jeudi 12 avril 2018

Le vote électronique pour faire barrage aux dépassements

«Pour arriver à une élection transparente, sans fraude ni dépassements, il faut impérativement aller vers un vote électronique», c’est en somme, l’avis de tous les intervenants à la rencontre régionale organisée, hier, par la Haute instance indépendante de surveillance des élections législatives (HIISE) portant sur «l'évaluation des outils de contrôle». Seulement, les membres de cette instance ne se font aucune illusion, ils savent pertinemment que l’élection électronique en Algérie n’est pas du tout à l’ordre du jour. Cette option ne fera son entrée dans notre pays, selon le ministre de l’Intérieur, qu’à partir de 2022 ! L’autre revendication des membres de la HIISE porte sur l’amendement de la loi régissant la Haute instance ainsi que la révision du code électoral. Si pour le premier point les pouvoirs publics ont donné leur quitus, le second ne figure pas dans leur agenda. «La loi sur la Haute l’instance peut être amendée dès lors qu’elle ne pose pas de problème, mais la révision du code électoral est pour l’heure techniquement impossible», affirme Brahim Boudoukha, vice-président de cette instance, énumérant au passage les lacunes contenues dans ce code, à commencer par les multiples articles contradictoires et le manque de moyens dont souffre l’administration. Moussa Yakoub, également vice-président de cette instance, insiste sur la révision du code électoral, mais se dit persuadé qu’il est quasiment impossible de revoir la loi électorale à une année de l'élection présidentielle. Dans sa plaidoirie, M. Yakoub a évoqué le rapport de 800 pages remis au président Bouteflika et comportant, entre autres et dans le détail, les dépassements ayant entaché les élections locales. M. Yakoub s’est refusé toutefois à faire une quelconque critique ou commentaire sur le travail de l’administration.                     

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