dimanche 1 décembre 2019

Ahmed Bensaada, enseignant à l’Université d’Oran : Il est impossible que l’Algérie ne soit pas la cible des ‘’exportateurs de la démocratie’’

Auteur de divers ouvrages, dont l’un est intitulé « Arabesque », Ahmed Bensaada assure relever des « similitudes » entre la situation politique que vit présentement l'Algérie et les printemps Arabes. Il dit y voir d’une « technique » ayant déjà pris sa source dans les « révolutions colorées » observées, par le passé, dans les pays de l’Est. Accueilli, dimanche, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, cet enseignant à l’Université d’Oran voit dans ces « révolutions » une manière de changer des régimes d’une manière « soft ». Pour lui, il « est impossible » que l’Algérie ne soit pas visée par ceux qu’il appelle les « exportateurs de la démocratie ».          A propos de l’application de ces « techniques », il relève celles observées en Algérie où l’« on a vu ce qu’on n’avait pas l’habitude de voir : des femmes « distribuant des fleurs aux agents de l’ordre ».   Pour ce chercheur à l’Ecole polytechnique de Montréal, cette « technique de non violence » permet de donner une image positive de la jeunesse. « On l’a vue, déclare-t-il, en Tunisie, en Egypte, au Yémen et en Algérie aussi ». Citant un manipulateur d’opinion Serbe affirmant que si une personne  sympathise avec les forces de l’ordre, « c’est que quelqu’un y a pensé », il en conclut que l’on ne peut, « du jour au lendemain, avoir des comportements sociaux différents d'un comportement normal ». Pour cet intervenant, « normalement, on ne donne pas de fleurs à des policiers, on ne leur donne pas d’eau, on ne balaie pas les rues ». Tout cela, ajoute-t-il, fait partie de l’arsenal des 199 méthodes théorisées par les spécialistes de manipulation de foules. A travers les manifestations populaires observées dans le pays, le Dr. Bensaada, releve un aspect positif pour l’Algérie. Des analyses développées auparavant, il tient même à dire qu’il dit n’est pas contre le Hirak. Pour l’auteur d’une étude sur ‘’Le rôle des Etats-Unis dans les soulèvements Arabes’’, s’il y a des manifestations, c’est qu’il y a des problèmes sérieux de démocratie, d’égalité de chance, de hogra, sauf, tempère-t-il, « qu’il y a aussi de la manipulation ». Des exemples de soulèvement populaires observées auparavant dans certains pays Arabes, en particulier, l’invité juge finalement « impossible » que l’Algérie n’y soit pas elle-même visée.


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