samedi 23 mars 2019

Sit-in des avocats devant le tribunal d'Abane Ramdane pour exiger " le respect de la Constitution"

Des dizaines d'avocats ont observé un sit-in, samedi, devant le tribunal d'Abane Ramdane à Alger, pour exiger "le respect de la Constitution, des libertés publiques et individuelles et des lois de la République". Venus des différentes wilayas du pays, les avocats exigent également "l'indépendance de la Justice", "l'application stricte de la loi", "l'indépendance du pourvoir judiciaire", ainsi que le "changement radical du système". A ce titre, l'avocat Meddour Adnane (Tribunal d'Alger) a indiqué que "les avocats sont une partie du peuple et soutiennent les marches pacifiques qui exigent le changement total et l'organisation de l'élection présidentielle dans les délais impartis, ainsi que le respect de la Constitution et des lois de la République".  Les protestataires ont également insisté sur "le respect des articles de loi relatifs à l'élection présidentielle, le non-prolongement du dernier mandat présidentiel, ainsi que sur l'annulation du poste de vice-Premier ministre", qui est, selon eux, " une violation de la Constitution".  Par ailleurs, des syndicalistes ont organisé un sit-in de protestation devant le siège de l'Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA), en vue de revendiquer le départ du Secrétariat général de l'Union et la formation, par "des syndicalistes intègres",  d'un comité qui sera chargé de préparer un congrès extraordinaire.


A l’initiative de la radio chaine 3 : une vaste opération de reboisement pour redorer l’environnement et en prendre soin

A l’initiative de la radio chaine 3 et en collaboration avec les éléments de la Protection civile et ceux de la sûreté nationale, une vaste opération de plantation d’arbres est lancée pour impulser l’amour de l’environnement et œuvrer à sa protection et sa préservation. L’opération est lancée à Bentalha, banlieue d’Alger, où les habitants ont subi le martyr pendant la décennie noire. Djamel Sanhadri, directeur de la production à la radio chaine 3, explique que le choix de cette localité pour planter les premiers arbres « a pour symbolique de donner la vie », et d’ajouter que « l’essentiel dans cette opération de reboisement est de mettre en valeur ce qui se fait sur les berges de Oued El Harrach en terme « d’aménagement fabuleux effectué pour rendre le site très accueillant et très vivable». L’initiative est lancée aussi sous l’égide de la Radio nationale conjointement dans plusieurs wilayas où les enfants sont impliqués pour aimer la nature et en prendre soin.    


A l’initiative de la radio chaine 3 : une vaste opération de reboisement pour redorer l’environnement et en prendre soin

A l’initiative de la radio chaine 3 et en collaboration avec les éléments de la Protection civile et ceux de la sûreté nationale, une vaste opération de plantation d’arbres est lancée pour impulser l’amour de l’environnement et œuvrer à sa protection et sa préservation. L’opération est lancée à Bentalha, banlieue d’Alger, où les habitants ont subi le martyr pendant la décennie noire. Djamel Sanhadri, directeur de la production à la radio chaine 3, explique que le choix de cette localité pour planter les premiers arbres « a pour symbolique de donner la vie », et d’ajouter que « l’essentiel dans cette opération de reboisement est de mettre en valeur ce qui se fait sur les berges de Oued El Harrach en terme « d’aménagement fabuleux effectué pour rendre le site très accueillant et très vivable». L’initiative est lancée aussi sous l’égide de la Radio nationale conjointement dans plusieurs wilayas où les enfants sont impliqués pour aimer la nature et en prendre soin.    


vendredi 22 mars 2019

Appelant au respect de la volonté du peuple : contre vent, neige et pluie, la protesta persiste et signe pour le 5ème vendredi à travers le pays

Des marches populaires pacifiques ont été organisées à Alger et dans plusieurs autres wilayas du pays pour le cinquième vendredi consécutif, réclamant "le changement radical du système", "non au prolongement du 4ème mandat" et appelant à la "préservation de l'unité du pays", ont constaté des journalistes de la radio chaine 3. A Alger, la mobilisation n'a pas dérogé à l’image des vendredis passés en dépit des mauvaises conditions climatiques survenues sur plusieurs wilayas depuis 24 heures déjà.  Des milliers de manifestants, dont certains drapés de l'emblème national, ont commencé, très tôt le matin, à converger vers le centre-ville, sous des averses de pluie, où plusieurs rassemblements ont été constatés au niveau notamment à la Grande Poste, à la Place du 1er-mai et à la place Maurice-Audin. En début d'après-midi, ils étaient des centaines de milliers de citoyens à défiler à travers les principales artères de la capitale, brandissant l'emblème national et reprenant les mêmes slogans scandés lors des précédentes imposantes marches populaires dont le "changement profond du système", le "respect de la Constitution" et le "rejet de la prolongation du mandat présidentiel". Les marches, encadrées par un important dispositif des forces de l'ordre, ont été également marquées par la présence de plusieurs personnalités politiques nationales et des figures du monde de la culture, ainsi que par une présence remarquée des médias. Dans les autres wilayas, à l’instar de Biskra, Sid Bel Abbès et Annaba, la mobilisation a été également au rendez-vous. Des marches similaires auxquelles ont pris part des millions de citoyens ont été organisées revendiquant le "départ immédiat du système en place" et appelant au "respect de la volonté du peuple" ou encore exprimant la farouche opposition contre les dissidents des partis alliés du pouvoir ayant rattrapé le train en marche et ce, sous l’œil vigilant d’un dispositif de sécurité déployé pour éviter tout dérapage.


jeudi 21 mars 2019

Jeux Mondiaux Special Olympics : l'Algérie décroche 37 médailles dont 9 en or

L'Algérie a décroché 37 médailles (9 or, 15 argent, 13 bronze) lors de la 15e édition des Jeux Mondiaux d'été Special Olympics qui a pris fin jeudi à Abou Dhabi (Emirats arabes unis). La délégation algérienne composée de 70 athlètes était engagée dans 12 disciplines : l'athlétisme, badminton, basketball, beachvolley, sport de boules, cyclisme, football, powerlifting, roller skating, natation, tennis de table et triathlon. La 15e édition des Jeux Mondiaux d'été Special Olympics, disputée du 14 au 21 mars, a enregistré la participation de 7500 athlètes représentant 190 pays dans 24 disciplines. APS


Stresse hydrique : ces pluies arrivent au bon moment pour sauver la récolte, estime M. Mouhouche

Les pluies enregistrées ces derniers jours arrivent au bon moment, estime Brahim Mouhouche, enseignant  à l’école supérieure d’agronomie, qui souligne toutefois que le stresse hydrique qui a affecté jusque-là notre agriculture occasionnera un recul du rendement.   Invité à s’exprimer dans l’émission L’Invité de la rédaction de la radio chaine 3, le chercheur de l’INA souligne que ce stresse hydrique et son impact dépendra des taux de précipitations durant les deux prochains mois. Plus réaliste, M. Mouhouche rappelle que l’Algérie est pays semi-aride qui ne dispose pas de ressources hydriques suffisantes pour atteindre une autosuffisance céréalière en particulier et agricoles en générale. «C’est très difficile pour que l’Algérie soit autonome à 100% avec une agriculture qui consomme entre 70 et 85% des ressources hydriques du pays». Dans ce sillage, l’invité de la rédaction recommande l’utilisation rationnelle et durable de cette ressource en évitant les gaspillages, et généraliser les nouveaux systèmes d’irrigation pour économiser cette eau.


mercredi 20 mars 2019

L'Etat est soucieux de préserver la pérennité des institutions constitutionnelles

Le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a affirmé, mercredi à Berlin (Allemagne) que l'Etat algérien était "soucieux de préserver la pérennité des institutions constitutionnelles", soulignant que la solution à la conjoncture actuelle résidait en "le dialogue constructif". "La solution à la conjoncture qui prévaut en Algérie réside en le dialogue avec tous les courants politiques, mais aussi avec la société civile", a indiqué M. Lamamra lors d'une conférence de presse animée conjointement avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas. Il s'est dit optimiste quant à "la capacité de l'Algérie de surmonter cette période sensible", relevant que "toute solution doit garantir que l'Etat algérien puisse continuer à s'acquitter de ses devoirs". "Le dialogue constructif est la seule voie susceptible d'aboutir à des solutions efficiente à même de répondre à toutes les aspirations du peuple algérien, parallèlement à l'accomplissement par l'Etat algérien de toutes ses responsabilité à l'intérieur du pays mais aussi vis-à-vis de son entourage géopolitique", a ajouté M. Lamamra réaffirmant que "le dialogue est la clé pour un avenir meilleur". Evoquant la feuille de route proposée par le président de la République pour sortir de cette situation, M. Lamamra a fait savoir que cette feuille de route "stipule clairement que le Président Bouteflika n'a pas l'intention de se porter et s'engage, également, à ne pas se présenter à la prochaine présidentielle", précisant que "la Conférence nationale inclusive aura pour mission de fixer la date de ces élections". "Une fois cette conférence tenue et les réalisations accomplies dont l'élaboration d'une nouvelle Constitution à laquelle participeront des représentants de tous les courants politiques, une nouvelle élection présidentielle sera organisée en vertu de laquelle prendra fin le mandat du président Bouteflika et les rênes du pouvoir seront transmis au nouveau président qui sera élu par le peuple en toute démocratie", a encore poursuivi le vice-Premier ministre. "Tous les Algériens souhaitent que ce bond qualitatif aboutisse à un nouveau régime consensuel" a-t-il souligné révélant que "toutes les parties aspirent à ce que cette transition se fasse sans conflits entre les différentes forces vives du pays", a-t-il indiqué. M. Lamamra a exprimé, par ailleurs, son souhait de voir "tout un chacun passer de l'étape d'expression de positions de principes à l'étape d'échange pour convenir de la voie devant permettre au pays de sortir le pays de cette situation et d'aller de l'avant vers un avenir meilleur auquel nous aspirons tous". APS


La bonne préparation au combat requiert "une bonne instruction et une bonne formation"

Le Général de corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP), a affirmé, mercredi à Béchar, que la bonne préparation au combat requiert une bonne instruction et une bonne formation, indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN). "La bonne préparation au combat requiert, sans doute, une bonne instruction et une bonne formation, car la corrélation de ces facteurs de développement et leur complémentarité en termes de finalité et de contenus exigent de tous les cadres et les personnels, chacun dans son domaine de compétence, de veiller à l’aboutissement de ces efforts", a souligné le chef d'état-major de l'ANP dans une allocution prononcée au 3ème jour de sa visite d’inspection à la 3ème Région militaire à Béchar. "Vous savez tous que la bonne formation, la bonne instruction et la bonne préparation sont la clé de l’élévation des capacités de combat des unités et des personnels, et, par conséquent, la clé pour atteindre les niveaux les plus élevés de progrès et de développement professionnel", a ajouté le Général de corps d'Armée qui était accompagné du Général-major Mustapha Smaali, Commandant de la 3ème RM, au cours de la visite des unités du secteur opérationnel centre/Bordj Akid-Lotfi. Après la cérémonie d’accueil, le Général de corps d’Armée a suivi un exposé global présenté par le Commandant du secteur, portant sur la situation générale dans le secteur de compétence avant de rencontrer les cadres et les personnels des unités de ce secteur où il a prononcé une allocution d’orientation suivie par l’ensemble des personnels relevant de toutes les unités de la Région et à travers laquelle il a réitéré "l’importance de cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre de l’intérêt qu’il accorde personnellement au contact permanent sur le terrain avec les personnels militaires à travers toutes leurs positions sur l’ensemble du territoire national". "Se mettre judicieusement au diapason du cœur des missions assignées, nécessite inéluctablement de persévérer à acquérir et à réunir tous les facteurs et les exigences de la force dont la disponibilité au combat et opérationnelle figure parmi ses plus importants aspects, voire les indices les plus révélateurs des efforts intenses de développement, à leur tête l’effort de la concrétisation de toutes les étapes de préparation au combat et l’assimilation de ses programmes de différents paliers", a fait observer le Général de corps d'Armée, relevant que "cette préparation doit tenir compte de toutes les nouveautés liées aux aspects didactiques, de formation et de préparation". Une Armée qualifiée et spécialisée maitrisant les nouvelles technologies Il a également souligné que "l'ANP a remarquablement réussi à asseoir une base solide pour une ressource humaine qualifiée et spécialisée, armée du savoir et des connaissances et maitrise les nouvelles technologies", ajoutant qu'il s'agit d'une "ressource humaine imprégnée des valeurs de son histoire militaire et détenant les éléments de l’adaptation positive et fructueuse avec les moyens et les voies permettant de façonner la démarche menant à l’aboutissement des objectifs escomptés" "Partant de cette optique précisément, il importe de souligner qu’au sein de l’ANP, notre vision par rapport aux indices de développement global de nos Forces armées, est  rationnelle et réaliste, voire même très ambitieuse, et prend en considération l’impératif de l’accroissement de tous les efforts fournis, et je vise particulièrement ici, l’effort de la préparation au combat où nos unités ont atteint, jusque-là, un haut niveau en termes d’assimilation et de compréhension des programmes de préparation et d’instruction planifiés et d’exercices tactiques exécutés, traçant la voie vers des horizons prometteurs, permettant d’atteindre des niveaux supérieurs de développement, parfaitement conformes aux ambitions de l’ANP", a asséné le chef d'état-major de l'Armée. "En concrétisation de ces objectifs escomptés, dont la réussite du parcours de développement de nos Forces armées constitue une partie intégrante, nous avons consenti, au sein de l’ANP, tous les efforts et dans tous les domaines du métier militaire, tant sur le plan de la formation et de la préparation que celui de l’équipement ou des infrastructures, en réunissant tous les facteurs de développement et de modernisation, ainsi que toutes les conditions de promotion de l’aspect opérationnel et de combat du corps de bataille de l’ANP", a précisé le Général de corps d'Armée.                "A ce  titre, nous avons accordé une importance extrême et méritée à l’adoption d’une démarche permettant une exploitation rationnelle de toutes les ressources mises à disposition, en veillant continuellement au bon emploi de l’ensemble des connaissances scientifiques et technologiques acquises, outre l’exigence de conférer à l’action de toutes les composantes de notre Armée un caractère pratique, professionnel, complémentaire et cohérent qui prend en considération toutes les spécificités du terrain au profit de la réalisation des objectifs stratégiques tracés", a souligné le Général de corps d'Armée. A l’issue de cette visite, la parole a été cédée aux interventions des cadres et des personnels qui ont réitéré leur "grande fierté" de faire partie de l'Armée nationale populaire, et de leur "immuable engagement, en toutes circonstances, à se sacrifier pour la patrie et pour sa sécurité et sa stabilité". APS


mardi 19 mars 2019

Fête de la Victoire : le peuple algérien célèbre ses héros et poursuit sa mobilisation pacifique pour le départ du système

Habituellement, jour de mobilisation des étudiants et des enseignants, le mardi, qui coincide, cette fois-ci, avec la Fête de la Victoire (19 Mars 1962), a enregistré une nouvelle mobilisation, toujours aussi massive, du peuple algérien qui continu à se réapproprier les symboles et les héros de la guerre de libération nationale contre le colonialisme français et, aussi, pour réitérer sa revendication du départ du système et son rejet du "plan" du chef de l'Etat. Fait constaté, cette journée historique a enregistré la mobilisation exceptionnelle de tous les corps médicaux (médecins, spécialistes, infirmiers, pharmaciens, etc.) qui se sont joint aux marches et aux rassemblements organisés dans les villes et à travers le pays, tout en organisant un service minimum comme le veut l'éthique médicale. « Système dégage », « pas de prolongement, pour une transition pacifique et démocratique » et « Algérie libre et démocratique », figurent parmi les principaux slogans et mots d'ordre scandés par les manifestants pacifiques et créatifs, partout dans le pays, et aussi au niveau de la capitale, rapporte Ryad Lahri de la Chaine 3 de la Radio Algérienne.


Fête de la victoire : le mois de mars marqué par «les hauts-faits aux objectifs nobles» du peuple souligne Gaïd Salah

Le général de corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'Etat-major de l'Armée nationale populaire (ANP), a souligné, mardi, que le mois de mars est marqué par les «hauts-faits aux objectifs nobles et aux intentions pures» à travers lesquels le peuple algérien a exprimé «ses valeurs et ses principes de travail sincère et dévoué à la patrie», indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).  «Les fruits du dévouement ne fanent et ne disparaissent jamais et leur parfum marquera toujours tout travail dévoué à Allah et à la patrie. Ce parfum doux porté par le mois de mars de chaque année pour le peuple algérien, le mois des Chouhada. Un mois marqué par les hauts-faits aux objectifs nobles et aux intentions pures, à travers lesquels le peuple algérien a clairement exprimé ses valeurs et ses principes de travail sincère et dévoué à Allah et à la patrie», a relevé le général de corps d'Armée au deuxième jour de sa visite sa visite à la 3ème Région militaire à Béchar. Il s'agit d'«un mois qui a vu accroitre le nombre des Chouhada pour Allah et pour la patrie, et qui a vu grandir la détermination des Moudjahidine qui se sont résolus en cet illustre mois, d'être des projets de martyrs ou de remporter une victoire éclatante», a-t-il souligné, ajoutant qu'«Allah a exaucé la prière des braves aux bonnes intentions, certains ont été honorés par la Chahada et d'autres par la victoire. Ainsi, ce mois a été sacré, à juste titre, mois des martyrs et de la victoire face au colonisateur français», a-t-il dit. Lors de ce deuxième jour de visite à la 3ème Région militaire à Béchar, le chef d'Etat-major de l'ANP a poursuivi l'inspection d'unités déployées dans le territoire du Secteur Opérationnel Sud de Tindouf, et supervisé l'exécution d'un exercice de tirs avec munitions réelles. A l'entame, le général de corps d'Armée, accompagné du général-major, Mustapha Smaali, Commandant de la 3ème Région militaire, a suivi un exposé présenté par le Commandant du Secteur, portant sur l'idée générale de l'exercice et ses différentes étapes, dont l'exécution s'inscrit dans le cadre du contrôle de la première phase de l'année de préparation au combat 2018/2019. Baptisé «Nasr 2019», cet coïncide avec la célébration par le peuple algérien du 57ème anniversaire de la fête de la victoire, le 19 mars, et qui a été exécuté en commémoration de cette date, par les unités organiques du Secteur Opérationnel Sud Tindouf, soutenues par des hélicoptères d'appui-feu. Au niveau du champ de tirs et de manœuvres du Secteur Opérationnel Sud de Tindouf, le général de corps d'Armée a suivi les diverses étapes d'exécution de cet exercice dont l'objectif consiste à élever les capacités de combat et l'interopérabilité entre les différentes forces, en sus de l'entrainement des commandements et des états-majors à la préparation, la planification et la conduite des opérations contre les éventuelles menaces, et à permettre aux éléments et équipages d'acquérir davantage d'aptitudes en termes de maîtrise et d'emploi des différents systèmes d'armement. Il a également «suivi de près le du déroulement des actions exécutées par les unités terrestres et aériennes engagées dans cet exercice, qui ont été menées avec un grand professionnalisme dans toutes les étapes ainsi qu'avec un haut niveau tactique et opérationnel, reflétant le degré de disponibilité des unités participantes et les grandes capacités au combat des équipages et des commandants d'unités à tous les échelons, notamment en termes d'exploitation efficiente du terrain et de coordination étroite entre les différentes unités, ce qui a contribué à la réalisation de résultats très satisfaisants reflétés par la précision des tirs avec les diverses armes». Au terme de cet exercice, le général de corps d'Armée s'est réuni avec les éléments des unités ayant exécuté cet exercice, «les félicitant pour leurs efforts considérables, fournis tout au long de l'année de préparation au combat 2018-2019, notamment lors de la préparation et de l'exécution de cet exercice couronné d'un succès total». Il a également «souligné que le développement effectif et l'amélioration réelle du rendement, nécessitent d'accorder une importance capitale à la préparation et à l'exécution de ces exercices d'évaluation de différents niveaux et plans, rappelant à l'ensemble des participants que l'exécution de cet exercice, coïncidant avec la fête de la victoire, porte une profonde symbolique. Une occasion à travers laquelle le général de corps d'Armée a présenté ses vœux à tous les personnels de l'Armée nationale populaire». Le général de corps d'Armée a, par ailleurs, visité quelques unités du Secteur, à l'instar du 24ème Régiment Blindé, où il a inspecté ses différentes structures, notamment ses infrastructures dédiées à la préservation et la maintenance du matériel et des équipements de cette importante unité, comme il s'est enquis des conditions de travail de ses cadres et ses personnels», conclut le communiqué. APS


Lamamra : le président Bouteflika prêt à transmettre le pouvoir au président élu de manière "ouverte et transparente"

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui a décidé de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle, s’est dit "prêt à transmettre le pouvoir de manière ouverte et transparente au président qui sera choisi par ce scrutin", a déclaré mardi à Moscou le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra. "Le président Bouteflika a pris la décision de ne pas prendre part à cette élection et est entièrement prêt à transmettre le pouvoir de manière ouverte et transparente au président qui sera choisi via ce scrutin", a déclaré M. Lamamra lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov. L'opposition aura la possibilité de participer au contrôle de l'élection au sein d'une conférence nationale chargée de réformer le système politique en Algérie, a ajouté M. Lamamra. "L'élection présidentielle se tiendra dans de nouvelles conditions : pour la première fois dans l'histoire du pays, pourront y prendre part tous ceux qui le souhaitent", a-t-il poursuivi, ajoutant que le scrutin serait "pour la première fois surveillé par une commission électorale indépendante".      "Après cela, l'opposition algérienne aura la possibilité de prendre une part plus active au travail gouvernemental", a-t-il ajouté. Le gouvernement algérien a répondu aux attentes populaires qui s'expriment depuis plus de trois semaines à travers de grandes manifestations dans l'ensemble du pays, a-t-il poursuivi. Il a, par ailleurs, affirmé que l’Algérie et la Russie "sont des pays amis qui ont les mêmes principes, dont le respect de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale des pays et de la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays".  


Le président de la FOREM, Mustapha Khiati : Il n’y a jamais eu de la part du gouvernement une volonté de créer une Société civile forte

Non, il n’a jamais réellement existé de Société civile en Algérie, l’Etat ayant toujours fait en sorte d’avoir à disposition une « clientèle », même si, officiellement, il existerait, aujourd’hui, un peu plus de 80.000 associations, dont 10.000 à caractère national. Il n’y a jamais eu de volonté politique de laisser se créer une Société civile ou des associations fortes en Algérie.  « Au contraire tout a été fait pour marginaliser et limiter les activités de celles existantes », a affirmé, mardi, le président de la Fondation pour la promotion de la santé et du développement (FOREM) S’exprimant, à l’émission L’invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, M. Mustapha Khiati relève, par ailleurs, l’existence d’une opacité en matière de financement des celles bénéficiant d’une contribution de l’Etat, la majorité parmi elles étant, selon lui, utilisées comme des sortes de groupes de soutien à des fins politiques. L’intervenant reproche, d'autre part, au ministère de l’Intérieur de ne pas avoir créé une base de données accessible des associations ce qui fait ajoute-t-il, qu’on ne sait pas qui fait quoi ». Selon lui, il existerait « 18.000 à 20.000 » associations constituées principalement en comités de construction de mosquées et 20.000 autres en groupements sportifs, chiffrant approximativement à, à peine un millier, celles agissant sur le dans un cadre purement humanitaire. Fait plus grave, relève l’intervenant, il n’a jamais été exigé des associations financées de présenter un bilan de leurs activités ni des relevés de leurs dépenses.  


Fête de la Victoire (19 mars 1962): une célébration dans un contexte politique national particulier

C’est dans un contexte particulier que l’Algérie célèbre, cette année, Le 57ème anniversaire de la fête de la Victoire (19 mars 1962), marquant le cessez-le-feu suite à la signature des accords d'Evian mettant fin à la guerre de libération nationale contre le colonialisme français. Les Algériens qui se mobilisent par millions en aspirant à un changement, ont réaffirmé, par leur slogans, par leur pancartes et banderoles, leur attachement aux idéaux de la guerre de libération nationale. Aux cotés du drapeau national flottant sur toutes les têtes lors de chaque manifestation, les portraits de chahids y sont brandis comme une identité politique de ce mouvement et l’hymne national ainsi que d’autres chants patriotiques y sont entonnés en chœur pour exprimer les mêmes espoirs.    Le goût de la victoire Intervenant sur les ondes de la radio Chaine 3, Abdelmadjid Djouab, chef des Fedayine à Alger se remémore ce jour de joie et de victoire et il témoigne sur cette image de l’armée coloniale qui pleure leur défaite. «Les bataillons stationnés sur les hauteurs d’Alger contemplaient la ville en pleurant. Ils savaient qu’ils ont perdu ce pays». Youcef Nessar, installé à l’époque au niveau du poste frontalier algéro-tunisien décrit avec la même émotion ce sentiment de victoire. Oui, cette fête de la Victoire, célébrée le 19 mars de chaque année, constitue le couronnement d'une lutte courageuse du peuple algérien, de plus de 132 ans, contre le colonialisme français avec un lourd tribut fait de chouhada, de disparus, d'invalides, de veuves et d'orphelins, ainsi que de destruction et de ravage de milliers de villages et de hameaux à travers le territoire national.  Les accords d’Evian ou la capitulation d’un empire devant la détermination populaire Avant la signature de ces Accords le 18 mars 1962 à l'hôtel du parc à Evian-les-Bains (Haute-Savoie, France), qui s'était traduit le lendemain (19 mars 1962) par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien, la délégation du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), conduite par feu Krim Belkacem, avait rejeté tout au long de ces négociations, entamées le 20 mai 1961, toutes les propositions présentées par la partie française hypothéquant la souveraineté nationale ou l'intégrité territoriale du pays après son indépendance. Concernant le sort et le statut des Français d'Algérie après l'indépendance, les deux parties étaient parvenues à un accord accordant un délai de trois ans aux Français pour choisir la nationalité algérienne ou de garder leur nationalité française et être traités conformément aux lois qui régissent les étrangers en Algérie. Le porte-parole du GPRA à ces négociations, feu Réda Malek, avait indiqué que les Accords d'Evian avaient "intégralement" repris les principes fondamentaux mentionnés dans la Déclaration du 1er novembre 1954, à savoir l'intégrité du territoire, l'unité du peuple algérien et l'indépendance nationale. "Si nous avions accepté la division de l'Algérie, avec un Sahara sous contrôle français, nous aurions été confrontés très vite à une véritable guerre civile", avait-il dit.   Concernant l'utilisation de la base navale de Mers-El-Kebir (Oran), il avait précisé qu'au début des négociations, les représentants de la France voulaient en faire d'elle "une enclave sous souveraineté française", ajoutant que cette option était "inacceptable" pour la délégation algérienne. "Après de longues discussions, nous nous sommes entendus sur une location, alors que Paris exigeait une durée de quatre-vingt-dix-neuf ans, une période de quinze ans a été retenue. Le contrat devait être signé après l`indépendance, mais nous avons toujours refusé de le parapher", avait-il  poursuivi. Sur les dispositions des Accords permettant aux pieds noirs qui le souhaitent de rester, il avait affirmé que la délégation algérienne "avait donné des garanties afin qu’ils puissent vivre en paix" en Algérie.  


Le président de la FOREM, Mustapha Khiati : Il n’y a jamais eu de la part du gouvernement une volonté de créer une Société civile forte

Non, il n’a jamais réellement existé de Société civile en Algérie, l’Etat ayant toujours fait en sorte d’avoir à disposition une « clientèle », même si, officiellement, il existerait, aujourd’hui, un peu plus de 80.000 associations, dont 10.000 à caractère national. Il n’y a jamais eu de volonté politique de laisser se créer une Société civile ou des associations fortes en Algérie.  « Au contraire tout a été fait pour marginaliser et limiter les activités de celles existantes », a affirmé, mardi, le président de la Fondation pour la promotion de la santé et du développement (FOREM) S’exprimant, à l’émission L’invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, M. Mustapha Khiati relève, par ailleurs, l’existence d’une opacité en matière de financement des celles bénéficiant d’une contribution de l’Etat, la majorité parmi elles étant, selon lui, utilisées comme des sortes de groupes de soutien à des fins politiques. L’intervenant reproche, d'autre part, au ministère de l’Intérieur de ne pas avoir créé une base de données accessible des associations ce qui fait ajoute-t-il, qu’on ne sait pas qui fait quoi ». Selon lui, il existerait « 18.000 à 20.000 » associations constituées principalement en comités de construction de mosquées et 20.000 autres en groupements sportifs, chiffrant approximativement à, à peine un millier, celles agissant sur le dans un cadre purement humanitaire. Fait plus grave, relève l’intervenant, il n’a jamais été exigé des associations financées de présenter un bilan de leurs activités ni des relevés de leurs dépenses.  


lundi 18 mars 2019

Président Bouteflika: La Conférence nationale la Conférence nationale inclusive se tiendra dans un très proche avenir, avec la participation de toutes les franges du peuple algérien

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika a affirmé, lundi que la Conférence nationale inclusive "qui se tiendra dans un très proche avenir, avec la participation de toutes les franges du peuple algérien, émettra des décisions cruciales à même d'opérer le bond qualitatif que réclame notre peuple". "Notre pays s'apprête à changer son régime de gouvernance et à renouveler ses systèmes politique, économique et social à la faveur de la Conférence nationale inclusive qui se tiendra dans un très proche avenir avec la participation de toutes les franges du peuple algérien", a écrit le Président Bouteflika dans un message à l'occasion de la célébration de la fête de la Victoire qui coïncide avec le 19 mars. "La mission de cette Conférence est d'autant plus sensible, que c'est à elle que revient la tâche d'émettre des décisions cruciales, à même d'opérer le bond qualitatif que réclame notre peuple, notamment les jeunes, un bond que cristallisera une révision constitutionnelle globale et profonde, laquelle sera soumise par référendum à l'approbation du peuple", a poursuivi le Chef de l'Etat ajoutant que cette "révision constitutionnelle préludera à un nouveau processus électoral qui verra l'élection d'un nouveau président". Le président de la République a précisé que cette Conférence "aura la mission de délibérer, en toute liberté, de l'avenir socio-économique du pays, un avenir chargé de défis dans ce domaine, d'où l'impératif d'un consensus national sur les objectifs et les solutions à même d'atteindre une croissance économique forte et concurrentielle, une croissance qui garantirait la continuité de notre modèle social basé sur la justice et la solidarité. "Cette voie contribuera, inéluctablement, à faire sortir l'Algérie de sa dépendance aux hydrocarbures et aux fluctuations des cours du pétrole sur les marchés internationaux", a-t-il souligné estimant que "la consolidation de notre pays au double plan économique et social, lui permettra de mieux préserver son unité territoriale et sa sécurité dans un environnement direct en pleine effervescence, et dans un monde menacé par les risques de crises multiformes". La sécurité et la stabilité du pays en appellent à un peuple qui soit à la hauteur de ses aspirations "Il est vrai que l'Algérie est forte d'une armée connue pour son haut niveau de professionnalisme et ses sacrifices exemplaires, mais il n'en demeure pas moins que sa sécurité et sa stabilité en appellent également à un peuple qui soit à la hauteur de ses aspirations socio-économiques et culturelles. Un peuple qui doit prêter main forte à son armée pour préserver l'Algérie contre les dangers extérieurs, et jouir de la quiétude et de la stabilité", a encore écrit le Chef de l'Etat. "Tel sera l'avenir qui constituera, avec l'aide de Dieu, la meilleure reconnaissance envers nos glorieux chouhada et nos vaillants moudjahidine", a-t-il ajouté. L'occasion était également pour le Président Bouteflika de souligner que "tel est l'objectif suprême que je me suis engagé à concrétiser avant la fin de mon mandat présidentiel, à vos côtés et à votre service, pour que l'Algérie vive, dans un avenir proche, une transition harmonieuse et assiste à la remise de ses rênes à une nouvelle génération afin de poursuivre notre marche nationale vers davantage de progrès et de bien-être à la faveur de la souveraineté et de la liberté". APS


Gaid Salah : « pour chaque problème existe une solution »

Dans le cadre de l'inspection périodique des différentes Régions Militaires, et le suivi de l'exécution du programme de l'année de préparation au combat 2018/2019, à travers l'ensemble des unités de l'Armée Nationale Populaire, Monsieur le Général de Corps d'Armée Ahmed Gaïd Salah, Vice-Ministre de la Défense Nationale, Chef d'Etat-Major de l'Armée Nationale Populaire effectue, à partir d'aujourd'hui lundi 18 mars 2019, une visite de travail et d'inspection aux secteurs et unités de la 3e Région Militaire à Béchar. Après la cérémonie d'accueil, la visite a été entamée à partir de la Garnison de Reggane, où Monsieur le Général de Corps d'Armée, accompagné du Général-Major Mustapha Smaali, Commandant de la 3e Région Militaire, a visité et inspecté quelques unités, à l'instar de la Base Aérienne, comme il a inauguré un cantonnement dédié à une unité de la Défense Aérienne du Territoire. Au niveau du Secteur Opérationnel Sud Tindouf, Monsieur le Général de Corps d'Armée a tenu, ensuite, une rencontre avec les personnels et les cadres de ce Secteur, à l'occasion de laquelle il a prononcé une allocution d'orientation, diffusée à toutes les unités de la 3e Région Militaire via visioconférence, à travers laquelle il a exprimé sa gratitude et son estime au peuple Algérien brave, qui a fait preuve d'un grand sens de civisme, de conscience et de maturité, et qui a fait montre d'une conduite exemplaire et d'un patriotisme inégalé: « Le peuple algérien a fait preuve, aujourd'hui dans les circonstances actuelles, d'un grand sens de patriotisme et d'un civisme inégalé, qui dénotent d'une profonde conscience populaire ayant suscité une vive admiration partout dans le monde. A la lumière de cette conscience de la grandeur et de l'éminence de la patrie, de sa sécurité et de sa stabilité, je tiens à réitérer aujourd'hui mon engagement devant Allah, devant le peuple et devant l'histoire, pour que l'Armée Nationale Populaire demeure, conformément à ses missions, le rempart du peuple et de la nation dans toutes les conditions et les circonstances. Toute personne sage et circonspecte est consciente, de par son patriotisme et sa clairvoyance, que pour chaque problème existe une solution, voire plusieurs, car les problèmes, aussi complexes qu'ils soient, trouveront indéniablement une solution convenable, voire adéquate. Ainsi, nous avons l'intime conviction qu'un sens aiguisé de responsabilité est requis pour apporter ces solutions au moment propice grâce à l'Aide d'Allah Le Tout-Puissant.   L'espoir de voir l'Algérie, toujours et à jamais, au-dessus de tous les défis, est un espoir permanent qui se renouvelle et qui s'enracine dans les esprits et les cœurs. Un espoir augurant d'un avenir meilleur et d'une capacité à relever les enjeux, tous les enjeux. Ces ambitions d'un avenir meilleur font la fierté de l'Armée Nationale Populaire, qui s'enorgueillit d'être l'un de ses artisans, en s'inspirant de cette force, appuyée par son lien étroit avec son grand peuple et par la sympathie de ce dernier envers ses Forces Armées ». Monsieur le Général de Corps d'Armée a rappelé que la sagesse et le sens de patriotisme du peuple algérien, tout au long de son histoire, lui ont permis de surmonter toutes les crises, grâce aux sacrifices de ses valeureux fils : « L'histoire de l'Algérie est ponctuée par de nombreuses crises et épreuves, passant par des moments très difficiles, où le peuple algérien a subi les crimes les plus ignobles tout au long de la période de l'abject colonialisme français, puis a enduré, avec courage et patience, les horreurs du terrorisme barbare, durant plus d'une décennie. Des épreuves, pendant lesquelles le peuple algérien a gravé son nom dans l'histoire, et l'a marquée par le sang des Chouhada, par l'héroïsme et par l'esprit d'abnégation et de sacrifice de ses valeureux hommes. En dépit de toutes ces souffrances, l'Algérie a su triompher, voire même se renforcer pour jouir des bénédictions de la sécurité, de la paix et de la stabilité.  J'ai toujours insisté lors de mes interventions sur le lien sacré entre le peuple algérien et son Armée, qui en fait une partie intégrante, et partant de ce principe précisément, ma confiance en la sagesse de ce peuple et en sa capacité à surmonter toutes les difficultés quelle qu'en soit la nature, est totale voire absolue. Je suis parfaitement convaincu que le peuple algérien, qui a toujours placé les intérêts de la Nation au-dessus de toute considération, dispose des aptitudes nécessaires pour éviter à son pays toute conjoncture pouvant être exploitée par des parties étrangères hostiles». A l'issue de cette rencontre, Monsieur le Général de Corps d'Armée a écouté, les interventions des personnels de la Région qui ont réitéré leur engagement et leur loyauté envers leur Armée, leur peuple et leur Pays, l'Algérie.


Ramtane Lamamra : l’Italie est un grand partenaire de l’Algérie

Le nouveau vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a entamé, lundi, une tournée diplomatique en Italie et en Russie. M. Lamamra a été reçu, ce matin,  par le président du conseil des ministres italien, Mr Giuseppe Conte, avec qui, il a abordé le traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération.  « J’ai remis un  message écrit du président de la république Abdelaziz Bouteflika à  M. Giuseppe Conte , qui rentre dans le cadre du traité algéro-italien » , a affirmé le chef de la diplomatie algérienne. M. Lamamra précise que « l’Italie est un grand partenaire de l’Algérie et joue un rôle actif dans le bassin méditerranéen notamment  dans le réglement du conflit libyen à l’instar, d’ailleurs,  de l’Algérie».


dimanche 17 mars 2019

Réactions à la dernière marche : silence de l’alliance présidentielle et multiplication des propositions du coté de l’opposition

Les marches monstres organisées dans toutes les wilayas continuent de rythmer la vie politique du pays. La quatrième, celle du vendredi 15 mars, a démontré avec force que le mouvement populaire pacifique ne faiblit pas. Bien au contraire, il se poursuit et s’approfondit.    En guise de réaction, les partis de l’alliance présidentielle sont, jusque-là, restés silencieux, constate, Nahla Bekralas, journaliste du service politique de la Chaine 3 de la Radio Algérienne, qui rappelle, à l’occasion, que la dernière sortie politique de « la majorité parlementaire » remonte au 13 mars dernier, suite à la diffusion du « plan de travail » du président de la République. Du coté des partis d’opposition, c’est plutôt la multiplication des propositions. El islah, l'un des soutien du président de la République, qui plaide en faveur de « l‘ouverture d’un débat entre les différents acteurs pour définir les priorités de l’étape actuelle », appelle, par la voix de l’un de ces leaders, Fillai Ghouini, les manifestants à se structurer au niveau des syndicats, des partis et des associations pour être représentés au sein de « la Conférence nationale inclusive ». Le parti des travailleurs a pour sa part réitéré son appelle à une Assemblée constituante. Sa secrétaire générale estime que la sortie de crise commencera par la création de comités de quartiers regroupant toutes les catégories de la société. Mais aussi par la démission du président de la république et de son gouvernement et par la dissolution du parlement pour l’installation d’un gouvernement de transition.       


Consultations pour la formation du nouveau gouvernement

Le Premier ministre Noureddine Bedoui a entamé avec le Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, des consultations tendant à la formation du nouveau gouvernement de "compétences nationales avec ou sans affiliation politique", à la lumière des orientations du président de la République Abdelaziz Bouteflika, a-t-on appris dimanche de source bien informée. La nouvelle équipe gouvernementale comporterait, précise la même source, "des compétences nationales avec ou sans affiliation politique et reflétant de manière significative les caractéristiques démographiques de la société algérienne".   Une séance de travail, tenue par MM. Bedoui et Lamamra, a porté notamment sur la structure du prochain gouvernement. Les consultations en cours s'étendront aux représentants de la société civile et aux formations et personnalités politiques qui en exprimaient le souhait en vue d'aboutir à la mise en place d'un "gouvernement de large ouverture", précise également cette source.


Changement à la tête de l’Etat : Abderrahmane Mebtoul énonce les scénarios possibles pour éviter un blocage des institutions

A un moment où se confirme le départ à la tête de l’Etat du président Bouteflika, après quatre mandats successifs, se pose la question de savoir s’il n’existe pas de sérieux risques de blocage institutionnels.  Approché, ce dimanche, par l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, le spécialiste en questions économiques et stratégiques, Abderahmane Mebtoul, avance cinq scénarios possibles dont il tient à observer qu’ils « ne demandent pas de solutions juridiques ». De 1963 à 2016, rappelle-t-il, les différentes constitutions ont été « rarement appliquées », tout comme, souligne-t-il, nous avons assisté à des suspensions de Constitutions, de 1965 à 1975, raison pour laquelle, souligne-t-il, il faut éviter le juridisme, « la crise étant avant tout politique ». Présentant son premier scénario, il note que celui-ci favoriserait l’institution d’un « Etat d’exception », ce qui, indique-t-il, n’est pas souhaitable, « sauf crise majeure visant à préserver l’unité de l’ANP et des services de sécurité ».  La symbiose de l’Armée avec le peuple algérien, pourrait, souligne-t-il, contribuer à éviter les « drames des années passées ». Le second scénario, poursuit-il, consisterait à aller vers l’élection présidentielle, après la démission de l’actuel chef de l’Etat, le président du Senat étant chargé de la transition, après analyse de tous les impacts de cette option et en privilégiant la sécurité nationale. Pour ce qui concerne le troisième scénario, M. Mebtoul fait appel à l’article 102 de la Constitution donnant le pouvoir au président du Sénat d’organiser cette élection. Pour ce qui a trait au quatrième scénario, l'inivté de la rédaction met en avant le report d’élections qui doivent être fixées à une date précise, « ne dépassant pas une année », avec une période de transition et la promesse de l’actuel président de ne pas briguer un cinquième mandat. Ce dernier, indique-t-il, doit être entouré d’un Comité des sages « non partisans, émanant de la société (...) qui était dans la rue », ainsi que d’une instance de surveillance des élections composée de divers partis de la société civile, le ministère de l’Intérieur se chargeant des seuls aspects logistiques. Après le départ de l’ancien président, l’intervenant met en avant la constitution d’un gouvernement de technocrates, avec la mise sur table de toutes les revendications populaires, « afin de réaliser la transition politique et économique ». En conclusion, il appartiendra, relève-il, au nouveau président de réviser la Constitution, de dissoudre les assemblées élues et de s’attacher à entreprendre la transition démocratique.


Tarik Chenafa, le ressortissant algérien qui a survécu à la tuerie de Christchurch en Nouvelle-Zélande

Ph. DR

Il est le seul Algérien à avoir vécu la tuerie terroriste de Christchurch dont ont été victimes des fidèles musulmans en pleine prière du vendredi dernier dans les deux mosquées en Nouvelle Zélande. Une attaque cauchemardesque à laquelle il a miraculeusement survécu. Il s’agit de Tarik Chenafa, originaire de la wilaya de Ain Témouchent, à El Amria, localité d’Emssaid. Ce père de deux enfants a souffert d’une fracture de l’épaule avec plusieurs blessures par les éclats de verres des fenêtres. Le correspondant de la Radio chaine 3 à Oran, Mohamed Hamza Benmadani, s’est rapproché de sa famille à Ain Témouchent. Plus de détails dans son compte rendu. 


samedi 16 mars 2019

Interpellation de 75 individus à Alger à la fin des manifestations pacifiques

Soixante quinze (75) individus ont été interpellés par la police à la fin des manifestations qu'a connues Alger vendredi, indique un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). «La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a procédé à la fin de la journée du vendredi 15 mars 2019, à l'interpellation de 75 individus lors d'une opération de maintien de l'ordre, au niveau de certains arrondissements de la capitale, pour faits de violence, vol et dégradation de véhicules et de biens publics et privés «, précise le communiqué. Par ailleurs, il a été enregistré, lors de cette opération, des blessures légères de onze (11) policiers, actuellement pris en charge au niveau des structures sanitaires de la sûreté nationale, ajoute la même source. Plusieurs milliers de citoyens ont participé à des marches populaires pacifiques à Alger et dans plusieurs wilayas du pays, pour le quatrième  vendredi consécutif, revendiquant  notamment le «changement profond du système».


vendredi 15 mars 2019

L'Algérie condamne «avec la plus grande force» les attaques terroristes contre deux mosquées en Nouvelle-Zélande

L'Algérie condamne «avec la plus grande force» les attaques terroristes «criminelles» survenues vendredi contre deux mosquées dans la ville de Christchurch en Nouvelle-Zélande, ayant fait 49 morts et une cinquantaine de blessés, a déclaré vendredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif. «Nous condamnons avec la plus grande force les attaques terroristes criminelles perpétrées ce jour, 15 mars 2019, contre deux mosquées dans la ville de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, lesquelles ont fait de nombreux morts dont des femmes et des enfants, venus accomplir la prière du vendredi», a indiqué le porte-parole du ministère dans une déclaration. «Nous nous inclinons devant le martyr de ces innocentes victimes et présentons nos sincères condoléances à leurs familles et à leurs proches, tout comme, nous assurons de notre compassion et de notre solidarité les familles des blessés», a ajouté M. Benali Cherif. «Ces actes de terreur perpétrés par des extrémistes fanatiques formatés par des discours chauvinistes, haineux, discriminatoires et racistes, interpellent toutes les consciences sur la nécessité impérieuse d'une action tout-azimut de l'ensemble des acteurs politiques dans toutes les sociétés pour faire face, avec tous les moyens possibles, aux porteurs du discours et de l'idéologie de l'exclusion, de la discrimination et de haine», a-t-il souligné. «La communauté internationale se doit de redoubler les efforts pour lutter contre le phénomène de la xénophobie et de combattre toutes ses manifestations, à travers la consécration des valeurs de paix, de tolérance et du vivre ensemble», a conclu le porte-parole. APS


Quatrième vendredi de la contestation populaire : pour un changement politique radical et immédiat

Ce vendredi encore, et pour le quatrième consécutif depuis le 22 février dernier, les rues de quasiment toutes les wilayas du pays continueront à vibrer au rythme de la contestation populaire pour un changement politique radical en Algérie. Des centaines de milliers, peut-être des millions, manifestent aujourd’hui encore, toujours de la même manière pacifique, avec des slogans rassembleurs et des conduites des plus civilisées de la part, notamment d’une jeunesse mobilisées et disciplinée qui est en train de forcer l'admiration du monde entier.


jeudi 14 mars 2019

Gaïd Salah : l’ANP accomplit des «missions nobles» au service de son pays et de son peuple

Le général de Corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, Chef d'Etat-Major de l’Armée nationale populaire (ANP) a souligné mercredi les «missions nobles» dont  l’ANP «s’enorgueillit de les accomplir au service de son pays et de son peuple», indique jeudi le ministère de la Défense nationale dans un communiqué. M. Gaïd Salah, qui a présidé la 12ème session du Conseil d’orientation de l’Ecole supérieure de Guerre, a réitéré, lors de son allocution, l’importance accordée à l’Ecole supérieure de Guerre «qui recèle désormais les expériences confirmées dans le domaine de la formation et de l’enseignement supérieur, permettant d’optimiser le niveau de performance et d’aboutir à des résultats favorables dans le processus global de développement de l’ANP». Il a souligné «les missions nobles dont l’ANP, digne héritière de l’Armée de Libération nationale s’enorgueillit de les accomplir au service de son pays et son peuple. Des missions qui lui requièrent de s’efforcer, sans répit, à optimiser ses potentiels et de hisser sa disponibilité opérationnelle au diapason de la grandeur de ces missions assignées». «Ainsi, la mission fondamentale pour laquelle l’ESG a été créée est de doter les différentes forces de cadres élites hautement expérimentés, ayant la capacité élevée de s’acquitter efficacement des hautes responsabilités de commandement et d’Etat-Major et de conduite des opérations, en leur inculquant un enseignement opérationnel basé sur la conception, l’analyse, la planification et la conduite des opérations, ainsi que sur le développement de leur culture générale et le perfectionnement de leurs capacités de perception des données stratégiques, technologiques, économiques et humaines ayant trait à la défense et la sécurité nationale, ce qui leur permettra de contribuer avec efficacité à l’amélioration des études et des recherches dans les domaines tactiques, opérationnels et stratégiques, et accordera à cette élite parmi les cadres de haut niveau l’opportunité de participer à l’effort de développement que nous consentons à plus d’un niveau», a t-il expliqué. «Cet effort de développement que nous voulons ouvert sur les différents secteurs publics, à travers l’organisation annuelle d’un cours de haut niveau au profit des cadres supérieurs de l’Etat, ainsi qu’aux cadres supérieurs du MDN, dont la thématique est axée cette année sur les questions relatives à l’économie et la défense nationale», a indiqué M.Gaïd Salah lors de cette session à laquelle ont pris part des Commandants de Forces, du Commandant de la 1ère Région militaire, des Chefs des Départements de l’Etat-major de l’ANP et des directeurs centraux membres du Conseil d’orientation de l’Ecole. «Ces efforts, à travers lesquels nous tendons à un renforcement continu des fondements de la synergie nécessaire entre les exigences d’élever la disponibilité de nos forces armées et la grandeur des missions assignées, et nous avons compté, pour les atteindre, de manière absolue, sur le facteur humain que nous voulons, en plus de lui offrir un bagage scientifique, cognitif et militaire suffisant et adéquat, qu’il soit imprégné des valeurs nationales de son peuple, conscient de la sensibilité du rôle qui lui incombe, considérant qu’il représente le pivot et le fondement de toute action productive et réussie», a conclu le général de Corps d'Armée.  APS                


Lakhdar Brahimi appelle à l'ouverture du dialogue pour parvenir à «un large consensus»

L'ancien diplomate algérien, Lakhdar Brahimi, a qualifié, mercredi à Alger, les revendications soulevées par le peuple algérien de «légitimes et justifiées», appelant à l'ouverture du dialogue pour parvenir à «un large consensus» sur le futur président de l'Algérie. Dans un entretien accordé à la Télévision nationale, M. Brahimi a salué «la maturité le sens de responsabilité la jeunesse participant aux marches pacifiques, qui ont ébahi le monde entier, pour revendiquer «des réformes politiques» et «un changement radical». Exprimant des appréhensions quant à des risques «potentiels» de dérapage, Lakhdar Brahimi, a estimé que «les manifestions permettent d'attirer l'attention mais ne règlent pas les problèmes». Pour Lakhdar Brahimi, les revendications du peuple pour la non candidature du Président Bouteflika à un cinquième mandat et l'instauration d'une nouvelle République sont «justifiées». Rappelant que «l'Algérie a connu, depuis son indépendance, des moments charnières qu'elle a su, parfois, mettre a profit et d'autres non», il s'est dit confiant que «cette fois-ci elle parviendra à aller vers une deuxième République». Pour atteindre ces objectifs suprêmes, M. Brahimi a prôné la consolidation du respect et du dialogue et bannir «le dialogue  des sourds» afin d'organiser un conférence nationale permettant la concrétisation d'un «large consensus» pour choisir la personne la plus habilitée au poste de président de l'Algérie à l'avenir. A ce propos, il a expliqué que «le départ d'un régime ne peut se faire du jour au lendemain», rappelant l'exemple de l'Irak où l'Armée et toutes les institutions de l'Etat avaient été dissoutes (...) entrainant «l'effondrement des institutions et un vide effarant en matière de gestion des affaires de la société dans ses moindres besoins» Il a recommandé, dans ce sens «la pondération» dans la mise en place d'une nouvelle Constitution et l'organisation de l'élection présidentielle afin de ne pas rééditer l'expérience égyptienne, appelant à s'inspirer de l'expérience de la Tunisie où les consultations ont duré deux années avant d'asseoir une nouvelle Constitution, «toujours en vigueur». Affirmant que l'Algérie avait des «expériences» à même de lui permettre de passer «ce virage dangereux», il relevé les réactions «favorables» de la communauté internationale quant aux développements politiques en Algérie. Evoquant sa rencontre avec le président de la République, lundi dernier, Lakhdar Brahimi a déclaré que le chef de l'Etat l'a informé du contenu de son message à la nation à travers lequel il s'était engagé à ne pas briguer un nouveau mandat, a engager des réformes profondes, affirmant que «le Président est certes malade mais pas dans un état grave». «J'ai rencontré le président et nous nous sommes longuement entretenus, sa voix est très basse et ne peut porter un discours, mais ses fonctions cérébrales sont intactes», a-t-il assuré. Apportant un démenti catégorique aux rumeurs relayées par certains médias sur l'envoi, par la présidence de la République, d'un avion spécial pour le chercher à chaque fois rencontrer le président et apporter ensuite un faux témoignage sur son état de santé, Lakhdar Brahimi a dit «au fait, chaque fois que je me retrouve en Algérie, j'en informe le bureau du chef de l'Etat, parfois il demande à me voir et d'autres non». Par ailleurs, M. Brahimi a tenu a préciser qu'il n'avait pas été désigné pour présider la Conférence nationale à laquelle a appelé le président de la République, en tant que pas vers la nouvelle République. APS


Bedoui: les consultations vont commencer après la formation du gouvernement

Le nouveau premier ministre, Noureddine Bedoui, annonce, ce jeudi, que les consultations vont commencer juste après la formation de son gouvernement. Lors d’une conférence de presse animée en compagnie de son vice ministre, M. Bedoui déclare que  «les portes du dialogue sont ouvertes à tous le monde sans exception», et appelle à un dialogue sans contraintes et sans aucun complexe afin de répondre aux attentes des algériens.   Interrogé au sujet de la composition de son gouvernement, le nouveau Premier ministre s’est contenté de dire que qu’il sera composée de jeunes et de femmes. Suivez le direct (lien) 


mercredi 13 mars 2019

Gaïd Salah : « Je ne me lasserai jamais de répéter et de m'enorgueillir de la grandeur de la relation et de la confiance qui lie le peuple à son armée en toutes circonstances »

Conformément aux dispositions du Décret présidentiel du 26 septembre 2005 portant création de l'Ecole Supérieure de Guerre, Monsieur le Général de Corps d'Armée Ahmed Gaïd Salah, Vice-Ministre de la Défense Nationale, Chef d'Etat-Major de l'Armée Nationale Populaire a présidé, ce matin mercredi 13 mars 2019, la 12e Session du Conseil d'Orientation de l'Ecole Supérieure de Guerre. Ont été présents à cette réunion les Commandants de Forces, le Commandant de la 1ère Région Militaire et les Directeurs Centraux membres du Conseil d'Orientation de l'Ecole. Après la cérémonie d'accueil et à l'entame des travaux de la réunion, Monsieur le Général de Corps d'Armée a prononcé une allocution, dans laquelle il a souligné l'importance de cette rencontre qui coïncide avec la célébration par notre pays, ces jours-ci, du 57e anniversaire de la Fête de la Victoire, prévu le 19 mars. Ce mois de Chouhada qui ont été hissés aux plus hauts rangs d'honneur par Allah, et qui ont légué cette terre d'Algérie aux Algériens nobles, de génération en génération. Il a également réitéré la fierté éprouvée par l'Armée Nationale Populaire quant à la grandeur de la relation solide entre le peuple et son armée : «Dans ce contexte, j'ai eu à le dire à maintes reprises, et je le répèterai encore une fois, car je ne me lasserai jamais de répéter et de m'enorgueillir de la grandeur de la relation et de la confiance qui lie le peuple à son armée en toutes circonstances. Ainsi et partant de la grandeur de cet excellent capital relationnel, je me suis engagé en toute sincérité et abnégation, conscient même de la profondeur de mes propos que la sécurité de l'Algérie, sa stabilité, sa souveraineté nationale et son unité populaire et territoriale sont un legs précieux et inestimable qui incombe aux éléments de l'Armée Nationale Populaire, digne héritière de l'Armée de Libération Nationale. Ce précieux legs que nos forces armées font de sa préservation leur préoccupation majeure et leur mission fondamentale ; et que notre Armée s'engage à s'en acquitter de la manière la plus judicieuse et la plus correcte, en toutes conditions et circonstances, dérange énormément les ennemis du peuple algérien à l'intérieur comme à l'extérieur. Ces ennemis qui excellent dans la saisie des opportunités et qui pêchent dans des eaux troubles et maitrisent l'art des interprétations fausses et tendancieuses, ignorent que le peuple algérien conscient, authentique et attaché aux préceptes de sa religion islamique, qui comprend parfaitement le sens du verset coranique « et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction », sait de fait et de par les dures expériences qu'il a vécu, durant la période du colonialisme français, ensuite durant la décennie noire du terrorisme, de par son sens du patriotisme comment faire face aux crises que connait son pays et comment contribuer avec un patriotisme élevé à déjouer les plans de ceux qui guettent son pays. Un grand peuple ne craint guère les crises quelle que soit leur ampleur et son sort demeurera de tout temps le triomphe et la victoire». Monsieur le Général de Corps d'Armée a mis en valeur le haut niveau atteint par l'Ecole Supérieure de Guerre dans le domaine de la formation supérieure sanctionnée par le diplôme de doctorat en sciences militaires, qui a permis de former, au profit des différentes Forces, des cadres d'élite hautement qualifiés: «La voie d'enseignement que nous voulons que l'Ecole Supérieure de Guerre prenne en charge consiste à être en parfaite harmonie avec le niveau professionnel qu'a atteint l'Armée Nationale Populaire. Cette harmonie qui signifie la formation de cadres de haut niveau, maitrisant la réflexion avec professionnalisme, qui en fait de son parcours professionnel prestigieux et productif, un prolongement naturel de l'objectif auquel tendaient et aspiraient nos valeureux Chouhada. Atteindre ses résultats intellectuels élevés sera la passerelle adéquate menant à l'achèvement de résultats sur le terrain à même de contribuer au développement auquel on aspire au sein de notre Armée. Ce développement qui fera de la renommée de l'Algérie une assise et une motivation qui la tire toujours vers le haut et vers le mieux. Car l'armée qui est convaincue que la réputation d'un pays de martyrs est une réputation d'un éclat pérenne qui ne sera nullement impactée par un quelconque facteur interne ou externe, saura indéniablement que le peuple du pays des martyrs est un peuple qui valorise sa bonne réputation à sa juste valeur et accorde au devoir de la préserver avec sagesse et pondération un grand intérêt. L'Armée pourvue de cette vision judicieuse et clairvoyante, œuvrera inlassablement à se remémorer son passé séculaire et tirera de ses enseignements ce qui l'aide à se hisser à la hauteur de la réputation de sa patrie et de son peuple». Monsieur le Général de Corps d'Armée a rappelé l'importance accordée aux différents établissements de formation et d'enseignement de l'Armée Nationale Militaire, à leur tête, l'Ecole Supérieure de Guerre qui recèle désormais d'expériences confirmées dans le domaine de la formation et de l'enseignement supérieur, permettant d'optimiser le niveau de performance et d'aboutir à des résultats favorables dans le processus global de développement de l'Armée Nationale Populaire : « À la lumière de cette ferme conviction, nous avons de tout temps œuvré avec une forte détermination à accorder toute l'attention à l'Ecole Supérieure de Guerre afin d'en faire le meilleur reflet et la meilleure preuve du sérieux et de l'ambition de notre démarche future visant à donner à cette prestigieuse Ecole militaire toute sa dimension régionale, voire internationale, qui sied à la réputation de l'Armée Nationale Populaire et le statut mondial de l'Algérie. Notre démarche active et notre ambition légitime que nous avons œuvré avec persévérance à concrétiser sur le terrain, sous l'égide de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef Suprême des Forces Armées, Ministre de la Défense Nationale, est de permettre à l'Ecole Supérieure de Guerre d'atteindre de hauts rangs, afin de mériter à juste titre la considération et la gratitude dans les missions qui lui sont dévolues, pour devenir, de fait, la source d'élites, de compétences et d'aptitudes aux cerveaux fertiles, capables d'anticiper les défis qui pourraient profiler dans les horizons proches voire lointaines et d'analyser les indicateurs des évènements et des évolutions, avec toutes leurs constantes et variables, afin de fournir une lecture correcte et appropriée». Monsieur le Général de Corps d'Armée a suivi, ensuite, un exposé global présenté par le Commandant de l'Ecole, portant sur le bilan des objectifs atteints depuis la dernière session du Conseil d'Orientation de l'Ecole Supérieure de Guerre et sur les plans prévus pour l'année prochaine. Monsieur le Général de Corps d'Armée a procédé ensuite à l'inspection de quelques structures administratives et pédagogiques, à l'instar de la Division de Formation, et du simulateur de jeux de guerre, qui est un outil technologique et pédagogique moderne, permettant de simuler le champs de batailles avec ses diverses actions et manœuvres et qui permet également aux stagiaires d'être proches de l'environnement des guerres contemporaines.


Lamamra: « les institutions continueront à fonctionner normalement, y compris l’institution présidentielle, jusqu’à ce que le peuple ait choisi librement le successeur »

Fraichement désigné vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra a été reçu, ce mercredi, par la Chaine 3 de la Radio Algérienne. Lors de cette émission spéciale, M. Lamamra est revenu longuement sur les développements de la situation en Algérie et explicité le « plan de travail » proposé par le Chef de l’Etat. Interrogé, d’emblée, sur le fondement constitutionnel qui justifie le report des élections, M. Lamamra a déclaré que « le président de la République a répondu à l’appel du peuple ». « Les appels de ceux qui ont participé de plus en plus nombreux aux marches populaires ont été entendus par le président de la République qui a décidé de ne pas organiser l’élection présidentielle le 18 avril et d’avancer la tenue de la Conférence inclusive et indépendante », a-t-il expliqué. Invité à être plus précis sur les dispositions légales sur lesquelles s’appuie cette décision, l’invité de la Chaine 3 a jugé qu’« il peut y avoir des choses qui ne sont pas expressément formulées, de la manière dont certains juristes voudraient le voir », mais « le droit qui est un produit social ne peut que favoriser les retrouvailles plutôt que de bâtir des murs entre les compatriotes qui aspirent à se projeter ensemble ». S’appuyant sur l’exemple de l’ancien président Zeroual qui avait décidé d’écourter son mandat « pour l’intérêt de la nation », Lamamra invite les acteurs à faire preuve de créativité dans ces situations exceptionnelles.  « C’est au nom de la permanence de l’Etat et c’est au nom de la légitimité que le président tient du suffrage populaire, c’est pour prévenir tout risque de difficultés qui viendrait compliquer cette phase de conduite des réformes, que tout naturellement le président Bouteflika a indiqué que toutes les institutions continueront à fonctionner normalement, y compris l’institution présidentielle, jusqu’à ce que le peuple ait choisi librement ses successeurs auquel il remettrait les charges de la Présidence de la République », a ajouté le vice-Premier ministre. Nouveau gouvernement de Bedoui : un certains nombre de ministres seront remplacés  « Le président de la république a souhaité un renouvellement substantiel du gouvernement », a rappelé Lamamra qui annonce le départ d’un certains nombre de ministres et leur remplacement par de nouveaux visages de femmes et de jeunes. Si des représentants de l'opposition et de la société civile « souhaitent intégrer ce gouvernement, ils sont les bienvenus », dit-il, estimant, toutefois, qu’il sera plus facile à l’opposition d’intégrer le gouvernement, « une fois qu’elle aura participé à la nouvelle constitution ».   


Lamamra à la radio Chaine 3 : le nouveau Premier ministre, Noureddine Bedoui, animera, ce jeudi, une conférence de presse

Le premier ministre, Noureddine Bedoui, récemment désigné à la place d’Ahmed Ouyahia, animera une conférence de presse, ce jeudi, a annoncé Ramtane Lamamra, qui a été l’invité, mercredi, de la radio Chaine 3. Ramtane Lamamra a été désigné, lui aussi, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères,


mardi 12 mars 2019

Noureddine Bedoui prend ses fonctions de Premier ministre

Ph. DR

M. Noureddine Bedoui a pris ses fonctions de Premier ministre, mardi, lors de la cérémonie de passation de pouvoirs, avec son prédécesseur, Ahmed Ouyahia, au Palais du Gouvernement à Alger. Dans une déclaration à la presse à l'issue de cette cérémonie, M. Bedoui a exprimé sa reconnaissance au président de la République, Abdelaziz Bouteflika pour la confiance dont il a été investie, s'engageant à "oeuvrer sans cesse pour être à la hauteur de cette confiance". Le Premier ministre qui a tenu à rendre un "vibrant hommage" à M. Ouyahia, a salué "ses efforts consentis en faveur de l'Algérie". Pour sa part, M. Ouyahia a présenté ses remerciements au Président Bouteflika pour la confiance dont il a été investie, exprimant sa reconnaissance pour "le soutien indéfectible" apporté par le Président de la République, tout au long de ses missions en tant que Premier ministre. Félicitant le nouveau Premier ministre pour la confiance dont il a été investie, M. Ouyahia lui a souhaité la réussite dans ses missions, rappelant que "M. Bedoui, de par sa longue carrière, n'est plus à présenter". "J'ai eu l'honneur de travailler avec lui pendant presque 20 mois", a-t-il soutenu.


Le diplomate Mohamed Laïchoubi : le mouvement de contestation qui vient de se créer s’est posé en acteur politique « majeur et incontournable »

En réaction à la contestation populaire de ces dernières semaines, le président Bouteflika a annoncé, mardi, qu’il rejetait l’idée de briguer un cinquième mandat, annonçant sur la lancée l’organisation d’une conférence « inclusive » réunissant les acteurs représentatifs de la société. Du mouvement qui s'est ainsi créé, l’ancien ministre et diplomate, Mohamed Laïchoubi, observe que celui-ci s’est érigé en un « acteur politique majeur et incontournable » doté de responsabilité et de maturité. Des promesses formulées par le chef de l'Etat, il tire, par ailleurs, la conclusion qu’elles sont une garantie qu’il n’y aura pas de nouveau mandat et que la conférence dont celui-ci a annoncé la tenue permettra l’organisation d’élections « sincères ». S’exprimant, mercredi, durant l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, l’intervenant perçoit ces promesses comme des « mesures d’apaisement » devant, selon lui, déboucher sur « un débat majeur ». Si, note-t-il, du coté de la contestation on estime que le système n'a que trop duré et que l’on revendique donc une gouvernance plus transparente, en face il y a un président qui vient avec une préoccupation majeure, celle d’éviter au pays un « vide total » au plan institutionnel. M. Laïchoubi n'en s’interroge pas moins de savoir qu’elle est finalement la réponse la plus adéquate. Faudrait-il, déclare-t-il, prôner une solution assurant à l’Etat une continuité institutionnelle, où bien prendre le risque d’installer un « vide juridique et politique » total ? De la commission indépendance chargée de mener à bien la transition, l’invité se réfère, une fois encore, aux assurances énoncées par le président selon lequel celle-ci se présenterait sous la forme d'un instrument législatif, dotée de l’intégralité de prérogatives organisant à la fois sa « présence et son existence ».   Comment les Algériens en sont-il arrivés à contester la présence, 20 années durant, de la gouvernance de Bouteflika. En plus de la maladie de ce dernier et de « l’usure du système », il considère que la société Algérienne, constituée d’une nouvelle génération a progressé et que légitimement elle en est venue à réclamer un système démocratique « renouvelé et rafraichi ».  


lundi 11 mars 2019

Le président Bouteflika met fin aux fonctions du président et des membres désignés de la HIISE

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a signé lundi un décret présidentiel mettant fin aux fonctions du président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), Abdelouahab Derbal, et des membres désignés de cette instance, indique un communiqué de la Présidence de la République.


M. Bedoui nommé Premier ministre en remplacement de M. Ouyahia, Lamamra vice-Premier ministre

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika a reçu, lundi à Alger, MM. Noureddine Bedoui et Ramtane Lamamra. Lors de cette audience, le chef de l'Etat a procédé à la nomination de M. Bedoui au poste de Premier ministre en remplacement de M. Ahmed Ouyahia. M. Bouteflika a également nommé, à la même occasion, M. Lamamra au poste de vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères. Le président Bouteflika a chargé M. Bedoui de former le nouveau gouvernement. APS


Le président Bouteflika annonce le report de l’élection présidentielle et sa décision de ne pas briguer un 5ème mandat

Le président de la République Abdelaziz Bouteflika a adressé lundi un message à la nation dans lequel il a annoncé le report de l'élection présidentielle du 18 avril 2019, et sa décision de ne pas briguer un 5ème mandat à la magistrature suprême. Le président Bouteflika a également annoncé la tenue de l'élection présidentielle dans le prolongement de la conférence nationale inclusive et indépendante ainsi que la formation d'un gouvernement de compétences nationales. En voici le texte intégral du message :  Chères concitoyennes, Chers concitoyens, L’Algérie traverse une étape sensible de son Histoire. Ce 8 mars, pour le troisième vendredi consécutif, d’importantes marches populaires ont eu lieu à travers le pays. J’ai suivi ces développements et, comme je vous l’ai déjà annoncé le 3 de ce mois, je comprends les motivations des nombreux compatriotes qui ont choisi ce mode d’expression dont je tiens, une fois de plus, à saluer le caractère pacifique. Je comprends tout particulièrement le message porté par les jeunes en termes, à la fois, d’angoisse et d’ambition pour leur avenir propre et pour celui du pays. Je comprends aussi le décalage qui a pu être source de préoccupation entre, d’un côté, la tenue de l’élection présidentielle à une date techniquement appropriée en tant que jalon de gouvernance dans la vie institutionnelle et politique et, de l’autre, l’ouverture, sans délai indû, du vaste chantier, politiquement hautement prioritaire, de conception et de conduite de réformes profondes dans les domaines politique, institutionnel, économique et social, avec la participation la plus large possible et la plus représentative de la société algérienne, y compris la juste part devant revenir aux femmes et aux jeunes. Je comprends enfin que le projet rénovateur de notre Etat-nation, dont je vous ai annoncé les principales articulations, gagnerait à bénéficier d’un surcroit de clarifications et être préparé, pour chasser tout doute des esprits, par la réunion des conditions de son appropriation par toutes les couches sociales et les composantes de la Nation algérienne. En toute fidélité au serment que j’ai fait devant le peuple algérien de protéger et de promouvoir en toutes circonstances les intérêts bien compris de notre Patrie, et après les consultations institutionnelles requises par la Constitution, j’invoque la grâce et le soutien de Dieu Tout-Puissant pour me prévaloir des valeurs supérieures de notre peuple dont nos glorieux martyrs et nos valeureux moudjahidine ont consacré l’immortalité pour présenter à l’adresse de vos cœurs et à vos consciences les décisions suivantes : Premièrement : Il n’y aura pas de cinquième mandat et il n’en a jamais été question pour moi, mon état de santé et mon âge ne m’assignant comme ultime devoir envers le peuple algérien que la contribution à l’assise des fondations d’une nouvelle République en tant que cadre du nouveau système algérien que nous appelons de tous nos vœux. Cette nouvelle République et ce nouveau système seront entre les mains des nouvelles générations d’Algériennes et d’Algériens qui seront tout naturellement les principaux acteurs et bénéficiaires de la vie publique et du développement durable dans l’Algérie de demain. Deuxièmement : Il n’y aura pas d’élection présidentielle le 18 avril prochain. Il s’agit ainsi de satisfaire une demande pressante que vous avez été nombreux à m’adresser dans votre souci de lever tout malentendu quant à l’opportunité et à l’irréversibilité de la transmission générationnelle à laquelle je me suis engagé. Il s’agit aussi de faire prévaloir la noble finalité des dispositifs juridiques qui réside dans une saine régulation de la vie institutionnelle et dans l’harmonie des interactions socio-politiques, sur une observation rigide d’échéances pré-établies. Le report de l’élection présidentielle qui a été réclamé vient donc pour apaiser les appréhensions qui ont été manifestées afin d’ouvrir la voie à la généralisation de la sérénité, de la quiétude et de la sécurité publique, dans l’objectif d’entreprendre ensemble les actions d’importance historique qui permettront de préparer le plus rapidement possible l’avènement d’une nouvelle ère en Algérie. Troisièmement : Dans la perspective d’une mobilisation accrue des pouvoirs publics et du rehaussement de l’efficacité de l’action de l’Etat dans tous les domaines, j’ai décidé de procéder tout prochainement à des changements importants au sein du Gouvernement. Ces changements constitueront une réponse adéquate aux attentes dont vous m’avez saisi, ainsi qu’une illustration de ma réceptivité à l’exigence de reddition de comptes et d’évaluation rigoureuse dans l’exercice des responsabilités à tous les niveaux et dans tous les secteurs. Quatrièmement : La Conférence nationale inclusive et indépendante sera une enceinte dotée de tous les pouvoirs nécessaires à la discussion, l’élaboration et l’adoption de tous types de réformes devant constituer le socle du nouveau système que porte le lancement du processus de transformation de notre Etat-nation, que j’estime être ma mission ultime en parachèvement de l’œuvre dont Dieu Tout-Puissant m’a accordé la capacité et pour laquelle le peuple algérien m’a donné l’opportunité. Cette conférence sera équitablement représentative de la société algérienne comme des sensibilités qui la parcourent, organisera librement ses travaux, sous la direction d’une instance présidentielle plurielle, avec à sa tête un président qui sera une personnalité nationale indépendante, consensuelle et expérimentée. La conférence doit s’efforcer de compléter son mandat avant la fin de l’année 2019. Le projet de Constitution qui émanera da la Conférence sera soumis à un référendum populaire. La Conférence nationale indépendante fixera souverainement la date de l’élection présidentielle à laquelle je ne serai en aucun cas candidat. Cinquièmement : L’élection présidentielle qui aura lieu dans le prolongement de la conférence nationale inclusive et indépendante sera organisée sous l’autorité exclusive d’une commission électorale nationale indépendante dont le mandat, la composition et le mode de fonctionnement seront codifiés dans un texte législatif spécifique qui s’inspirera des expériences et des pratiques les mieux établies à l’échelle internationale. La création d’une commission électorale nationale indépendante est décidée pour répondre à une revendication largement soutenue par les formations politiques algériennes ainsi qu’à une recommandation constante des missions d’observation électorale des Organisations internationales et régionales invitées et reçues par l’Algérie lors des consultations électorales nationales précédentes. Sixièmement : Dans le but de contribuer de manière optimale à la tenue de l’élection présidentielle dans des conditions incontestables de liberté, de régularité et de transparence, il sera formé un Gouvernement de compétences nationales bénéficiant du soutien des composantes de la Conférence nationale. Ce Gouvernement assumera la supervision des missions de l’administration publique et des services de sécurité et apportera sa pleine collaboration à la commission électorale nationale indépendante. Pour sa part, le Conseil constitutionnel assumera, en toute indépendance, les pouvoirs que lui confèrent la Constitution et la loi en matière d’élections présidentielles. Septièmement : Je m’engage solennellement devant Dieu le Tout-Puissant et devant le peuple algérien à ne ménager aucun effort pour que les Institutions, structures, démembrements de l’Etat et collectivités locales se mobilisent pour concourir à la pleine réussite de ce plan de travail. Je m’engage également à veiller à ce que toutes les Institutions constitutionnelles de la République poursuivent scrupuleusement l’accomplissement de leurs missions respectives et exercent leurs pouvoirs respectifs au service exclusif du peuple algérien et de la République. Je m’engage enfin, si Dieu m’accorde vie et assistance, à remettre les charges et les prérogatives de Président de la République au successeur que le peuple algérien aura librement élu. Chères concitoyennes, Chers concitoyens, Voici la voie du salut que je vous invite à emprunter ensemble pour prémunir l’Algérie contre des épreuves, des déchirements et des déperditions d’énergies. Voici la voie d’un sursaut collectif pacifique pour permettre à l’Algérie de réaliser tout son potentiel dans une démocratie épanouie, digne des gloires de l’Histoire de notre Nation. Voici la voie dans laquelle je vous demande de me suivre et de m’aider. Gloire éternelle à nos vaillants martyrs. APS