lundi 6 mai 2019

Commerce des fruits et légumes : le ministre du Commerce explique les pratiques spéculatives par la faiblesse des nombre de marchés

Comme chaque fois, à la veille du mois de Ramadan, les pouvoirs publics se font fort d’annoncer que des décisions ont été arrêtées pour contraindre les marchands de produits alimentaires, les légumes et les fruits en particulier, à ne pas faire flamber leurs prix durant cette période. En vain. Pour ne pas déroger à ce qui est devenu une sorte de tradition, le ministre du Commerce s’est lui, aussi, adonné  à cet exercice pour tenter de rassurer les chefs de famille, particulièrement ceux les moins lotis. Accueilli, lundi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, M. Saïd Djellab, signale qu’à l’effet de corriger les dépassements observés par le passé, son ministère a été amené à échafauder un certain nombre de mesures pour, dit-il, organiser et réguler les marchés de manière continue.   Parmi les dispositions arrêtées en prévision du mois sacré, il fait état de celles destinées à assurer le bon approvisionnement du marché et le strict contrôle des prix en coordination, indique-t-il, avec les services du ministère de l’Intérieur et celui de l’agriculture, en concertation avec des associations d’agriculteurs, de mandataires, de commerçants et de défense des consommateurs. L’une de ces dispositions, annonce-t-il, a déjà commencé à se traduire par le déstockage d’un ensemble de produits sur lesquels il y a une forte demande notamment ceux constitués par les légumes, les viandes et les fruits secs.    M. Djellab explique les prix spéculatifs affichés par les commerçants, particulièrement ceux écoulant des légumes et des fruits, par la faiblesse du nombre de marchés (866 pour tout le pays), « par ailleurs désorganisés »,  dont il estime qu’ils devraient être multipliés par 10. Pour redresser un tant soit peu ce déficit, il annonce la création de 587 « asouaks » et marchés de proximité couverts, qui porteront le nombre d’espaces de vente à plus de 1.300, pour couvrir les besoins de la population et dégager, assure-t-il, quelque 13.000 emplois. L’autre aspect sur lequel vont intervenir les autorités est, d’autre part, constitué par le contrôle suivi des pratiques commerciales. Pour assurer celui-ci, le ministre fait état de la présence, dans chaque marché, d’une brigade chargé de la vérification des prix de référence « résultant d’un consensus entre les agriculteurs, mandataires et détaillants ».


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