mardi 16 octobre 2018

La directrice de l’Ecole nationale d’Alimentation : notre sécurité alimentaire est notamment tributaire de la lutte contre le gaspillage

Pensée au départ comme un moyen pour un Etat de produire pour sa population la totalité de la nourriture qu'elle consomme, la sécurité alimentaire vise en réalité à assurer à celle-ci, une alimentation saine, de qualité et accessible. Pour Mme Meriem Hind Benmahdi, accueillie, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’Alimentation, aucun pays ne peut se prévaloir de produire 100%100 de ce qu’il consomme. De la situation de dépendance de l’Algérie vis-à-vis de l’extérieur, notamment pour ce qui concerne les semences, même si elle constate une amélioration de la production de céréales, la directrice de l’Ecole nationale d’alimentation et des industries alimentaires rappele que « le monde entier » est tributaire de deux pays producteurs se plaçant en situation de monopole. Si d'après elle l’Algérien moyen « ne manque pas d’aliments », l’important consiste à améliorer la qualité et la ration alimentaire de ce qu'il consomme, afin qu’il puisse « vivre longtemps et en bonne santé ». Mme Benmahdi considère, par ailleurs, qu’il est important de mener la lutte au gaspillage car, observe-t-elle, bien que l’Algérie produise 70% de ses besoins alimentaires, beaucoup de pertes sont constatées avant qu’il n’arrive chez le consommateur. Citant une étude la FAO, elle note que prés de la production de légumes et de fruits se perd entre le moment où elle est cueillie et celui où elle arrive sur les étals des marchands. C’est la raison pour laquelle, dit-elle, il reste à faire des efforts pour améliorer les méthodes de récolte, de stockage, de transformation et de distribution notamment. Elle déclare, d'autre part, être en faveur d’une agriculture « raisonnée » économisant l’eau, diminuant l’impact environnemental en termes « d’empreintes carbones », limitant l’impact des fertilisants et des pesticides sur la santé publique, avec pour résultat , produire une alimentation saine et de bonne qualité. Abordant le gaspillage par les ménages Algériens de quantités de nourriture, particulièrement celle du pain, elle relève, là aussi, qu’il s’agit d’un phénomène mondial, signalant qu’environ 1,3 milliards de tonnes d’aliments sont annuellement jetés à travers la planète.   Imputant ce comportement au manque de conscience des personnes qui en sont coupables, elle l’explique par leur manque de discernement, notamment en termes de sécurité alimentaire pour leur pays. « Il est triste, commente-t-elle, de voir des poubelles regorgeant de pain ».    


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