurs, à l'occasion du double anniversaire de la création de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) le 24 février 1956 et de la nationalisation des hydrocarbures en date du 24 février 1971. A ce propos il a exhorté les travailleurs à tirer les enseignements de ces deux évènements historiques pour relever les défis en prenant exemple sur les aïeux dans leur élan pour la promotion de la conscience d’émancipation dans milieu des travailleurs et la mobilisation en faveur du noble objectif national, à savoir le recouvrement de la souveraineté nationale, la réalisation de l'indépendance et l'édification d'un Etat national indépendant. Tebboune félicité, en outre, les travailleurs du secteur de l'énergie à l'occasion de l'anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, lorsqu'une poignée d'ingénieurs et de techniciens a réussi à défier les sociétés étrangères, en février 1971, en prenant les commandes de la gestion directe et du contrôle de la production et de l'exportation des hydrocarbures suite à la promulgation de la décision de nationalisation, ce qui a permis de consolider l'indépendance économique et de le libérer du monopole et de la domination des sociétés étrangères sur les richesses nationales". A cette occasion, le président de la République a appelé l'ensemble des citoyens et citoyennes à "sacraliser les vertus du travail et de la morale dans la grande bataille que nous menons pour l'édification de la nouvelle République, en retroussant les manches et en libérant leurs potentiels et leurs talents afin de réaliser le bond qualitatif requis en matière de diversification du produit national et d'accélérer la libération du pays de la dépendance à la rente pétrolière".  


dimanche 23 février 2020

M. Tebboune préside une réunion du Conseil des ministres

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé, dimanche au siège de la Présidence de la République, la réunion périodique du Conseil des ministres dont l'ordre du jour comprend nombre de dossiers concernant plusieurs secteurs. Lors de cette réunion, le Conseil examinera le projet de loi relatif à la prévention et à la lutte contre la discrimination et le discours de haine, à l'état du foncier industriel et à la gestion des zones industrielles, aux perspectives de relance et de développement des activités culturelles, de la production culturelle et de l'industrie cinématographique, aux jeunes et aux sports ainsi qu'au tourisme et à l'artisanat. Le Conseil des ministres examinera également un exposé sur la stratégie de communication gouvernementale.


Mekhazni Rabah, directeur des relations de travail: 466 grèves, dont 5 à caractère national, recensées en 2019

Durant l’année écoulée, l’Inspection du travail a recensé 466 grèves dont 5 à caractère national, a indiqué, ce dimanche, Mekhazni Rabah, directeur des relations de travail au ministère du travail de l'emploi et de la sécurité sociale. S’exprimant dans l’émission l’invité de la rédaction, le représentant du ministère du travail a précisé que "ces grèves ont  mobilisé environs 314 000 travailleurs et occasionné une perte de 266 journées non travaillées". Interrogé sur la représentativité syndicale en Algérie, M. Mekhazni a dressé une carte sur l’implatation syndicale en Algérie avant d’annoncer la révision «des critères de représentativité syndicale revus dans le cadre de l’amendement de la loi 90/14» pour revoir, entre autre, «les conditions de création de création de fédérations et d’Union».   Revenant sur l’Avant-projet de révision du code du travail, l’invité de la chaine 3 explique que ce projet a été «actualisé» et toutes les observations du Bureau international du Travail (BIT) ont été prises en considération. 


Plan d'action du ministère de la Communication : Belhimer souligne "l'urgence" de réguler les chaînes de télévision privées

Le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, a souligné dimanche que l'une des tâches majeures du plan d'action du secteur consiste à réguler et à organiser l’activité des chaînes de télévision privées, affirmant que cette "urgence" est dictée par le traitement de l'actualité nationale "subjectif et contraire à la déontologie", observé par certaines chaînes. "L’urgence de réguler cette activité est dictée par le traitement subjectif et contraire à la déontologie, voire subversif, de certaines chaînes privées à l’encontre de notre pays", a-t-il déclaré dans un entretien accordé au quotidien El Watan. Une démarche qui "permettra l’encadrement des chaînes de télévision privées par la loi algérienne" et "contribuera aussi à l’amélioration de l’exploitation des capacités du satellite +Alcomsat-1+", a-t-il estimé. Il a expliqué, à ce titre, que "la révision de la loi organique sur l’information va inévitablement engendrer la révision de la loi relative à l’audiovisuel, notamment en ce qui concerne l’élargissement du champ audiovisuel au privé pour englober les chaînes à caractère général et non plus +thématiques+, comme elles sont injustement qualifiées aujourd’hui". M. Belhimer a fait savoir, à ce propos, que ces chaînes de télévision privées, au nombre de cinquante (50) et qui s’adressent au public algérien, sont "régies par le droit étranger". "Six (6) chaînes seulement ont bénéficié d’une accréditation provisoire pour l’ouverture de bureaux de représentation en Algérie", a-t-il précisé, rappelant à ce sujet que "ces accréditations ne représentent nullement des autorisations pour la création de chaînes de télévision privées". Il a rappelé, dans ce contexte, qu’en application de la loi relative à l’activité audiovisuelle qui représente le cadre juridique organisant le champ audiovisuel, les chaînes publiques et privées activant en Algérie sont "encadrées par trois textes réglementaires encore ineffectifs". Il s'agit du "décret exécutif fixant les conditions et les modalités de mise en œuvre de l’appel à candidature pour l’octroi de l’autorisation de création d’un service de communication audiovisuelle thématique", du "décret exécutif fixant le montant et les modalités de versement de la contrepartie financière liée à l’autorisation de création d’un service de communication audiovisuelle thématique" et du "décret exécutif portant cahier des charges générales fixant les règles imposables à tout service de diffusion télévisuelle ou de diffusion sonore". Le ministre a annoncé, en outre, la finalisation du premier réseau de Télévision numérique terrestre (TNT) qui remplacera la Télévision analogique, comme fixé par l’Union internationale de télécommunication (UIT), à compter du 17 juin 2020. "Ceci permettra le déploiement de la Radio numérique terrestre (RNT) et, donc, de prendre en charge les futures chaînes radios autorisées", a-t-il ajouté, précisant que cette technologie a pour avantage "la diffusion d’un très grand nombre de chaînes (9 à 18 radios par fréquence) avec une meilleure qualité d’écoute et des services à valeur ajoutée". Interrogé sur la nouvelle loi sur la publicité, M. Belhimer a affirmé que le ministère de la Communication "élaborera un avant-projet de loi relative aux activités publicitaires afin de les organiser et de fixer les règles inhérentes à leur exercice". Celle-ci, a-t-il poursuivi, doit "concilier les impératifs économiques (la quête de supports efficients et performants), les exigences politiques (la préservation du pluralisme par la lutte contre la formation de monopoles et d’abus de positions dominantes) et les nécessités sociales (défense de l’enfance, lutte contre les fléaux sociaux, etc)". Evoquant le Hirak, le ministre a rappelé que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, "a conféré au «hirak béni» l’objectif patriotique historique d’avoir épargné à l’Etat algérien un effondrement annoncé". "C’est la raison pour laquelle il a décrété le 22 février +Journée nationale de la fraternité et de la cohésion peuple-armée pour la démocratie", a-t-il expliquant, rappelant que le président Tebboune a gracié, depuis le début de l'année, 9765 prisonniers.  


Rezig reçoit une délégation du Fonds monétaire international

Le ministre du Commerce, Kamel Rezig a reçu, samedi à Alger en compagnie du ministre délégué chargé du Commerce extérieur, Aissa Bekkai une délégation du Fonds monétaire international (FMI), conduite par le chef de la division Moyen-Orient Asie Centrale, M. Jean François Dauphin, indique le ministère dans un communiqué. Cette rencontre qui intervient dans le cadre des missions périodiques des experts du FMI en Algérie a été "une occasion pour les deux parties pour passer en revue les relations de coopération entre l'Algérie et les institutions financières internationales du secteur du commerce", précise la même source. M. Rezig a présenté, à cette occasion, les grandes lignes de son secteur dans le cadre du Plan d'action du gouvernement adopté récemment par l'Assemblée populaire nationale (APN) et le Conseil de la nation. Le ministre a mis en exergue également l'orientation économique de la nouvelle Algérie à travers "l'ouverture sur tous les partenaires et les institutions internationales en vue de bâtir une économie forte et diversifiée au-delà de la rente pétrolière", relevant "l'amélioration du climat des affaires, notamment après la suppression par le gouvernement de la règle 51/49 exception faite pour certains secteurs stratégiques, qui était un véritable obstacle devant l'investissement étranger", ajoute la même source. M. Rezig a réaffirmé que "les portes du ministère demeurent ouvertes devant toutes les propositions ou initiatives à même de servir l'économie nationale". Pour sa part, M. Dauphin a exprimé, sa "satisfaction" de cette entrevue et son "optimisme" suite aux explications données concernant le climat des affaires et la nouvelle stratégie du gouvernement, notamment dans le secteur du Commerce, conclut le communiqué.  


samedi 22 février 2020

Chanegriha en visite à Abou Dhabi pour prendre part à deux expositions

Le général-major Chanegriha Saïd, chef d'Etat-major de l'Armée nationale populaire (ANP) par intérim, a entamé samedi une visite aux Emirats Arabes Unis pour prendre part à la 4ème édition de l'exposition "UMEX-2020" des systèmes télécommandés et à l'activité "simTEX-2020" des systèmes de simulation et d'entraînement, prévues du 23 au 25 février à Abou Dhabi, indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN). "Sur invitation du général de Corps d'Armée, Hamad Mohamed Thani Al-Romaithi, chef d'Etat-major des Forces armées émiraties, le général-major Chanegriha Saïd, chef d'Etat-major de l'ANP par intérim, entame à partir d'aujourd'hui, le 22 février 2020, une visite aux Emirats Arabes Unis, pour prendre part à la 4e édition de l'exposition +UMEX-2020+ des systèmes télécommandés et à l'activité +simTEX-2020+ des systèmes de simulation et d'entraînement, prévues du 23 au 25 février 2020 à Abou Dhabi", précise la même source. "Cette visite, qui s'inscrit dans le cadre du renforcement des liens de fraternité, d'amitié et de coopération entre l'ANP et les Forces armées émiraties, permettra aux deux parties d'examiner les questions d'intérêt commun", ajoute le communiqué.


Aéroport Houari Boumediène : après la grève d'Air Algérie, les passagers se retrouvent doublement pénalisés

A l’aéroport Houari Boumediène, c’est la fin de la grève mais la panique générale s’en prend à tout le monde ! Retardés plusieurs jours, les heures de la reprise des vols semblent plus lassantes et davantage stressantes semblent dire les passagers en galère au niveau d’un aéroport où la communication reste un grand défaut, a constaté Noureddine Himed de la radio chaine 3. Témoignages.


Air Algérie : après la grève, les passagers se retrouvent doublement pénalisés

A l’aéroport Houari Boumediène, c’est la fin de la grève mais la panique générale s’en prend à tout le monde ! Retardés plusieurs jours, les heures de la reprise des vols semblent plus lassantes et davantage stressantes semblent dire les passagers en galère au niveau d’un aéroport où la communication reste un grand défaut, a constaté Noureddine Himed de la radio chaine 3. Témoignages.


Le Président Tebboune présidera dimanche une réunion du Conseil des ministres

Le Président de la République, M.Abdelmadjid Tebboune présidera, dimanche, la réunion périodique du Conseil des ministres dont l'ordre du jour comprend nombres de dossiers concernant plusieurs secteurs, indique samedi un communiqué de la présidence de la République. Lors de cette réunion, le Conseil examinera "plusieurs dossiers inhérents au projet de loi relatif à la prévention et à la lutte contre la discrimination et le discours de haine, à l'état du foncier industriel et à la gestion des zones industrielles, aux perspectives de relance et de développement des activités culturelles, de la production culturelle et de l'industrie cinématographique, aux jeunes et aux sports ainsi qu'au tourisme et à l'artisanat. Le Conseil des ministres examinera également un exposé sur "la stratégie de communication gouvernementale", ajoute la même source.


vendredi 21 février 2020

Le Président Tebboune assure que le Hirak est un phénomène salutaire et met en garde contre toute tentative d'infiltration

Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a affirmé jeudi que le Hirak, dont le premier anniversaire sera célébré vendredi par les Algériens, est un "phénomène salutaire", mettant en garde contre "toute tentative d'infiltration quelle soit de l'intérieur ou de l'extérieur". Lors de sa rencontre périodique avec les médias nationaux, le Président Tebboune a indiqué avoir signé "un décret consacrant le 22 février Journée nationale sous la dénomination de +Journée nationale de la fraternité et de la cohésion entre le peuple et son armée pour la démocratie+", précisant que "cette Journée nationale, dont le décret présidentiel sera publié au Journal officiel, sera célébrée tous les ans". Réaffirmant que "le Hirak béni a préservé le pays d'un effondrement total", M. Tebboune a déclaré que "l'Etat national a failli s'effondrer totalement comme ce fut le cas dans certains pays, aujourd'hui, en quête de médiations pour le règlement de leurs problèmes". "L'effondrement de l'Etat national est synonyme de l'effondrement de toutes ses institutions et toutes les données laissaient présager un tel scénario", a fait savoir le Président de la République, ajoutant que "Dieu merci, le peuple a, grâce à sa maturité, déjoué le complot tout en réussissant à réaliser plusieurs de ses revendications". Pour le reste des revendications du Hirak, "nous nous y attelons car je me suis engagé personnellement à réaliser l'ensemble des revendications", a poursuivi le Président Tebboune. "Certaines revendications exprimées auparavant ne pouvaient être satisfaites par quelqu'un de non élu et n'ayant pas le pouvoir et la légitimité requises" a-t-il expliqué assurant qu'"aujourd'hui, nous œuvrons à leur concrétisation, à commencer par la Constitution, la loi électorale et la réorganisation des institutions que nous nous efforçons de rendre de proximité, permettant au citoyen d'y participé en tant que partie prenante, à la réflexion, à la solution, à la gestion et au contrôle", a-t-il dit. Evoquant des "prémices" dans ce sens, M. Tebboune a rappelé l'impératif souligné, lors de la rencontre Gouvernement-walis, d'"un changement du mode de gestion et de l'amélioration de la relation avec le citoyen, pour qu'il n'ait plus la piteuse image qu'il avait de l'Etat, qui en fait était très loin de ses préoccupations". A une question sur les citoyens qui continuent de participer chaque semaine au Hirak, le Président de la République a soutenu que "c'est leur droit, et c'est là le fondement même de la démocratie, a fortiori lorsqu'il s'agit de personnes manifestant de manière organisée, sans destruction ni troubles". "Le Hirak est un phénomène salutaire, et je n'ai rien à lui reprocher", a réitéré le Président Tebboune, ajoutant que ce mouvement populaire "a épargné au pays une catastrophe et sans lui, des offices seraient, aujourd'hui, en cours pour régler la crise en Algérie comme c'est le cas en Libye". A ce propos, le Président de la République a ajouté "j'appelle mes enfants, qui manifestent le vendredi, à la vigilance contre l'infiltration de leur mouvement, car il y a des signes d'infiltration tant de l'intérieur que de l'extérieur". A une question sur la coïncidence du premier anniversaire du Hirak populaire avec des mouvements de protestation dans certains secteurs, le Président de la République a affirmé que "la succession de grèves dans des secteurs importants à un timing précis n'est ni un phénomène sain, ni une pratique syndicale". Pour ce qui est de la grève dans le secteur de l'Education, M. Tebboune a dit "je n'ai eu de cesse d'exprimer ma considération et mon respect pour les enseignants, notamment durant ma campagne électorale", ajoutant avoir "demandé la révision de tout ce qui a trait aux enseignants pour leur accorder la place qui leur sied dans la société". Cependant, a-t-il estimé "l'annonce d'une grève nationale, alors que le gouvernement n'était même pas installé et n'avait pas encore le feu vert du Parlement n'est pas la solution au problème, qui exige du temps et des moyens matériels, financiers et organisationnels". L'école "souffre déjà et n'a pas encore réglé les problèmes de restauration, de transport scolaire et de chauffage", a dit le Président Tebboune, affirmant que ces grèves "ne sont pas innocentes". Evoquant des grèves qui "ternissent l'image du pays, nuisent aux citoyens et entravent leurs affaires", en allusion à la grève du personnel naviguant de la Compagnie aérienne nationale Air Algérie, le Président de la République a critiqué "ceux qui déclenchent des grèves par SMS une demie heure à l'avance", rappelant que la loi exige un préavis et la précision des motifs afin de favoriser l'ouverture de négociations pour trouver des solutions. A cet effet, M. Tebboune a appelé à "la non dilution du rôle syndical", réaffirmant que "le timing de ces grèves n'est pas innocent. J'ai 50 ans d'expérience dans la gestion et on ne peut pas me convaincre du contraire", a-t-il ajouté. "Celui qui veut les régler, doit prendre l'initiative de trouver les solutions définitives. La grève anarchique est interdite dans certaines infrastructures publiques", a-t-il lancé précisant que "la grève doit être annoncée au préalable pour permettre aux compagnies aériennes ou aux aéroports de prendre leurs précautions comme informer les voyageurs". Le Président Tebboune déplore une telle situation qui amène les citoyens, particulièrement les malades, à dormir à même le sol dans les aéroports suite à l'annulation de leurs vols. S'agissant de la loi sur le régime électoral, devant être révisée, le Président Tebboune a précisé que "l’ambition est l'émergence d’une génération nouvelle, probe et intègre (...) à travers laquelle nous pourrons asseoir une nouvelle scène politique". Il s’est engagé, à ce titre, à apporter son appui aux jeunes universitaires souhaitant participer aux élections par le financement de leurs campagnes électorales "afin de les préserver de l'emprise de l’argent". Le Président a rappelé, à cet effet, que la première mouture de la révision constitutionnelle sera distribuée, dès la fin de son élaboration par le Comité d’experts, à quelque 700 syndicats, partis et associations", lesquels apporteront, tout au long d’un mois, leurs propositions en vue d’enrichir le document qui sera de nouveau soumis au Comité de rédaction avant sa présentation au Parlement. A l'interrogation de certains sur "la pertinence" de voter une nouvelle Constitution qui posera les jalons d’une Algérie nouvelle, par un ancien Parlement", le Président a expliqué que la démarche décidée obéit à des considérations "pédagogiques" afin de "tenir informés tout un chacun de la dimension des articles de la Constitution, en soumettant ce texte, pour la première fois, à la rue qui a prouvé sa culture, comme en témoigne le civisme du Hirak populaire dans l'expression des revendications". En ce qui concerne ses orientations lors de la rencontre Gouvernement-walis, le Président de la République a affirmé qu'elles "sont données en connaissance de cause", rappelant avoir passé l'essentiel de sa vie professionnelle dans les Collectivités locales, "c'est à dire du côté exposé aux problèmes des citoyens dans les villages et les bourgs". "Il y a un arbre qui cache la forêt, à savoir un développement de façade qui occulte la réalité d'autres citoyens", a-t-il déclaré dans ce sens. Estimant que face à cette situation "il faut traiter les problèmes dont souffre les citoyens dans les zones d'ombre, car autrement ces populations continueraient à se déplacer vers les villes, qui souffrent assez", soulignant que "65% des Algériens vivent dans les villes contre 35% dans les villages, alors qu'au lendemain de l'indépendance, plus de 65% des Algériens étaient concentrés dans les villages". "L'expansion des villes qui requiert, aujourd'hui, demain et après-demain, des investissements et des ressources financières énormes, s'accompagne inexorablement de la colère des citoyens", a-t-il estimé, citant, à titre d'exemple, "la capitale qui comptait, au lendemain de l'indépendance, 455.000 habitants et qui a vu sa population décuplée, ce qui exige de multiplier par dix les écoles, les logements, les canalisations, les routes... "Si ce nombre ne cesse d'accroitre, il y aura une autre catastrophe, telle que l'apparition de constructions en périphérie, l'instar du Brésil", a-t-il soutenu. Et d'ajouter que "la solution c'est le développement de toutes les régions du pays afin de permettre au citoyen de recouvrer sa dignité dans son village et de ne pas être séduit par la ville, car il aura des avantages qui n'existent pas en ville". Plaidant pour la décentralisation, en tant qu'idéologie et stratégie, le Président Tebboune a rappelé avoir proposé en 1992 (du temps de feu Président Chadli Bendjedid) "la révision de l'organisation des Collectivités locales, y compris le recours à la décentralisation de décision, et non pas la décentralisation de la région", précisant, à ce propos, qu'il existe une différence entre l'organisation régionale et l'organisation décentralisée". Affirmant que la décentralisation "est à même de solutionner plusieurs problèmes", il a évoqué "les délibérations sur un problème local qui se font au niveau de Communes, puis renvoyées à la Daïra et à la wilaya, voire même au ministère de l'Intérieur". A ce titre, le président de la République a estimé que "les 1541 communes mériteraient un autre découpage, pour en finir avec les situations de cumul". Tous ces facteurs nous amènent aujourd'hui à parler de zones d'ombre, a-t-il expliqué, admettant que la vitesse du développement peut laisser des citoyens sur le côté. Les statistiques du développement global donnent une image générale et ne reflètent pas la réalité des régions internes. C'est comme un corps humain qui d'apparence est sain alors que ses organes internes sont atteints. Voilà la différence entre les deux situations, l'idéal c'est de travailler sur les deux, a-t-il expliqué. Soulignant que "dans certains pays développés, aux économies des plus fortes dans le monde, près de 50 millions d'habitants souffrent de pauvreté et sont privés de soins, de scolarité et de commodités de vie digne", il a estimé que l'on ne peut qualifier cela de développement. Dans le même contexte, le président Tebboune a mis l'accent sur la nécessité de "restructurer l'administration et de réhabiliter les Collectivités locales", rappelant que "les collectivités locales englobent des communes rurales et d'autres urbaines". "Hydra par exemple n'est pas Tamantit, Bouhmar ou Yabous...partant, il faut revoir la découpage administratif", a-t-il insisté. "Il est temps pour prendre des décisions concernant la réorganisation des communes pauvres. Sur 1541 communes, 850 communes sont très pauvres et ne disposent même pas des moyens de recruter ne serait-ce qu'un facteur, par contre, il existe des communes riches à l'instar de Hassi Messaoud, Bab Ezzouar et Arzew, jouissant de ressources importantes grâce à leurs activités industrielles et aux recettes fiscales", a soutenu le Président relevant que "la Caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales ne suffit plus". Par ailleurs, et à une question sur la manière de rassurer les gestionnaires et sur la non criminalisation de l'acte de gestion, le président de la République a indiqué que la gestion n'est pas un acte simple et tout responsable est exposé à l'erreur, néanmoins, a-t-il relevé, "l'erreur peut être spontanée, par incompétence professionnelle ou volontaire, et là, il faut faire la différence entre ces cas. Il y a des responsables qui prennent plus de 30 décisions par jour et dans ce cas la probabilité d'une mauvaise décision est fort possible. Dans de tel cas, le gestionnaire ne doit pas être criminalisé mais plutôt sanctionné administrativement. Par contre, celui qui commet une faute volontaire, notamment en matière de marchés publics, là, il faut criminaliser". "Tout ce qui s'est passé dans le pays et tous les fonds colossaux du Trésor public détournés au profit de certaines personnes l'ont été de façon légale", a déploré le Président, soulignant que "les lois actuelles ne sont pas efficaces en matière de contrôle, d'où l'impératif d'asseoir un autre contrôle. "Tous les marchés, qui ont couté au pays des pertes par des milliers de milliards sont passés par le contrôle financier et les commissions de marchés publics, mais le résultat est là", a-t-il rappelé. Prônant "une reconsidération des modes de contrôle", le Président Tebboune a expliqué que "l'Algérie se distingue par le fait que tous les programmes de développement sont réalisés par l'administration et l'argent public". "Alors que le secteur privé représente 80% dans notre économie, 85% des fonds en circulation proviennent du Trésor car il n'existe pas de banques privées et d'autres modalités de financement", ce qui contribue, a-t-il dit, à "la propagation de la corruption dans tous les secteurs". Dans les pays occidentaux, a-t-il précisé, "le privé est un secteur à part entière avec des banques privées, des caisses privées et des échanges entre les privés, voire même des conventions entre les privés". "Il n'existe pas de corruption à l'exception de certains cas de détournement", a-t-il ajouté. "L'Algérie est un chantier ouvert et tous les secteurs doivent être disséqués au vu des situations de cumul", a réaffirmé M. Tebboune, citant "certains textes réglementaires élaborés dans la précipitation et d'autre ayant mené des personnes innocentes à assumer des fautes de certains corrompus à travers la généralisation d'une loi qui nuit aux intègres plus qu'aux corrompus". Faisant savoir que les Communes avaient le droit d'obtenir des crédits auprès des banques, le président de la République s'est interrogé sur "le nombre de Présidents ou de Secrétaires généraux d'Assemblés populaires communaux (APC) ayant la capacité de traiter avec les banques et réaliser des projets fructueux leur permettant de rembourser les crédits et recouvrer des intérêts au profit de l'APC", déplorant que "ces choses restent en théorie seulement". Dans ce sens, le Président a mis l'accent sur l'impérative "restructuration de l'administration et révision de tous les textes", plaidant pour une liberté de décision aux responsables locaux avec un renforcement du rôle du contrôle. Sur un autre registre, et concernant les bénéficiaires de contrats d'insertion, le Président Tebboune a déclaré "nous avons hérité ce dossier et nous devons honorer le serment. Le dossier sera résolu avant la fin de l'année en cours, car cela est une promesse de l'Etat". Répondant à une question relative à la réduction de la facture d'importation et aux phénomènes de surfacturation et de corruption, le Président Tebboune a déclaré que "la corruption est un cancer qui, en dépit des traitements, peut cacher plus qu'il n'en apparait", estimant que "la petite corruption nuit davantage au citoyen que la grande corruption n'affecte le Trésor public car la première touche directement la poche du citoyen, qui souffre déjà de la baisse de son pouvoir d'achat, et qui se trouve contraint de payer pour obtenir ses droits". Quant à la surfacturation, le président de la République a admis que ce phénomène existe également dans d'autres pays ayant ouvert leur économie, "mais pas avec la même ampleur qu'en l'Algérie", soulignant que ce phénomène "a été entretenu durant plus de dix (10) ans sans que les moyens de contrôle ne soient utilisés". Le Président Tebboune a fait état, dans ce sens, de "l'existence de sociétés d'assurances et de bureaux d'études agréés par les Nations unis, auxquels la loi leur permet de contrôler les prix à la source", soulignant avoir voulu appliquer cela en 2017. "C'était là, la décision la plus dangereuse que j'ai eu à prendre car elle avait déplu à des milieux qui savaient que j'allais découvrir les choses". Concernant la surfacturation toujours, le président Tebboune a déclaré qu'il ne voulait pas "choquer le citoyen" en dévoilant le pourcentage "effarant" de la surfacturation et les montants valeur des fonds "exorbitants" transférés à l'étranger. "Nous pouvons nous protéger de la surfacturation en sanctionnant immédiatement les importateurs qui surfacturent pour crime économique et non pas les laisser exercer pendant des années avant d'être inquiétés", a-t-il poursuivi. Pour le Président de la République, la maitrise de la surfacturation peut faire gagner au pays "entre 20 et 25% de devises fortes (...) sans parler, a-t-il dit de la qualité des marchandises importées. Rappelant une situation qu'il avait vécu lorsqu'il était ministre du commerce avec l'apparition de la crise dite de l'ail, il a expliqué que vu les factures "astronomiques" de son importation, il avait demandé à l'ambassadeur de Chine de se renseigner auprès des autorités de son pays sur les prix réels de ce produit, pour découvrir qu'il existait 7 variétés d'ail, ajoutant que toutes les factures concernant l'Algérie étaient pour la meilleure variété, alors que c'était en fait le dernier choix. Il a affirmé à ce propos que la maitriser de la facturation des importations "nécessaires" pouvait nous faire économiser un tiers de nos recettes en devises. Evoquant par ailleurs la promotion de l'investissement, le président Tebboune a fait savoir qu'il avait proposé en 2001 le "guichet unique", mettant l'accent sur "l'obligation d'assurer les moyens de recours, car le capital est lâche par nature". L'investisseur ne peut risquer des milliards de dollars face à une administration hégémonique, a-t-il poursuivi. Après avoir indiqué qu'il avait sa propre idée de l'investissement qui "doit passer à une nouvelle étape", il a affirmé que l'investissement qui pourrait nous lier à l'étranger éternellement doit être évité car ses risques sont plus grands que ses avantages. D'autre part, le Président de la République a averti contre toute entrave à un investisseur quelconque dans le domaine de la transformation du produit national, précisant que "des sanctions sévères seront appliquées dans ce sens, car l'objectif actuel est de créer une industrie nationale avec nos propres moyens pour réduire l'importation. Tous les pays importent mais de façon rationnelle et leur intérêt national est primordial en matière d'investissement, a-t-il assuré ajoutant que l'Algérie qui ne permettra pas l'importation de produits fabriqués localement, car cela reviendrait à une mise à mort de sa production nationale, favorise une importation complémentaire à la production nationale". Il a souligné que l'importation "est une opération purement commerciale sans effet sur le développement national, tandis que le développement des ressources locales crée la richesse et l'emploi et favorise l'exportation". Le Président Tebboune a mis l'accent sur l'impérative "reconsidération" de toutes ces questions relatives à l'économie nationale, considérant, néanmoins, que "la priorité pour l'heure est d'ordre politique et organisationnel pour l'édification d'un Etat nouveau, avant les réformes dans le restant des domaines". Il a proposé, à ce propos, le retour à l'expérience des chambres de Commerce qui n'a pas réussi en raison de "graves dérives", d'où l'impératif d'une expérience judicieuse avec la participation des spécialistes du domaine. Nombreux sont les investisseurs algériens honnêtes, qui ont été empêchés de travailler. Aujourd'hui ils sont les bienvenus, a-t-il soutenu. Evoquant les questions internationales, et notamment la crise libyenne, le Président Tebboune a exprimé son optimisme quant au règlement de cette crise. "Personnellement, je suis optimiste quant au règlement de la crise libyenne, et cela pour les raisons invoquées par les Libyens eux-mêmes qui ont exprimé leur confiance à l'Algérie", a-t-il déclaré expliquant que "notre implication dans le règlement de la crise en Libye est une démarche sincère et désintéressée, sans aucune arrière-pensée expansionniste, économique ou commerciale". "Le plus important pour l'Algérie est de rendre la pareille au peuple libyen qui a aidé les Algériens durant la Guerre de libération nationale (...), de protéger nos frontières de graves dérapages et de renouer ensuite avec l'édification du Maghreb arabe", a-t-il ajouté. Les protagonistes libyens "sont tous favorables" à l'implication de l'Algérie dans la démarche de règlement de la crise en Libye, a soutenu M. Tebboune, révélant que "certains d'entre eux, et dans les deux camps, ont affirmé qu'hormis l'Algérie, ils ne font confiance à personne d'autre". Estimant qu'il est difficile, aujourd'hui, de stopper une guerre "par procuration", le président de la République a fait état de causes sous-jacentes "complexes" en ce sens que "le problème n'est pas tant entre Libyens mais bien la présence étrangère en Libye". Le Président Tebboune a expliqué en outre son optimisme par le fait que tous les intervenants en Libye "sont des frères ou des amis", affirmant que l'Algérie entretient de bonnes relations avec l'Egypte, les Emirats Arabes Unis, la Russie et la Turquie et est, par conséquent, capable de réunir toutes les parties et d'être un arbitre "impartial". Pour le Président Tebboune, le troisième élément dans notre démarche pour le règlement de cette crise "est la volonté de l'Algérie de faire profiter les Libyens de notre amère expérience de division, de tragédie et de sang à un certain moment de notre histoire", soulignant qu'il "n'y a pas solution en dehors du dialogue, de la tolérance et de la concorde entre belligérants". "Aujourd'hui, une opportunité précieuse est offerte après que toutes les tribus fortes en Libye -prêtes à venir en Algérie- aient accepté l'intervention et la contribution de l'Algérie au règlement de la crise" dans ce pays, a précisé le président Tebboune, ajoutant "nous voulons rééditer l'expérience du Mali en Libye à travers l'encouragement de la création d'un Conseil national de transition en Libye et d'institutions de transition à même d'aboutir à des élections législatives réelles permettant la désignation d'un gouvernement par le Parlement...". "L'important est de mettre fin aux tueries des Libyens par des armes sophistiquées provenant de l'étranger et non plus celles laissées par de l'ancien régime et distribués au Sahel", a-t-il dit, ajoutant que "la Libye est aujourd'hui le théâtre d'un conflit idéologique, expansionniste et d'intérêts", a soutenu le Président Tebboune, ajoutant que "les Libyens souhaitent, à présent, vivre libres dans leur pays et profiter de ses richesses". A la fin de cette entrevue, le président de la République a réitéré son engagement à accorder périodiquement des entrevues aux médias nationaux en fonction des circonstances et des nouveautés, d'autant que "l'information juste permet d'éviter les fausses interprétations et les rumeurs", invitant les journalistes à accomplir leur devoir d'informer et à privilégier l'information au commentaire. "La liberté d'expression est l'un des fondements de la démocratie", a-t-il souligné. APS  


Une année de Hirak : un parcours militant singulier et salvateur pour l'Etat national

L’Algérie célèbre samedi l’an un du mouvement populaire décrit comme étant la plus grande et grandiose œuvre collective jamais réalisé par les Algériens unis revendiquant une nouvelle république autour des mêmes crédos et slogans scandés sans relache du les 52 vendredis depuis le 22 février.    Le mouvement populaire algérien pacifique appelé communément sous le label « Hirak » reste  inédit dans l’histoire moderne de l’humanité parce qu’aucun peuple n’a traversé autant de semaines, sans qu’aucune goutte de sang ne soit versée et sans sombrer dans la violence. Tarek Draoui revisite, pour la radio chaine 3, une année d’une chaude mobilisation pacifique et salvatrice de l’Etat nation qui continue à émerveiller la communauté internationale par sa persévérance, son pacifisme et son patriotisme.  


Une année de Hirak : un parcours militant singulier et salvateur pour l'Etat national

L’Algérie célèbre samedi l’an un du mouvement populaire décrit comme étant la plus grande et grandiose œuvre collective jamais réalisé par les Algériens unis revendiquant une nouvelle république autour des mêmes crédos et slogans scandés sans relache du les 52 vendredis depuis le 22 février.    Le mouvement populaire algérien pacifique appelé communément sous le label « Hirak » reste  inédit dans l’histoire moderne de l’humanité parce qu’aucun peuple n’a traversé autant de semaines, sans qu’aucune goutte de sang ne soit versée et sans sombrer dans la violence. Tarek Draoui revisite, pour la radio chaine 3, une année d’une chaude mobilisation pacifique et salvatrice de l’Etat nation qui continue à émerveiller la communauté internationale par sa persévérance, son pacifisme et son patriotisme.  


jeudi 20 février 2020

Belhimer appelle à l'accompagnement et à la réglementation de la presse électronique en Algérie

Le ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, Ammar Belhimer a relevé jeudi à Alger l'impératif accompagnement et organisation de la presse électronique afin de lui permettre de renforcer ses acquis dans ce domaine. Présidant l'ouverture de l'atelier dédié à la presse électronique, M. Belhimer a indiqué que la presse électronique en Algérie est un domaine naissant qui a besoin d’accompagnement et d'un développement sécurisé et organisé lui permettant de consolider les acquis en la matière et de moderniser en permanence l'innovation dans le domaine de la communication, un secteur stratégique, régalien, vital et lié à un sujet sensible, à savoir la production d’un contenu algérien présent en force dans le réseau. Dans ce cadre, le ministre a appelé les enseignants-chercheurs et les professionnels du Secteur, à enrichir la feuille de route du ministère de la Communication, pour avoir un "appui organisationnel et réglementer la presse électronique dans le cadre d’un nouveau mode de traitement impliquant l'association des compétences existantes dans la prise de toute décision". Rappelant que le nombre de sites électroniques d'information s'élevait à 150, dont 84 déclarés auprès du Ministère, le ministre a précisé que ce type de presse active dans un vide juridique, ce qui a créé une situation caractérisée de déséquilibre, a-t-il déploré. M. Belhimer a souligné, à ce propos, la nécessité de combler ce vide, de déterminer les critères "d’organisation et de réglementation de la presse électronique qui est désormais "un des moyens les plus prisés par les professionnels de la presse écrite en Algérie, au vu de ses avantages économiques et des informations instantanées qu’elle assure". APS


Révision de la Constitution: le projet sera prêt d'ici le début de l'été (Président Tebboune)

Le projet de révision de la Constitution sera "prêt au plus tard, d'ici le début de l'été", a affirmé mercredi le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, soulignant que le texte adopté par le Parlement sera ensuite soumis à un référendum "le plus tôt possible". "Nous aurons notre Constitution au plus tard d’ici le début de l’été, et nous ferons en sorte que le référendum se tienne le plus tôt possible", a-t-il déclaré dans un entretien accordé au quotidien français Le Figaro. Auparavant, le projet de révision de la Constitution fera l'objet de larges consultations auprès des acteurs de la vie politique et de la société civile. "Un premier document va être remis à près de 600 partis, associations, syndicats, corporations, etc. Ils auront un mois pour en débattre librement, et il reviendra ensuite vers le comité de rédaction", a-t-il précisé. Le 8 janvier dernier, le chef de l'Etat avait décidé de la création d'un comité d'experts chargé de formuler des propositions pour une révision constitutionnelle, pour concrétiser un des engagements qu'il a placés à la tête des priorités de son mandat à la présidence de la République, celui de l'amendement de la Constitution. "J’ai donné à des spécialistes des orientations et formulé des limites, celles qui touchent notamment à l’identité nationale et à l’unité nationale. Tout le reste est négociable", a-t-il souligné. Qualifiant la révision de la Constitution de "priorité des priorités", le Président Tebboune a affirmé que "la mouture finale sera soumise aux deux chambres du Parlement, puis à un référendum populaire". Le référendum est "déterminant pour obtenir une Constitution de consensus", a soutenu le chef de l'Etat, expliquant sa décision de soumettre le projet de révision de la Constitution au référendum par sa volonté de ne "pas imprimer sa propre vision au changement constitutionnel". En plus du processus de révision de la Constitution, engagé au début de l'année, le président de la République a annoncé l'ouverture du chantier de la révision de la loi relative au régime électoral. "Le deuxième chantier sera celui de la loi électorale, qui est censée parfaire nos institutions élues", a-t-il affirmé, faisant remarquer que "le nouveau Parlement sera amené à jouer un plus grand rôle, mais pour cela, il a besoin d’être assez crédible et ne souffrir d’aucun déficit de légitimité pour sa représentativité". Une des conditions sine qua none pour cela, a-t-il poursuivi, "c’est la séparation de l’argent de la politique". Evoquant les manifestations organisées, chaque vendredi, le président Tebboune a soutenu que même si "il y a encore,  tous les vendredis, une présence citoyenne dans la rue, les choses commencent à s’apaiser". Il a affirmé, à ce propos, que "de nombreux Algériens ont compris qu’on ne peut pas réformer, réparer, restaurer ce qui a été détruit pendant une décennie en deux mois". "J’ai prêté serment le 19 décembre. Mais j’accepte qu’on me demande d’aller plus vite, cela prouve que les gens ont l’espoir de changement", a-t-il ajouté. Il a estimé, dans ce contexte, que "le Hirak a obtenu pratiquement tout ce qu’il voulait : il n’y a pas eu de cinquième mandat, ni de prolongation du quatrième mandat, puis le président a démissionné. Les têtes les plus visibles de l’ancien système sont également parties, et la lutte a été engagée contre ceux qui ont mis l’économie à genoux". Pour lui, il "reste les réformes politiques", assurant qu'il en ai fait "sa priorité". "Je suis décidé à aller loin dans le changement radical pour rompre avec les mauvaises pratiques, moraliser la vie politique, et changer de mode de gouvernance", s'est-il engagé. Interrogé sur le véritable rôle de l’armée, le chef de l'Etat  a affirmé que celle-ci "accomplit ses missions constitutionnelles, elle ne s’occupe ni de politique, ni d’investissement, ni d’économie. Elle est là pour sauvegarder l’unité nationale, protéger la Constitution et les Algériens contre toute infiltration terroriste et toute tentative de déstabilisation du pays". "Vous ne trouverez aucune trace de son immixtion dans la vie du citoyen si ce n’est lors du service national", a-t-il ajouté. Il s'est dit, par ailleurs, ne pas se sentir "redevable" qu’envers le peuple qui l’a élu "en toute liberté et transparence". "L’armée a soutenu et accompagné le processus électoral, mais n’a jamais déterminé qui allait être le président. Si je me suis engagé dans la présidentielle, c’est parce que j’avais un arrière-goût de travail inachevé. Vous savez dans quelles circonstances j’ai quitté la primature", a-t-il expliqué au journal qui rappelle que  M. Tebboune avait été démis de ses fonctions, en 2017, moins de trois mois après sa nomination comme Premier ministre pour être parti en guerre contre les forces de l’argent. "Mon pays étant en difficulté, j’ai pensé pouvoir apporter un plus même si je savais que c’était un sacrifice pour ma famille et moi-même. C’est un devoir", a-t-il soutenu. La République doit avoir des fondements sains S'agissant de l'une des revendications du Hirak (mouvement de contestation populaire) relative à "un Etat civil, non militaire", le président Tebboune a précisé que "ce slogan date du 19 juin 1965", date d'arrivée au pouvoir du président Boumediene. Interrogé sur la neutralisation de la "mafia politico-financière" dont de nombreuses figures sont aujourd’hui en prison, le président de la République a affirmé que "la corruption et l’accumulation d’argent sale ne s’effacent pas avec du correcteur". "La tête de la mafia a été coupée mais pas le corps. De l’argent sale circule encore. Chaque jour, de nouveaux responsables, des pseudos hommes d’affaires se retrouvent devant la justice", a-t-il ajouté. Les fondements de l’Etat algérien, a-t-il poursuivi, "doivent être sains". Il a estimé, à ce titre, que "ce qui nous attend est bien plus grand que les travaux de Sisyphe". "Nous sommes en train de reconstruire, mais ça va prendre du temps. Aucun Etat moderne ne s’est bâti en une génération. La Ve république en France a commencé en 1958 du siècle passé ! Commençons par tracer les contours de notre nouvel Etat sur le plan constitutionnel, puis institutionnel, puis économique", a-t-il plaidé. Le chef de l'Etat a mis l'accent, par ailleurs, sur l'urgence de sortir l’Algérie de la dépendance aux hydrocarbures, estimant que cette "richesse divine épuisable", doit "générer des richesses plus durables". "L’Algérie regorge d’autres ressources dont la principale est sa jeunesse instruite. Ma génération est restée dans son carcan mais les jeunes sont en contact avec le monde entier. Des jeunes formés sur les bancs de l’école algérienne sont sollicités pour leur dynamisme et leur savoir faire, partout dans le monde, aux Etats-Unis, en Europe", a-t-il affirmé. Il a expliqué, à ce titre, que "c’est dans cet esprit universaliste et par une compétition saine et moderne que nous allons construire un nouvel édifice économique basé sur la valorisation de la production nationale, l’économie de la connaissance et la transition énergétique". Selon le président de la République, "dans cet édifice, les start-up, TPE et PME seront une pierre angulaire". "Nous allons aussi réfléchir à mieux valoriser nos produits agricoles sans seretrouver dans des cycles irrationnels de surproduction et de pénuries", a-t-il indiqué, regrettant que l’Algérie soit "vue par ses partenaires comme un grand marché de consommation". "Nos maux viennent de l’importation débridée, génératrice de surfacturation, une des sources de la corruption favorisée par de nombreux pays européens où se faisaient la bancarisation, la surfacturation, les investissements de l’argent transféré illicitement. Cela a tué la production nationale", a-t-il affirmé. Il a annoncé, à l'occasion, l'arrêt de l’importation de kits automobiles. "L’usine Renault qui est ici, n’a rien à voir avec celle qui est installée au Maroc. Comment créer des emplois alors qu’il n’y a aucune intégration, aucune sous-traitance ?", s'est-il interrogé. A propos de l'article 63 (anciennement 51) de la Constitution qui prive l'Algérie de nombreuses compétences en empêchant les binationaux d'accéder aux hautes fonctions de l'Etat, le président a précisé que "cet article va être changé". "L'immigration d'origine algérienne à l'étranger a toute sa place ici, et nous œuvrons pour qu'il n'y ait plus de séparation entre les citoyens émigrés et ceux qui sont restés au pays. Ils ont les mêmes droits et possibilités. Qu'ils soient momentanément ou définitivement à l'étranger, leur pays d'origine demeure l’Algérie, et ils y sont les bienvenus", a-t-il affirmé. Le chef de l'Etat a, toutefois, indiqué que "certains postes, ultrasensibles, qui touchent à la sécurité nationale, ne peuvent pas être ouverts à n'importe qui". Concernant la relation mémorielle entre l'Algérie et la France, le Président Tebboune a affirmé avoir eu quelque contacts avec son homologue français, Emmanuel Macron, qui "essaye, a-t-il dit, de régler ce problème qui empoisonne les relations entre nos deux pays", relevant que "parfois il est incompris, et parfois il fait l'objet d'attaques virulentes de la part de lobbies très puissants". "Il y a un lobby revanchard, qui rêve du paradis perdu, parle trahison de De Gaulle et je ne sais quoi encore. Notre indépendance a presque 60 ans. Il est quand même bizarre que l'Algérie revienne encore dans presque toutes les actualités politiques françaises! Et quand on en arrive à écrire une loi qui glorifie la colonisation, on est loin de ce que nous attendons", a-t-il fait observer. Pour des relations sereines avec la France Le chef de l'Etat a indiqué que l'Algérie est pour des "relations sereines avec la France, fondées sur un respect mutuel", estimant qu'"à un certain moment, il faut regarder la vérité en face. Un premier pas est de reconnaître ce qui a été fait, le deuxième pas est de le condamner". Pour le Président Tebboune, "il faut du courage en politique". Mais il y a un autre lobby (le Maroc NDLR), dont toute la politique repose sur l'endiguement de l'Algérie, et qui est présent en France". "C'est un lobby, aux accointances économiques et sociales, qui a peur de l'Algérie. Même quand l'Algérie intervient pour proposer des règlements pacifiques à des crises, ce lobby tente de s'immiscer sous prétexte qu'il est également concerné", a-t-il fait observer. Interrogé sur les efforts que doit fournir l'Algérie pour ne pas exploiter politiquement une rancœur vis-à-vis de la France, il a répondu " de notre côté, il n'y a pas de rancœur". "Il y a des réactions aux actions de haine, de xénophobie et d'islamophobie qui se manifestent de l'autre côté. C'est ce que j'ai expliqué au président Macron", a-t-il expliqué. Le chef de l'Etat a fait savoir, à ce propos, que "les Algériens ne veulent pas que l'on s'occupe de leurs affaires", en s'interrogeant "comment peut-on suggérer une période transitoire à l'Algérie ou s'immiscer dans le choix de son peuple?". "Il revient aux Algériens seuls de régler cette affaire. Et il appartient aux autres d'admettre que nous somme viscéralement jaloux de notre souveraineté chèrement reconquise", a-t-il précisé. "Et quand je vois des jeunes, sous l'œil passif, sinon complice, de la police française, malmener des personnes âgées qui viennent dans leur consulat voter à la dernière présidentielle algérienne. Est-ce que l'on est dans un pays réellement démocratique?", s'est-il interrogé également, rappelant que "beaucoup d'Algériens en France voulaient aller voter, mais ils ont eu peur. Pour nous, l'affaire n'est pas enterrée. L'enquête continue". Par ailleurs, concernant la situation au Mali et si la France cherchait le soutien de l'Algérie, le président de la République a indiqué que "le président Macron oui, ses prédécesseurs non. Si on nous avait laissé faire, il y a longtemps que le problème malien aurait été réglé", a-t-il affirmé, soulignant que l'Algérie "n'a cessé de présenter des solutions aux Maliens depuis 1962". "Ce sont des frères. Leurs problèmes sont nos problèmes. L'accord d'Alger était presque parfait. C'était la seule voie possible pour que le sud du Mali intègre le nord dans ses structures et institutions. Mais la France officielle a voulu régler le problème militairement", a-t-il fait observer. "Nous nous sommes retirés et voyez ce qui se passe sur le terrain", a relevé M. Tebboune, en  rappelant que "les solutions militaires n'ont jamais réglé les problèmes, bien au contraire, dans notre cas, ils compliquent les situations et servent d'appel d'air aux terroristes", en insistant sur la nécessité de "revenir à l'accord d'Alger". Quant au G5 Sahel, le Président Tebboune a indiqué que cette force "n'a pas les capacités militaires pour lutter efficacement contre le terrorisme". Sur la crise libyenne, le chef de l'Etat a rappelé que l'Algérie, dès 2011, a dit que "ce n'est pas ainsi que l'on règle les problèmes", ajoutant que "si Kadhafi pose problème, c'est à ses citoyens de décider de son sort". "Aujourd'hui, il faut pousser les Libyens à dialoguer et à reconstruire leur Etat", a-t-il souligné. "Si nous sommes habilités par le conseil de sécurité de l'ONU, nous sommes capables de ramener la paix rapidement en Libye, car l'Algérie est un médiateur sincère et crédible, accepté par toutes les tribus libyennes", a affirmé le président de la République. Il a soutenu, en outre, qu'"il ne faut pas faire des guerres par procuration, il faut s'engager à ne pas vendre des armes et cesser de faire venir des mercenaires", ajoutant que l'Algérie "fournit aux Libyens de la nourriture et des médicaments et non des armes pour s'entretuer". "Si la désintégration de la Libye se poursuit, d'ici à un an, un an et demi, l'Europe et la Méditerranée auront une nouvelle Somalie à leurs frontières avec des conséquences certaines sur leur stabilité et leur sécurité", a-t-il averti. "La chance actuelle de la Libye est que ses grandes tribus n'ont pas pris les armes. Elles sont toutes prêtes à venir en Algérie pour forger ensemble un avenir commun", a fait savoir M.Tebboune. "Nous sommes les seuls à proposer des solutions saines et désintéressées. On ne nous laisse pas faire. Pourtant, l'Algérie n'a aucune visée hégémonique, ou visée sur les richesses de ce pays frère qui nous a ouvert ses portes pendant notre guerre de libération", a-t-il fait remarquer.  


Classement Fifa : l'Algérie stagne à la 35e place

La sélection algérienne de football, s'est maintenue au 35e rang du classement FIFA du mois de février, publié jeudi par la Fédération internationale de football (FIFA) sur son site officiel. L'équipe nationale reste sur deux victoires de rang en qualifications de la Coupe d'Afrique des nations CAN-2021, contre respectivement la Zambie (5-0) à Blida et le Botswana (1-0) à Gaborone pour le compte des deux premières journées du groupe H, disputées en novembre 2019. Au niveau africain, les joueurs de Djamel Belmadi sont logés à la quatrième position, derrière respectivement le Sénégal (20e), la Tunisie (27e) et le Nigeria (31e). Concernant les prochains adversaires des "Verts" au 2e tour des éliminatoires du Mondial 2022, le classement s'établit comme suit : Burkina Faso (59e), Niger (112e), et Djibouti (184e). "Peu de matches ayant été disputés au cours du premier mois de l’année, rares sont les mouvements dans le premier Classement mondial FIFA 2020. Avec seulement 15 matches joués depuis le classement de décembre, dont deux à la toute fin 2019, il est presque logique que le Top 20 demeure inchangé, la Belgique occupant toujours la première place, talonnée par la France et le Brésil", écrit la Fifa. Dans le Top 50 en revanche, quelques évolutions sont à noter : le Pays de Galles (23e, moins 1) et le Paraguay (41e, moins 1) perdent chacun une place, tandis que le Ghana (46e, plus 1) monte lui d’un rang. La Palestine (103e, +3) s’octroie quant à elle le titre de meilleure progression du mois, grâce notamment à ses succès enregistrés lors de la coupe Bangabandhu, qui lui permettent de dépasser l’Estonie, Trinité-et-Tobago, le Mozambique et le Kenya. Le prochain Classement mondial sera publié le 9 avril 2020. Top 10 africain : 1- Sénégal (20e au niveau mondial) 2- Tunisie (27e) 3- Nigeria (31e) 4- Algérie (35e) 5- Maroc (43e) 6- Ghana (46e) 7- Egypte (51e) 8- Cameroun (53e) 9- Mali (56e) -- RD Congo (56e).  


Médicaments : des textes d’application de la loi sanitaire seront adoptés avant juillet 2020

«Actuellement, nous sommes, avec nos partenaires et le ministère de tutelle,  en phase de préparation de textes d’applications concernant le monde de la pharmacie et du médicament en Algérie», a annoncé, ce jeudi, Massoud Belambri, président du SNAPO (Syndicat national des pharmaciens d’officines) qui précise que ces textes seront finalisés et adoptés «avant juillet 2020».   S’exprimant dans l’émission L’Invité de la rédaction de la radio Chaine 3, le président du SNAPO a fait savoir qu’«un décret exécutif concernant les établissements pharmaceutiques est en cours de finalisation».     «C’est avec l’adoption de ces textes qu’on aura du changement», explique-t-il tout en soulignant que ce «changement viendra d’une manière graduelle et non pas du jour au lendemain». Au sujet du changement à la tête de la République, M. Belambri s’est montré optimiste. «Nous sommes en phase de transition et on peut espérer des changements effectifs sur le terrain», déclare-t-il.


Le Président Tebboune accorde des entrevues à des médias nationaux et étrangers

Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a accordé des entrevues à des médias nationaux et étrangers portant sur les différentes questions nationales et internationales. Outre l'entretien accordé au Figaro, publié ce mercredi, une entrevue télévisée sera diffusée jeudi à partir de 20H30 sur les chaines publiques et privées ainsi que sur les ondes de la Radio. Vendredi, une interview accordée à la Télévision Russia Today Arabic sera diffusée à partir de 21H00.


Réunion du gouvernement : Belhimer présente la stratégie de communication gouvernementale

Le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Ammar Belhimer, a présenté mercredi, lors d'une réunion du gouvernement, la stratégie de communication gouvernementale, indique un communiqué des services du Premier ministre. "Abordant la problématique sous différents angles, la présentation s’est attachée à définir le contexte, les principes, les acteurs ainsi que les outils devant être pris en ligne de compte dans la mise en place de la stratégie de communication appelée à accompagner la mise en œuvre du Plan d’action du gouvernement approuvé par le Parlement", précise la même source. Intervenant à l'issue de l'exposé, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a rappelé "la volonté du gouvernement de développer une vision qui intègre le contexte particulier que traverse le pays. Un contexte qui tient compte d’un environnement politique historique marqué par l’empreinte du Hirak populaire et de la dynamique qui en est issue, par une opinion publique avide de changement et par une demande populaire pressante pour une information objective et transparente". S’attardant sur le rôle assigné au porte-parole du gouvernement, le Premier ministre a insisté notamment sur "le soin à apporter dans le choix des outils de la communication politique pour les besoins de visibilité de l’action gouvernementale ainsi que sur les moyens à mettre en œuvre dans le cadre de la communication institutionnelle destinée à crédibiliser et à renforcer la relation administration publique/citoyens".  


mercredi 19 février 2020

Ali Mabroukine, professeur en droit pénal des affaires : «il faut renforcer le pouvoir des chambres régionales»

«La marge de manœuvre budgétaire et financière du gouvernement est très étroite, par conséquent le gouvernement a besoin d’instaurer un minimum de transparence et de contrôle sur le mouvement des fonds», a déclaré, ce mercredi, le professeur en droit pénal des affaires, M. Ali Mabroukine.   Reçu dans l’émission L’invité de la rédaction de la radio Chaine 3, le spécialiste en droit pénal estime que «c’est la première fois depuis l’indépendance de l’Algérie qu’on montre une volonté politique d’instaurer un maximum de transparence dans la vie publique et l’utilisation des fonds publics». Prenant acte des décisions du président de la République, M. Mebroukine se montre plutôt optimiste et salue cette «volonté et cette détermination, qui selon lui, ne failliront pas au cours des années à venir». L’Invité de la Chaine 3, recommande, entre autres, le «renforcement du pouvoir des chambres régionales afin d’assurer la traçabilité de toutes les opérations réalisées sur des fonds publics».   


mardi 18 février 2020

Tour d'Algérie de cyclisme: sept étapes au programme de l'édition 2020

Sept étapes, dont un contre-la-montre à Tiaret, sont inscrites au programme du Tour d'Algérie 2020 cycliste (TAC), prévu du 4 au 10 juillet entre Alger et Oran, a-t-on appris mardi auprès de la Fédération algérienne de la discipline (FAC). La première étape se déroulera entre Zéralda (Alger) et Ténès (Chlef), et sera suivie de la 2e étape entre Chlef et Tiaret, où se déroulera un contre-la-montre (3e étape). La 4e étape aura lieu entre Tiaret et Mostaganem, puis ce sera au tour de la 5e étape entre Mostaganem et Sidi Bel-Abbès, avant de laisser place aux deux dernières étapes, respectivement Sidi Bel-Abbès - Tlemcen et Tlemcen - Oran. "L'arrivée à Oran se fera le 10 juillet à Sant-Cruz", a-t-on détaillé de même source, en annonçant que le choix de Zéralda - Ténès pour la première étape n'est pas définitif, puisque les organisateurs pourraient opter pour une première étape entre Blida et Chlef. Une question qui sera tranchée "prochainement", a-t-on précisé. Outre ce TAC, le cyclisme algérien organisera trois autres compétitions internationales, dont deux majeures. Il s'agit du championnat d'Afrique de vélo tout-terrain (12-18 avril, à Batna) et la Coupe d'Afrique des nations (12-17 juillet, à Oran), alors que la troisième compétition internationale qui sera abritée par l'Algérie sera le Grand Prix de la ville d'Alger, prévu le 3 juillet prochain. APS


Ammar Belhimer : il faut renforcer le lien entre une mobilisation sociale et populaire permanente avec la représentation politique

Le changement «c’est la rupture avec un état de fait qu’il faut évaluer préalablement», déclare Amar Belhimer, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement sur les ondes de la radio Chaine 3. Le plan du gouvernement, selon lui, est venu pour sortir le pays de ce «champ de mines et de ruines». Sur le plan politique, M. Belhimer qui s’exprimait dans l’émission l’Invité de la rédaction dit que «l’Etat algérien était dans un état de délabrement total et heureusement que le hirak béni à pris conscience de l’état d’effondrement avancé des institutions de la République». A cet état de fait, le ministre ajoute la «crise d’un modèle de représentation déjà précaire» qui caractérise l’Etat. «Précaire, parce qu’il remonte à la Constitution de 1989, secouée par plusieurs crises et parce que plus récemment encore, ce modèle [de représentation politique] est aggravé par un double facteur : Une allégeance de type féodal… et l’intrusion de l’argent sale sur la scène politique», analyse-t-il.  Sur le plan social, le président Tebboune a hérité «de très fortes inégalités sociales qui ont cassé le climat de confiance», alors que sur le front économique «les mécanismes de la concurrence ont été battus en brèche par une oligarchie qui s’est installée dans le monopole et dans d’autres dérives à caractère économique, ce à quoi s’ajoute naturellement une instabilité législative». Renforcer le «lien entre une mobilisation sociale et populaire permanente avec la représentation politique» «Si vous ne changez pas de mode de gouvernance, il ne sert à rien d’emprunter ou d’injecter de l’argent», dit-il.  C’est pour cela que «le plan d’action du gouvernement place l’équation politique au premier rang des chantiers ouverts», affirme l’invité de la rédaction qui explique que «la crise en Algérie est d’essence politique avant d’être économique et financière». Concrètement, explique M. Belhimer, la démarche du gouvernement vise «à réhabiliter les institutions de l’Etat, fortement menacées par 20 ans de gabegie», en insistant, particulièrement, sur la nécessité de «renouer avec le système de suffrage universel et de couper la relation entre l’argent et l’exercice du pouvoir». «Il faut mettre en place un système de gouvernance représentatif qui associe démocratie participative et démocratie représentative» par le renforcement du «lien entre une mobilisation sociale et populaire avec la représentation politique», développe-t-il.    


lundi 17 février 2020

Le président Tebboune reçoit les walis de la République

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu lundi après-midi les walis de la République. L'audience s'est déroulée au siège de la présidence de la République en présence du Premier ministre, Abdelaziz Djerad, du ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, Kamel Beldjoud, et du Médiateur de la République, Karim Younes. Cette audience intervient à l'issue de la réunion gouvernement-walis, tenue dimanche et lundi au Palais des nations et au Centre international des conférences. APS


Clôture de la rencontre gouvernement-walis : la gestion par objectifs des collectivités locales et la digitalisation de l’administration recommandées

La nécessité d'adopter une nouvelle approche privilégiant un mode de gestion à objectifs des collectivités locales ainsi que la généralisation de la digitalisation de l’administration ont été recommandées lundi à Alger à la clôture de la rencontre gouvernement-walis. Ces recommandations ont été suggérées à l’issue des ateliers ayant planché sur plusieurs thématiques durant les deux jours de cette rencontre dont la cérémonie de clôture a été présidée par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad. Les participants à l'atelier sur le thème "Améliorer la vie du citoyen" ont appelé à adopter "l'approche d’une gestion à objectifs dans le but d'améliorer le cadre de vie du citoyen et d'accentuer la relance économique", soulignant la nécessité de mettre en place un "plan de développement local, à même de servir de plan stratégique pour le développement à court et à moyen terme". Les recommandations de cet atelier ont aussi suggéré d'adopter des dispositions législatives "plus claires" et "plus strictes" pour amener les collectivités locales à préparer, dans les meilleures conditions, leurs plans de développement. Il s’agit aussi de mettre en place les mécanismes nécessaires afin d'aboutir à une banque de données d'indicateurs économiques et sociaux et de numériser en même temps la base de données relative aux besoins et préoccupations des citoyens. Ils ont aussi appelé à adopter une vision économique créatrice de richesses et d'emploi, tout en encourageant le partenariat entre les secteurs public et privé ainsi que l'université et les instituts de recherche. Les participants à l'atelier ont appelé en outre à "clarifier la responsabilité des différentes parties au niveau local et à conférer un rôle plus important aux élus", soulignant la nécessité de "renforcer la décentralisation et impliquer les citoyens à la prise de décision". Les participants à cet atelier ont insisté sur la création d'un mécanisme pour le financement des programmes de développement local ainsi que la recherche de mécanismes nouveaux à même d’améliorer le recouvrement des impôts. Concernant l'autre atelier intitulé "La digitalisation et l'intelligence collective, leviers d'un nouveau service public local", les recommandations ont porté notamment sur la mise en place d'une nouvelle politique relative à l'amélioration de la qualité du service public et la généralisation de la numérisation de l'administration locale. Il a été ainsi proposé la mise en place d’un cadre législatif et réglementaire favorable à une gestion moderne et intelligente du service public local, et de lancer, en parallèle, un programme de modernisation des collectivités locales visant à édifier une administration électronique. L'objectif de la numérisation tous azimuts des services des collectivités locales consiste à permettre aux citoyens de retirer les documents de l'état civil en ligne et de mettre un terme aux "pratiques et lourdeurs bureaucratiques". Il a été aussi recommandé d'accélérer le processus de digitalisation en vue de parvenir à une administration dématérialisée avec zéro papier. Il s'agit aussi de parvenir, à travers la digitalisation à la "mutualisation et la rationalisation" des investissements en matière de digitalisation des prestations de service public. La mise en place d'un environnement favorable au développement des startups qui interviennent dans le domaine des services publics locaux a été également suggérée avec l’objectif de formuler des solutions intelligentes et innovantes visant l'amélioration de la qualité des services offerts aux citoyens, a-t-on encore expliqué. Il a été également mis en avant la nécessité d'organiser des formations au profit des personnels des collectivités locales dans de domaine des nouvelles technologies et de procéder au recrutement d'un personnel qualifié. Les recommandations ont porté en outre sur l'impératif pour les collectivités locales de créer des cellules de veille et d'écoute, en ligne, de manière à s'adapter aux mutations de la société connectée. Pour ce qui est du volet relatif à la sécurité routière, les participants à l’atelier "La mobilité et la sécurité routière", ont relevé que le facteur humain demeurait la cause principale de 90% des accidents de la circulation, alors que 10% concernent l'état des routes et des véhicules. A cet effet, ils ont recommandé de revoir la qualification des formateurs (moniteurs des auto-écoles), et faire montre davantage de rigueur et de fermeté dans la délivrance des permis de conduire, notamment pour les chauffeurs des véhicules poids-lourds et de transport en commun. La révision à la hausse des amendes des contraventions a également été recommandée de manière à dissuader les conducteurs à s’adonner à l’excès de vitesse, préconisant en outre de soumettre de manière régulière les conducteurs des transports publics à des tests psychologiques. Le même atelier a, en outre, suggéré de réduire la période de contrôle technique des véhicules et surtout d'imposer un cahier des charges rigoureux quant à l'acquisition des véhicules et des pièces de rechanges, lesquelles doivent être d’origine. A cet effet, le concours des services des Douanes et d’un laboratoire de contrôle a été recommandé afin d’éviter que le marché national soit inondée de pièces de rechange contrefaites. En ce qui concerne le volet infrastructure, l'entretien des routes ainsi que la généralisation et la modernisation de la signalisation routière ont été recommandés de même que la suppression des intersections et carrefours dangereux. Les participants ont, également, recommandé de généraliser à d’autres villes et quartiers le métro et le tramway ainsi que les chemins de fer de manière à dissuader les automobilistes à utiliser leurs véhicules personnels et réduire ainsi le risque d’accidents de la circulation. APS


Karim Younes nommé médiateur de la République

L'ancien coordonnateur de l'Instance nationale de dialogue et de médiation (INDM), Karim Younes a été nommé, lundi, médiateur de la République par le président de la République, Abdelamdjid Tebboune. Cette nomination intervient suite à l'audience qu'a accordée le chef de l'Etat à Karim Younes. Né le 1er janvier 1948 à Béjaia, Karim Younes est un homme politique et écrivain dont œuvre comprend plusieurs ouvrages sur l'histoire contemporaine de l'Algérie. Licencié de français de l’Université d’Alger en 1978, il a été président de l'Assemblée populaire nationale (APN) de juin 2002 à juin 2004. Il a été secrétaire d’Etat puis ministre de la Formation professionnelle de juin 1997 à mai 2002.(APS)