samedi 7 avril 2018

«L’assassinat de Ali Mécili est un crime prémédité»

Le FFS ne cesse de réclamer la vérité sur les assassinats ayant ciblé des militants et des politiques. Le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), Mohamed Hadj Djilani, a appelé hier, à l’occasion d’une rencontre avec les militants de son parti, tenue à la commune d’El Esnam, dans la wilaya de Bouira, à continuer «le combat qu’a commencé le camarade Mécili et feu Hocine Aït Ahmed». Pour M. Hadj Djilani, qui s’exprimait à l’occasion de la célébration de la Journée du militant consacrée exclusivement à l'hommage à Ali Mécili, les circonstances et la vérité sur l’assassinat de l’un des compagnons de Hocine Aït Ahmed sont connues. «Nous connaissons tous ceux qui l’ont tué et nous savons aussi pourquoi ils ont liquidé Ali Mécili, mais viendra le jour où la vérité éclatera», a-t-il affirmé, en rappelant que le parti ne cesse de réclamer la vérité sur les assassinats ayant ciblé des militants et des politiques. «Ali Mécili a été assassiné parce que, tout simplement, il était un rassembleur», a estimé M. Hadj Djilani, en précisant que la Journée du militant est aussi une occasion pour évoquer l’une des revendications du parti, à savoir la réhabilitation des victimes du conflit de 1963. Tout en rappelant le parcours historique de Ali Mécili, en tant que moudjahid et compagnon de lutte au côté de Hocine Aït Ahmed, le premier secrétaire du plus vieux parti de l’opposition a affirmé que l’affaire Mécili n’est pas encore close «tant que la vérité n’est pas rendue publique et son exécuteur n’est pas encore jugé». S’exprimant sur le même sujet, le député de Bouira, Djamel Bahloul, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en révélant, devant les militants de son parti, que «l’assassin et les commanditaires sont en vie». «C’est Ali Mécili qui a formé les animateurs du Mouvement du printemps 1980. D’ailleurs, des animateurs du mouvement ont reconnu le rôle joué par ce militant. La première Ligue algérienne des droits de l’homme a été créée grâce à lui.» Pour M. Bahloul, le combat de Mécili et de Si L’Hocine est toujours d’actualité, parce que, dit-il, «le pouvoir mafieux du clan d’Oujda continue de squatter la souveraineté au peuple algérien». Pour le député de Bouira, ceux qui ont assassiné l’avocat et militant Ali Mécili ont tenté d’investir «le terrain». Il a rappelé la candidature de l'assassin de Mécili à l’occasion des élections locales de novembre dernier, dans la commune d’Aït Rezine, dans la wilaya de Béjaïa. «C'est grâce à la mobilisation des citoyens de la région et des militants du parti que la tentative a été déjouée. Le pouvoir a voulu réhabiliter ce criminel», a-t-il asséné. «Le FFS demande encore une fois la vérité sur l’assassinat de Ali Mécili et la présentation des commanditaires de cet acte devant la justice, parce que c’est un crime imprescriptible prémédité. Un crime qui a touché l’un des dignes enfants de l’Algérie et du combat démocratique», a-t-il conclu.                   

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