samedi 5 mai 2018

Les distributeurs peinent à couvrir tous les besoins

Améliorer le processus de la répartition des médicaments, le rôle du répartiteur pharmaceutique dans l’acheminement de médicaments, le respect des bonnes pratiques pour une distribution performante afin d’atteindre les objectifs de la politique nationale de santé sont, entre autres, les points débattus lors de la deuxième journée de la distribution pharmaceutique organisée jeudi au CIC à Alger par l’Association des distributeurs pharmaceutiques algériens (Adpha). Revenant sur les difficultés rencontrées sur le terrain tout en relevant le défi de garantir l’approvisionnement et la disponibilité des médicaments dans les 11 000 officines installées à travers le territoire national, la présidente de l’Adpha, Mme Hassiba Boulemerka, a tenu à souligner que «le secteur de la répartition du médicament est trop souvent ostracisé et injustement assimilé à une activité purement spéculative, il est même quelquefois désigné à l’opinion nationale comme le responsable de la rupture d’approvisionnement de tel ou tel produit, là où chacun sait que les causes sont situées en amont, en dehors de sa sphère de compétence. Malgré cela, nos membres arrivent par leurs engagements à faire parvenir le médicament jusqu’aux coins les plus reculés de notre vaste territoire», a-t-elle relevé tout en se félicitant de la transparence dans laquelle baigne l’activité, «une des rares à assurer une traçabilité totale de toutes les opérations effectuées». La présidente de l’Adpha regrette que le secteur de la répartition peine à être écouté et que «ses performances sont passées sous silence, malgré son apport positif et bénéfique pour la santé publique», a-t-elle noté, notamment pour la mise à niveau du cadre légal et réglementaire du secteur. Lequel fait face, selon le Dr Abdelouahed Kerrar, vice-président de l’Adpha, à d’énormes difficultés, notamment la compression des marges, la baisse des prix des médicaments avec une inflation persistante et des coûts d’intervention en hausse alors que «le répartiteur a un rôle important dans la disponibilité et il est tenu par l’obligation de résultats. Malgré la croissance qu’a connue la jeune production nationale, il y a un déséquilibre entre l’offre et la demande. L’offre est nettement inférieure à la demande», a-t-il noté et de signaler : «Face à l'inflation et l’augmentation des prix, le médicament a, quant à lui, connu une baisse des prix. D’ailleurs, en dix ans, le secteur a perdu 140 milliards de dinars. Ce qui constitue une menace pour la viabilité de nos entreprises», a-t-il averti tout en signalant les difficultés rencontrées sur les axes routiers lors de l’acheminement des médicaments, en l’occurrence les contrôles routiers. La gestion des psychotropes pose également problème pour les distributeurs qui parfois préfèrent ne pas les avoir sur la liste des produits à acheminer face aux risques encourus en termes de sécu rité. Des produits qui nécessitent, a noté le secrétaire général de l’Adpha, la mise en place de mesures de précaution. 

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