jeudi 12 avril 2018

Bracelet électronique : L’opération est en cours

Le directeur général de l’administration pénitentiaire et de réinsertion, Mokhtar Felioune, a annoncé, hier, que la généralisation de l’usage du bracelet électronique pour les individus condamnés à une peine privative de liberté ne dépassant pas les 3 ans est en cours. S’exprimant en marge d’une rencontre consacrée au rôle de la société civile dans l’insertion des ex-détenus, M. Felioune a précisé que cette procédure a déjà débuté et «touchera progressivement l’ensemble du territoire national». Tout en saluant les efforts consentis par l’Etat dans le cadre des dispositifs visant ainsi l’insertion des ex-prisonniers, Mokhtar Felioune, qui a présenté ses chiffres comme un trophée de guerre, a indiqué que depuis l’année 2010, «quelque 9969 personnes ont bénéficié des aides de l’Etat». Il a surtout relevé les mesures prises par les pouvoirs publics «à même de réussir l’insertion de ces personnes». S’exprimant au sujet des formations dispensées en milieu carcéral, le responsable, qui a rappelé au passage le nombre de détenus (1790, ndlr) ayant décroché l’épreuve du baccalauréat l’année passée, a affirmé que 32 000 autres suivent des formations dans différents domaines, comme l’artisanat. Le directeur général de l’organisme en question a, par ailleurs, ajouté que 80% des prisonniers suivent des formations au niveau des centres pénitenciers du pays. Cependant, c’est le taux de récidive, qui prend une courbe ascendante ces dernières années en Algérie, qui reste quand même inquiétant. Questionné par El Watan, le directeur général de l’administration pénitentiaire et de réinsertion a estimé que le taux de récidive est faible mais, reconnaît-il, «cette problématique nécessite des études approfondies. D’ailleurs, aucun pays au monde n’est en mesure d’avoir le taux exacte de récidive».  

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