jeudi 7 juin 2018

La LADDH remercie les algériens pour leur mobilisation

Après la libération du journaliste Saïd Boudour et du lanceur d’alerte Noureddine Tounsi par le tribunal de Sidi M’hamed, le bureau d’Oran de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), a tenu à remercier les «femmes et les hommes libres de notre pays» pour leur mobilisation et les magistrats qui restent attachés à appliquer le droit. «Même si le Conseil supérieur de la magistrats reste sous l’emprise de l’Exécutif, il y a des magistrats qui s’en tiennent à la loi et à leur conscience», affirme le bureau d’Oran dans son communiqué signé par Kaddour Chouicha. Le bureau tient à féliciter le collectif d’avocats qui s’est constitué pour que «justice soit rendue». Parmi eux, on retrouve des avocats connus pour être en première ligne dans la défense des droits de l’homme, tels Mes Mustapha Bouchachi, Noureddine Benissad, Amine Sidhoum ou Abdelghani Badi. La LADDH d’Oran tient également à remercier toutes celles et ceux qui ont adressé des messages de sympathie et de solidarité et participé à la constitution du comité de solidarité. Le lanceur d’alerte Noureddine Tounsi, qui a révélé plusieurs faits de corruption au sein du port de cette ville et le journaliste Saïd Boudour du média en ligne Algérie Part qui a révélé l’arrivée illicite d’une quantité de plus de 700 kg de cocaïne au port d’Oran planqué dans le container de viandes surgelées importés par Kamel Chikhi, alias Kamel «El Bouchi», ont été interpellés vendredi à Oran avant d’être transférés à Alger dans la nuit. Le Bureau d’Oran exprime aussi sa solidarité entière et assumée envers les autres personnes concernées dans cette affaire, car en 2018 il n’est pas concevable que «l’atteinte et l’outrage à corps constitué ainsi que d’autres accusations soient utilisées pour brimer la liberté d’expression et la liberté de la presse.» et de conseiller aux «services de sécurité ainsi que l’institution judiciaire de plutôt concentrer leurs efforts sur les vrais crimes et délits commis, comme l’illustre très bien le cas des 701 kg de cocaïne, qui sapent les fondements même du pays, que de chercher à criminaliser les auteurs de caricatures et autres symboles de la liberté de presse et d’expression.» «Cela, d’autant plus que cette affaire montre que les réseaux mafieux ont privatisé l’Etat algérien», conclut le communiqué.  

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