jeudi 19 avril 2018

Marche, témoignages et hommages à Tizi Ouzou

Le MAK, l’URK et le RPK appellent  à une marche pour aujourd’hui. Des conférences et des hommages aux animateurs du MCB sont également au programme  aussi bien à la Maison de la culture qu’à l’université Mouloud Mammeri.  La célébration du 38e anniversaire du Printemps berbère 1980 sera marquée par d’intenses activités dans la wilaya de Tizi Ouzou, où le mouvement associatif et les  institutions publiques ont mis sur pied des programmes de festivités qui s’étalent sur plusieurs jours. Pour ce qui est de la traditionnelle action, celle-ci se résume à une marche qui aura lieu dans le chef-lieu de wilaya. Elle sera organisée à l’appel du MAK,  de l’URK et le RPK. Ce dernier a, d’ailleurs, exhorté les citoyens à venir massivement marcher «pour faire de cet anniversaire un moment de fraternité, de convergence et d’unité de l’ensemble des militants de la cause amazighe dans le respect de la diversité des opinions politiques, démontrant la réalité de notre culture démocratique forgée par nos traditions et nos luttes politiques». On a appris, hier en fin d’après-midi, que des militants du MAK qui placardaient des affiches appelant à la marche d’aujourd’hui ont été arrêtés par la police  à Tizi Ouzou. En réaction à ces arrestations, des étudiants ont tenu un rassemblement devant la bibliothèque du campus universitaire de Hasnaoua, pour «dénoncer la répression» et «exiger la libération de militants arrêtés». Par ailleurs, notons que le programme officiel de cette célébration,   placé sous le thème « Avril 1980, une date pour l’identité et la mémoire algériennes»,  concerne les différentes directions de wilaya. Il a été lancé samedi par les autorités locales, à leur tête, le wali de Tizi Ouzou, Mohamed Bouderbali. Une exposition autours de la chronologie des événements du Printemps amazigh, d’arts plastiques, sculpture, et photographie a  été mise en place  dans le hall de la maison de la culture Mouloud Mammeri, en collaboration avec le CNRPAH et le HCA, les musées nationaux (Bardo, les arts traditionnels et populaires, les artistes, les artisans et les associations culturelles). Du théâtre, de la poésie  sont également au menu de cette semaine culturelle. Pour la journée d’aujourd’hui, une table ronde avec des acteurs d’Avril 1980, en hommage à deux animateurs du MCB, Ahcène Taleb et Saïd Boukhari, est prévue à partir de 13h, à la maison de la culture de Tizi Ouzou. D’autres établissements relevant de la direction de culture, comme la bibliothèque centrale de lecture et l’annexe de Azazga ainsi que la cinémathèque de la ville des Genêts, abriteront des activités dans le cadre de la célébration du 20 Avril.  Le même jour, une conférence sera animée, à la cinémathèque de Tizi Ouzou, par Saïd Chemakh, enseignant au département de langue et culture amazighes de Tizi Ouzou, Said Doumane,  détenu d’Avril 1980, Arab Aknine, animateur du MCB, et Hakim Saheb, avocat et enseignant universitaire. Cette rencontre sera organisée à l’initiative d’un collectif d’associations (Tarwa N’Gaya, Amusnaw, Thagmast, Tahfath Ihesnaouene et Mouloud Feraoun) et portera sur «le combat d’hier et perspectives». L’université de Tizi Ouzou n’est pas également en reste de la célébration du 20 Avril 1980, puisqu’elle abrite de nombreuses festivités. Le pôle universitaire de Tamda vit au rythme de la célébration du Printemps amazigh. D’ailleurs, les étudiants du département de biologie ont rendu un vibrant hommage, lundi, à Said Boukhari, décédé, le mois de novembre dernier, des suites d’une longue maladie. D’autres départements comme ceux de la faculté des sciences humaines et sociales ont également préparé un programme aussi riche que varié pour marquer   l’anniversaire du Printemps amazigh. Au niveau du campus de Hasnaoua aussi, le département d’anglais a organisé, mardi, une conférence animée par Abdenour Abdeslam, auteur de livres en tamazight.  La faculté des sciences économiques, de gestion et des sciences sociales est aussi au rendez-vous avec les festivités du 20 Avril. Parmi les activités  de la FSEGSC figure la conférence sur «les enjeux de la revendication amazighe», donnée, mardi, à l’auditorium de Tamda, par  Didier  Le Saout,  maître de conférences au département Relations euro-méditerranéennes monde maghrébin  à l’université Paris 8.  Par ailleurs, notons que des activités sont prévues à travers plusieurs communes de la wilaya de Tizi Ouzou.                                                                          

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