mercredi 18 avril 2018

Production d’arômes : Les industriels s’organisent

Le Consortium algérien des fabricants d’arômes (CAFA) et l’Association des producteurs algériens de boissons (APAB) ont annoncé, hier à Alger, avoir établi une «feuille de route» pour enclencher un travail d’évaluation permettant, à terme, de réaliser une intégration totale des entreprises de la filière en matière d’utilisation des arômes alimentaires. S’exprimant lors d’une conférence de presse organisée au lendemain de l’annonce par le ministère du Commerce de la levée de l’interdiction sur l’importation des intrants, le président de la CAFA, Abdelouahab Ziani, a indiqué que les entreprises du secteur sont en mesure de répondre à l’ensemble de la demande nationale en matière d’arômes, «pour peu qu’on leur accorde du temps pour élaborer les analyses et les développements nécessaires à la fabrication des arômes spécifiques répondant aux exigences des clients». Pour lui, il y a une certaine méconnaissance du marché national dans ce domaine et «la décision d’interdire l’importation des intrants, prise certes dans la précipitation, a permis tout de même de faire connaître les capacités des entreprises locales spécialisées dans ce type de production». Et de préciser que «la fabrication des arômes existe depuis des années en Algérie. Nous avons alimenté des grandes sociétés nationales en quantités suffisantes et de qualité et sommes à même de pouvoir satisfaire la demande.» Pour sa part, le président de l’APAB, Ali Hamani, s’est félicité de la levée de l’interdiction sur l’importation des intrants agroalimentaires, soulignant l’intérêt d’aller vers «l’intégration de tous les producteurs nationaux d’arômes et d’intrants alimentaires». «Il a été convenu de tenir, mensuellement, une réunion d’évaluation entre producteurs agroalimentaires (boisson, biscuiterie, confiserie et laiterie) et les fabricants d’arômes pour évaluer les possibilité d’intégration progressive des deux secteurs de production et diminuer ainsi la facture d’importation des intrants», a expliqué M. Hamani. Il convient de rappeler à ce propos que le ministère du Commerce a procédé, lundi dernier, à la levée de la suspension provisoire à l’importation de certains intrants nécessaires à la production de plusieurs produits alimentaires, à l’instar des intrants des jus et boissons, des yaourts, des biscuits, des confiseries et des chocolats. Cette action, explique le ministère, «s’inscrit dans les travaux de révision et de mise à jour de la liste des produits suspendus provisoirement à l’importation». Pas moins de 851 produits, notamment alimentaires, relevant de 45 catégories de marchandises, sont soumis au régime des restrictions à l’importation depuis janvier 2018. Une nouvelle liste de produits temporairement interdits à l’importation sera prochainement publiée, après l’achèvement de sa mise à jour, a annoncé récemment le ministère du Commerce. Une soixantaine de produits seront retirés de cette liste, à laquelle s’ajoutera une quarantaine d’autres issus des industries du verre et de l’aluminium.

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