mardi 24 décembre 2019

L’analyste politique, Ramdane Hamlat : Ahmed Gaïd Salah voyait en l’Algérie une « ligne rouge » que des puissance étrangères ne devaient pas franchir

Le général-major, Ahmed Gaïd Salah, décédé lundi, a de tout temps été au service de la Nation et pas seulement au service de l’Armée nationale, dont il a, par ailleurs, contribué à la modernisation, en l’équipant de moyens de défense de dernière génération. S’exprimant, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, l’analyste politique, Ramdane Hamlat, confie que cet officier de haut rang avait eu l’opportunité, au début du Hirak », de se placer à la tête du pays, à l’exemple de l’actuel chef de l’Etat Egyptien, « mais il a refusé ». Celui-ci rappelle qu’en réponse aux revendications du mouvement de contestation populaire, le défunt vice-ministre de la défense a fait activer la justice pour mettre aux arrêts et juger quelque 1.000 cadres impliqués dans des détournements de biens de l’Etat, parmi lesquels figurent de hauts responsables politiques, jusque là « intouchables ». De la stabilité de l’Algérie, l’intervenant qui a longtemps servi sous les ordres de l'ancien chef d'Etat-Major de l'ANP, déclare que celle-ci a, de tout temps, été la « priorité », de ce dernier,  de même, indique-t-il, qu’elle était perçue par lui, comme « une ligne rouge » que les puissances cherchant à s’ingérer dans ses affaires intérieures ne devaient jamais dépasser. A propos de ce dernier point, l’invité observe que les tentatives de ces puissances pour déstabiliser l’Armée Algérienne datent de « très loin », plus précisément, dit-il, dans le courant des années sombres de 90, mais, ajoute-t-il, « elles n’ont jamais réussi ». L’ANP, tient-il encore à souligner, outre qu’elle a « démontré ses capacités en matière de gestion de crise », est une armée soudée, disciplinée, aguerrie, s’inspirant, de l'exemple de la guerre de libération, « que personne, ajoute-t-il, ne pourra infiltrer « pour la disloquer ou la déstabiliser ».    Evoquant, d’autre part, le parcours du général-major, Saïd Chengriha, nommé chef d'Etat-Major de l'ANP, en remplacement d’Ahmed Gaïd Salah, il dit de lui que pour avoir fait une longue carrière au sein de l’institution militaire, il possède d’énormes capacités l’amenant à prendre ses décisions « au moment qu’il faut ».                


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