vendredi 7 juin 2019

Réactions au discours du chef de l’Etat : la classe politique partagée entre scepticisme et « oui, mais »

La réaction de la classe politique ne s’est pas fait attendre. La radio chaine 3 a tendu le micro à des acteurs politique ou représentant la société civile pour exprimer leurs positions vis-à-vis de la teneur du 3ème discours du chef d’Etat depuis sa désignation aux commandes de la République. Propos recueillis par Chakib Benzaoui de la radio chaine 3. Si Belkacem Sahli de l’ANR et Si Afif du FLN ont favorablement accueilli le discours de Abdelkader Bensalah et partagent son appel à un dialogue inclusif, d'autres acteurs du paysage politique ont signifié du scepticisme quand à la concrétisation d'actions réelles vers une vraie issue de crise consensuelle. L’ANR est pour un dialogue responsable, réaliste et constructif. Il réitère son appel à toutes les forces politiques, la société civile et les représentants du hirak pour fructifier cette occasion et mettre en avant l’intérêt de la nation. Pour le FLN, il est clair que le discours de jeudi offre même des garanties d’aller vers des présidentielles transparentes et démocratiques via un dialogue pour asseoir les garanties requises et souhaitées par tous. Pour Jil Jadid, « il faut aller concrètement et vite vers un dialogue dont l’annonce est faite précédemment et sans perte de temps ». Djilali Sofiane estime que le discours de Bensalah parle de dialogue mais rien de concret, appelant le pouvoir à donner vie à cette commission prônée et engager un dialogue franc et ouvert. Pour le porte-parole de RAJ, Abdelouahab Fersaoui, ce discours « ne répond pas aux aspirations du peuple estimant qu’il ne porte aucune proposition concrète pour une solution de crise ». Cela, ajoutera-t-il, prouve encore une fois une fuite en avant du pouvoir pour l’organisation des présidentielles coûte que coûte alors que celles-ci n’est pas une fin en soi.   La confédération des syndicats autonomes accueille avec déception le discours du président par intériem. Un discours sans date à cette échéance de la présidentielle ni donner les garanties de se projeter dans l’optique de sortie de crise. A rappeler, le chef de l'Etat a invité «la classe politique, la société civile et les personnalités patriotiques nationales, jalouses du devenir de l’Algérie, à opter pour la voie du dialogue inclusif en vue de poser les jalons du processus de concertation que l’Etat s’emploiera à organiser dans les meilleurs délais, à débattre de toutes les préoccupations portant sur la prochaine échéance présidentielle, et partant, tracer une feuille de route devant aider à l’organisation du scrutin dans un climat d’entente et de sérénité».    


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