mardi 10 avril 2018

«Le programme sera achevé dans les délais»

La ministre constate la mauvaise qualité des équipements scolaires menaçant la santé des écoliers. La ministre de l’Education nationale a rassuré, hier, les élèves qui s’apprêtent à passer les examens de fin d’année scolaire. Visant particulièrement les candidats de la prochaine session du baccalauréat, Nouria Benghabrit estime, en marge d’une visite d’inspection dans la wilaya de Aïn Defla, que «le programme sera achevé dans les délais et que les sujets des épreuves ne seront pas en dehors des cours qui ont réellement été dispensés en classe». La ministre rappelle dans ce contexte le travail qu’effectue l’Office national des examens et concours (Onec) pour l’évaluation de l’avancement dans le programme, à travers les inspecteurs et les chefs d’établissement. Un message est également adressé aux candidats et à leurs parents, concernant les mesures contre la tricherie lors des épreuves, dont le report sera confirmé par le Premier ministère. Une campagne de sensibilisation sera lancée avec l’ensemble de la communauté éducative, révèle la ministre, rappelant que les auteurs d’acte de fraude et de triche encourent des poursuites et une exclusion de cinq ans du concours pour les candidats libres et trois ans pour les scolarisés. Intervenant en marge de cette visite sur les ondes de la radio locale, Mme Benghabrit a souligné l’importance des mesures de promotion dont ont bénéficié une partie des salariés du secteur et dont la nouvelle grille de rémunération a été publiée cette semaine. La promotion constituait la plus grande partie des revendications. Elle a, dans le même contexte, appelé à la mobilisation de tous les fonctionnaires pour réunir les conditions adéquates et faire régner un climat «serein» pour les candidats aux examens nationaux. «L’école a besoin de la mobilisation de toute la communauté éducative. L’instabilité engendre le stress chez les élèves, l’administration et les enseignants et détériore ainsi leur rendement», a-t-elle enchaîné. L’occasion était également pour la ministre de pointer du doigt «la mauvaise qualité des équipements» réceptionnés par certains directeurs d’éducation. Outre «la mauvaise finition des ouvrages», la ministre constate «la qualité médiocre» du mobilier scolaire que des établissements continuent d’acquérir, ce qui constitue, selon la même responsable, une menace pour la santé des écoliers. Un Salon de l’équipement scolaire sera organisé prochainement, annonce la ministre, pour permettre aux responsables concernés par ce volet de mieux prospecter le marché, avant de valider des transactions.

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