mardi 5 juin 2018

Conquête des marchés à l'étranger : le président de l’Association des exportateurs Algériens fait état de "signaux positifs"

Commentant l’annonce du Premier ministre d’aller de l’avant dans le sens d’une dynamisation des exportations hors hydrocarbure, le président de l’Association nationale des exportateurs Algériens fait état de « signaux d’espoirs », ajoutant que les opérateurs économiques attendent qu’elle soit concrétisée « par des actes sur le terrain ». S’exprimant, mardi, durant l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, M. Ali Bey Naceri fait état de signaux positifs au niveau d’un certain nombre de ministères traduisant une volonté d’aller à la conquête de marchés à l’international. De la nécessaire présence de représentations bancaires à l’étranger, celui-ci relève que l’absence de ces dernières constitue à ses yeux « le principal frein » aux entreprises potentiellement exportatrices. Il rappelle qu’il existe présentement un contingent de 281 produits, en quantités plus ou moins significatives, qui ont commencé à conquérir des marchés à l’extérieur, une dynamique, dit-il, qui reste à consolider en jouant sur la compétitivité. Signalant toute la difficulté à investir ces marchés, M. Naceri en appelle à un soutien et à une assistance sans faille des pouvoirs publics afin que les entreprises exportatrices réussissent leur pari. A propos de l’Accord d’association avec l’Union Européenne, notamment après l’annonce du démantèlement tarifaire, prévu en 2020, il considère qu'il représente le principal défi. « Faudrait-il, s’interroge-t-il, y rester ou bien le quitter ? « La réalité, relève-t-il, c’est qu’on a rien fait, depuis 2010, pour mettre nos entreprises en ordre de bataille », faute d’une étude d’impacts destinée à évaluer le contenu de cet accord. Observant que le niveau moyen des importations en provenance de l’UE se chiffre à 20 milliards de dollars et qu’il prévoit une exonération fiscale de 18%, l’intervenant note qu'en dépit de ses difficultés en liquidités, l’Algérie a continué à assumer cette perte, dont il estime la valeur à 3,5 milliards de dollars. Face à cette situation, le président de l’Association des exportateurs estime que  l’Algérie est en droit d’appliquer la réciprocité en imposant des taxes sur tous les produits importés à partir de cette zone.


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