mercredi 18 avril 2018

Plusieurs milliards d’euros annoncés

ENI veut optimiser avec l’Algérie,  au mois de juillet  prochain, la première centrale photovoltaïque dédiée au gisement pétrolier de Bir Rebaa Nord «BRN» à Ouargla. Le groupe italien ENI annonce une augmentation de ses  investissements en Algérie, dans les quatre années à venir,  pour passer de «600 millions d’euros  en 2018, à  plusieurs milliards d’euros  à courte échéance»,  selon les déclarations du patron d’ENI, qui s’exprimait hier,  en marge d’une conférence de presse organisée dans le cadre des JST de Sonatrach se déroulant à Oran. Claudio Descalzi  a, par ailleurs, rappelé que son groupe a produit  100 000 barils  équivalents pétrole (bep) par jour, en 2018,  et compte augmenter ce volume de production dès la fin de 2019,  grâce à la concrétisation d’un projet de pipeline dans le bassin de Berkine d’une longueur de 180 km, pour transporter un volume de  gaz de 7 millions de mètres cubes par an. Pour ce qui est de l’importation de gaz, le patron d’ENI souligne que son groupe a acheté  environ 11 milliards de mètres cubes de gaz en 2017,  en provenance de l’Algérie, sur un total d’une vingtaine de milliards de mètres cubes environ exportés par l’Algérie vers l’Italie. S’agissant du solaire,  un autre volet de coopération qu’ENI veut optimiser avec l’Algérie, Caudio Descalzi  annonce  la mise en service,  au mois de juillet  prochain,  de  la première centrale photovoltaïque dédiée au gisement pétrolier de Bir Rebaa Nord «BRN» à Ouargla. Un  premier pas vers l’alimentation électrique d’origine solaire des champs pétroliers de Sonatrach. D’une capacité de 10 MW, la centrale de BRN utilisera près de 32 000 panneaux solaires et s’étendra sur une superficie de 20 hectares, mitoyenne à ce champ, et permettra d’économiser l’équivalent de 6 millions de mètres cubes de gaz par an. D’autres projets dans le solaire, sont en perspective pour l’ENI, en Algérie, selon M. Descalzi qui annonce des projets d’un total de 50  mégawatts à Hassi Berkine à court terme, et de 500 mégawatts «à plus long terme,  ce qui économisera à Sonatrach une quantité importante de gaz qui  pourra être utilisée sur le réseau domestique,  mais aussi à l’export». Par ailleurs, M. Descalzi marque l’intérêt de son groupe pour l’offshore algérien encore «zone vierge». Le groupe est actuellement en charge,  en collaboration avec Sonatrach, d’une étude  sur le potentiel de l’offshore et espère aller plus loin dans la collaboration avec Sonatrach dans ce domaine. Une réunion d’évaluation des résultats de l’étude,  entre les deux partenaires, est prévue dans les semaines à venir, en vue de lancer les travaux de sismique.

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