lundi 10 décembre 2018

Sécheresse et baisse de la pluviométrie : des stations de dessalement d’eau de mer à la rescousse

Lorsque la pluviométrie commence à se faire rare, les ressources en eau non conventionnelles peuvent se révéler être, pour l'Algérie, une alternative pour pouvoir répondre aux besoins de consommation de ses populations et de son économie.   S’exprimant, lundi, à la chaine 3 de la Radio Algérienne, le directeur des ressources d’eau non conventionnelles signale que cette situation est prise en compte dans la stratégie nationale de mobilisation de ces dernières, lorsque le besoin s’en fait sentir. M. Abdelwahab Smati explique que c'est la persistance de la sécheresse sur le long terme, induite par le changement climatique, donnant lieu à une diminution de 30% du volume de pluviométrie, qui a amené, le pays à se tourner vers les ressources en eau non conventionnelles, dont notamment celles tirées du dessalement d’eau de mer. Cette technique, précise M. Smati, permet actuellement de produire quelque 2,2 millions de m2 d’eau/jour, soit 17% des besoins nationaux, ajoutant que 50% sont pompés à partir des nappes souterraines et 33% prélevés à partir des divers barrages disséminés à travers le pays. Citant l’exemple des régions d’El Taref et d’Annaba, lesquelles, rappelle-t-il,  ont eu à souffrir de trois années consécutives de sécheresse, l’intervenant annonce la prochaine construction d’une station de dessalement, d’une capacité de 300.000 m2/jour, à laquelle s'ajouteront les ressources tirées du sous-sol et celles mobilisées dans les barrages. Il signale qu’après la mise au point d’une étude prévoyant d’en construire 13 tout le long du littoral national, les premières stations de dessalement ont commencé à voir le jour, graduellement, à partir de 2003, ajoutant qu’il n’en reste plus de deux autres à finaliser, à El Tarf et à Bejaïa, auxquelles, ajoute-t-il, il est prévu d’adjoindre deux autres ouvrages, à Skikda et Zéralda. L’invité confirme, par ailleurs, le projet de création, « en cours de réflexion »  , d’un grand groupe industriel spécialisé dans le dessalement d’eau de mer, en coopération avec l’entreprise Sonatrach, dans une perspective de sécurisation de l’alimentation en eau du pays.      


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