mercredi 25 avril 2018

Loi sanitaire : les pharmaciens montent au créneau après la suppression par l'APN d’un alinéa portant mode de gestion de leurs officines

Durant leurs délibérations autour du projet de loi sanitaire, les membres de l’APN ont été amenés à supprimer l’alinéa de l’article 259 spécifiant que « le pharmacien est l’unique propriétaire et le gestionnaire de l’officine dont il est titulaire », une décision qui a amené les membres de cette profession à réagir aussitôt. Intervenant, mercredi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, le président du Syndicat des pharmaciens d’officine tient à rappeler, qu’à aucun moment, cette disposition n’a été remise en question lors des différents réaménagements dont cette loi a eu à faire l'objet. M. Messaoud Belamri prévient que si celle-ci est maintenue en l’état, l’activité pharmaceutique va s’en trouver ouverte  « au pouvoir de l’argent » et à une domination extérieure au pays, du marché de la distribution du médicament. « Au lieu du pharmacien, explique-t-il, ce sera à des entités commerciales que sera désormais dévolu le rôle de gérer une ou plusieurs officines à la fois ».     Rappelant que la pharmacie représente une partie intrinsèque du système de santé dans son ensemble, il estime qu’en touchant à son mode d’exercice, c’est tout le système de santé, y compris le système national du médicament, qui vont s’en trouver ébranlés. Si l’amendement est conservé en l’état, insiste-t-il, ce sera « la porte ouverte » aux filières pharmaceutiques internationales, dont les objectifs, dit-il, ne coïncident pas avec ceux tracés par les autorités en charge de la santé, ni avec la politique nationale du médicament et de sécurité sociale. L’intervenant dit n’avoir appris la suppression de cet alinéa, que  « très tardivement », affirme que lors des discussions avec le ministère de la Santé, suivies avec celles avec les services du gouvernement puis de la rencontre avec les membres de la commission Santé du Parlement, il n'a pas été constaté que celui-ci avait pas été touché. Il signale qu’après sa rencontre avec les membres de son cabinet, le ministre de la Santé a fait part aux membres de son syndicat, de « ses assurances et garanties » d’intervenir auprès de la commission, pour rétablir l’article 259, tel qu’il avait initialement été adopté par le gouvernement et le ministère.  


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