lundi 21 octobre 2019

Le président du Reage dénonce le peu d’intérêt manifesté vis-à-vis des cadres, chercheurs et chefs d’entreprises Algériens à l’étranger

A un moment où l’Algérie se trouve enfoncée dans une crise politique aigüe, doublée d’une situation économique délicate, en quoi la diaspora Algérienne établie à l’étranger, forte de 7 millions de membres, dont 600.000 cadres, pourrait-elle contribuer à la sortir de l’ornière ? S’exprimant, lundi, à l’émission l’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio, le président du Réseau des Algériens diplômé des grandes écoles (REAGE) estime que cette dernière ne peut faire « ni plus, ni moins » que ce que font les autres communautés expatriées d’autres pays. Signalant que nombre d’Etats ont développé avec succès des liens étroits de coopération avec leurs concitoyens à l’étranger, M. Fatah El Ouazani rappelle que la diaspora Algérienne, avec ses 600.000 cadres, chercheurs, universitaires et chefs d’entreprise est dotés de capacités d’investissement et de décision susceptibles d’être mises au service de son pays. Amer, il constate que ce « levier stratégique de développement » reste encore ignoré.   L’intervenant explique, d'autre part, le peu d’investissements productifs des membres de cette communauté dans leur pays, par l’absence d’un cadre institutionnel, ajouté, dit-il, par une confiance qui s’est, peu à peu « érodée » par suite des promesses non tenuyes de politiques et en dépit de l’organisation de forums, d’universités d’été, lesquels n'ont jamais été suivis d’effets. Se faisant le porté parole de la « frustration » de ces derniers, M. El Ouazani déplore, en outre, l’absence latente en Algérie, d’interlocuteurs, de mécanismes,  et de dispositifs, pouvant être mis à la disposition des membres de la diaspora désireux d'investir ou de représenter leur pays à l’étranger. Pour l’invité, il y a lieu de sortir de cette situation, en s’inspirant des exemples d’autres pays, tels la Chine ou l’Inde, lesquels ont reconnu l’apport important qu’a constitué l’apport de leurs ressortissants à l’étranger dans leur développement.  


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