dimanche 8 décembre 2019

Le représentant du candidat Abdelkader Bengrina : nous ne voulons plus d’une Constitution « taillée sur mesure pour un monarque »

Ce dimanche, c’était au tour d’un membre de la direction de campagne du président du Mouvement El-Binaa, Abdelkader Bengrina, candidat à la présidentielle du 12 décembre, de venir présenter à la Radio Algérienne, le programme de celui-ci.   Accueilli à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3, M. Hocine Salah indique d’emblée que l’une des toutes premières actions à laquelle va s’atteler M. Bengrina, au cas où il est élu, consistera à remanier, « dans le fond », la Constitution. Il explique que le pays a, jusqu’à présent, eu une Constitution « taillée sur mesure pour un monarque et non pas pour un président », le souhait du parti qu’il représente étant, fait-il savoir, d’en édicter une autre consacrant la séparation des pouvoirs, donnant la pleine liberté à la Justice et rendant le chef du Gouvernement redevable devant le Parlement. Selon l'invité, l’autre changement promis par le candidat du Mouvement El-Binaa va consistera à donner un « vrai statut » à l’opposition dont faisait partie El Binaa qui, explique-t-il, « à travers le système mis en place, n’a pas pu faire entendre la voix du peuple ». M. Hocine Salah signale, par ailleurs, que l’autre volet que s’attachera à faire M. Bengrina est celui du strict respect du principe d’immunité. Que l’on soit président de la République, parlementaire, ministre ou simple citoyen, en cas de manquements, assure-t-il, « face à la justice on est tous pareils ». Il annonce qu'au cas où M. Bengrina est porté à la magistrature suprême, il envisage de réduire le pouvoir présidentiel en le partageant avec l’opposition et le Parlement et que de ce fait « il ne sera plus considéré comme le premier magistrat du pays. Non responsable du gouvernement, poursuit-il, celui-ci aura pour mission, dit-il, de garantir la sécurité nationale et de donner les orientations sur les relations de l’Algérie avec l’étranger. Déclarant, d'autre part, comprendre les réticences de certains nationaux à aller exprimer leur choix le 12 décembre prochain, M. Hocine Salah s’interroge de savoir « quelle serait alors la solution s’il n’y a pas d’élection ? » « Nous aussi, déclare-t-il, on ne veut pas de Bedoui, ni de ce président temporaire qui a duré pendant neuf mois ». Pour lui, c'est l'urne seule « qui pourra décider de l’avenir du pays ».   


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