vendredi 5 juillet 2019

Marche pacifique – vendredi 20 : rendez vous avec l’histoire et l’espoir grandissant

Grandiose est la marche du vendredi 20. Entre le double anniversaire du 5 Juillet et les deux discours prononcées la veille respectivement par MM. Abdelkader Bensalah et Ahmed Gaïd Salah respectivement Chef de l'Etat et le chef d'Etat major. Les marcheurs battaient le pavé dans toutes les villes d’Algérie pour ressusciter à l'occasion la joie et la fierté populaire d’une nation qui a combattu pour son honneur et sa souveraineté et célébrer à l’occasion le mémoriel anniversaire de l’Indépendance. Brandissant l’emblème national omniprésent, les Algériens, qui bravaient un soleil estival torride sont descendus pour le 20ème vendredi consécutif en familles dans la rue pour fêter aussi des acquis du hirak et marquer, encore une fois, par leur détermination, une présence inédite dans l’union et revivre les sensations d’une mobilisation, qui a étonné les habitants du monde par son caractère pacifique, jamais vécue depuis 1962 quand Algériens de tout bord ont scandé « sept ans barakat » face à la crise politique d’un été algérien. Après 20 ans de règne passées sous le joug de la corruption et de ses corrupteurs (1999-2019), les Algériens se sentent enfin libérés depuis le 22 février et se mobilisent - chaque vendredi - pour libérer l’Algérie, moult fois martyrisée, par ceux-là même qui l'ont gouvernée par des pratiques, pour le moins, malsaines et indécentes au dépens d’un peuple pacifique qui aspirait au meilleur. Il faut dire que le hirak a fait pression pour l'empêchement du cinquième mandat à Bouteflika et avorté la présdeintielle du 4 juillet ainsi l'instruction des affaires liées à des cadres suppérieurs de l'Etat dont deux premiers ministres cloués à la prison d'El Harrach où croupillent également des hommes fort de l'ancien régime.  En ce vingtième vendredi les protestataires réitèrent leur désire pour un changement radical du système de gouvernance, l’éviction de tous ses symboles et une justice équitable contre tous ceux qui ont arnaqué le pays par de faux discours, de fausses promesses et par le faux et usage de faux. A Alger, une marrée humaine à densité de jeunes clament encore et toujours de vrais changements pour une Algérie nouvelle, constate Lotfi Sid pour la radio chaine.  


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