mardi 7 mai 2019

Le président du parti Jil el Djadid, Sofiane Djilali, se dit favorable à des négociations « avec le véritable centre de gravité du pouvoir ».

En se réappropriant, en masse, à partir du 22 février, la rue et en y organisant une sorte de « un référendum à ciel ouvert », les Algériens, en même temps qu’ils exprimaient leur refus d’un cinquième mandat à Bouteflika, criaient leur volonté de changer de régime et d’édifier un authentique Etat de droit. Commentant la crise politique créée depuis dans le pays, le président du parti Jil el Djadid observe qu’après 12 semaines consécutives de contestation populaire, il s’avère difficile de déboucher sur « une issue rapide », le régime ayant mis trop de temps à réagir, « en freinant des quatre fers ». S’exprimant, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, M. Sofiane Djilali estime qu’il s’agit, désormais, de parvenir à une solution raisonnable qui épargne l’Etat, afin d’éviter qu’il ne soit déstabilisé ou bien qu’il ne s’effondre. Selon lui, l’unique solution de sortie de crise réside dans l’organisation d’une phase de transition, assez courte, durant laquelle seraient créées les conditions permettant d’aller vers des élections destinées à désigner un président chargé d’entamer les réformes « dont a besoin le pays ». Pour cela, déclare-t-il, il faut entamer des négociations « avec le véritable détenteur du pouvoir », transmis, rappelle-t-il, de la présidence de la république à l’Etat-major de l’armée, laquelle, note-t-il, reste « un acteur essentiel » et « un centre de gravité du pouvoir avec lequel il faut travailler ». Avec celui-ci, explique-t-il, il s’agira de s’entendre sur une formule consistant à mettre en place la présidence de l’Etat entourée de figures « acceptées par les Algériens », dont les objectifs seraient bien définis, la seule alternative, souligne-t-il, d’aller vers des élections libres et transparentes. Si, indique, par ailleurs l’intervenant, les partis politiques n’ont encore pu apporter leur contribution pour dépasser la crise que traverse l’Algérie, c’est parce que, répond-t-il, « ils ont été marginalisés et discrédités » par le l’ancien régime.     


Aucun commentaire:

Publier un commentaire