mardi 11 septembre 2018

Sonatrach : une stratégie d’exportation prenant davantage en compte l’aspect valeur et non plus seulement celui de volume

Dressant une analyse de ses marchés énergétiques accordant la priorité au placement maximum de quantités d’hydrocarbures à l'exportation,  la compagnie Sonatrach entend désormais accorder un plus grand intérêt aux aspects « valeur » de ses produits à l'étranger. S’exprimant, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, le vice président par intérim de l’activité commerciale de cette société explique qu’un projet dénommé « SH 20L30 » avait révélé que cette compagnie avait, jusqu’ici, une stratégie à l’export prenant en compte le seul aspect de « volumétrie », en raison notamment des soucis de ses clients Européens de garantir leurs approvisionnements pétroliers.   Ce raisonnement, confie-t-il, s’est révélé « périmé », l’Algérie ne se trouvant  plus en situation de « pénurie énergétique », grâce à l’apport du pétrole de schiste à grande échelle et au « retournement du marché Européen », orienté désormais vers une diversification de ses sources d’approvisionnement. L’un des piliers majeur de ce projet, précise-t-il, est de mettre en place une stratégie d’exportation prenant en compte l’aspect « valeur » et non plus celui de « volume ». Durant son intervention, M. Mazighi s’est d’autre part exprimé sur l’acquisition par Sonatrach de la raffinerie d’Augusta, en Italie, dont il indique qu’elle n’a pas encore été transférée à son nouveau propriétaire, ajoutant qu’elle devrait intervenir dans environ trois mois. Parallèlement à cette acquisition, le représentant de Sonatrach annonce, par ailleurs, la construction d’une nouvelle raffinerie à Hassi Messaoud, dont l’attributaire du marché, dit-il, sera annoncé « très, très bientôt ». Commentant, d’autre part, ma décision de Sonatrach de solliciter l’apport d’entreprises Algériennes pour certains de ses besoins en équipements, M. Ahmed Mazighi rappelle qu’il existe beaucoup parmi ces dernières qui sont à même de  produire des pièces de qualité, leur permettant de se placer en tant que « moteurs de l’industrie Algérienne ».  Il rappelle que cette compagnie a décidé de s’ouvrir aux compétences des entreprises Algériennes, tous statuts confondus, pour produire ces équipements et d'investir pour cela 20 milliards de dollars.  


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