vendredi 13 avril 2018

A l’ONU, l’Algérie réitère la nécessité d’une approche «globale et consensuelle» des problématiques de développement

L’ambassadeur, représentant permanent adjoint de l’Algérie auprès de l’ONU, Mohammed Bessedik, a réitéré à New York la nécessité pour la communauté internationale d’adopter une approche «globale et consensuelle» des problématiques de la paix, de la sécurité, du climat et de l’amélioration de la vie des populations. Intervenant lors du débat général de la 51e session de la Commission population et développement (CPD) qui se tient aux Nations unies, le représentant de l’Algérie a appelé «l’ensemble des parties prenantes à renouveler leur engagement en faveur de la mise en œuvre d’un plan d’action sur la population et le développement aux niveaux national, régional et international». Ce plan d’action doit aussi être centré sur les questions des villes durables, la mobilité humaine et les migrations internationales, qui constituent le thème de la présente session du CPD, a-t-il relevé. «Cette vision est fondée sur les nouvelles réalités mondiales en ce qui concerne le changement climatique, les atteintes à la biodiversité et aux écosystèmes et les inégalités socio-économiques des populations et des régions», a ajouté Bessedik. Le représentant de l’Algérie a soutenu que la bonne gouvernance et la mise en place de politiques appropriées sont nécessaires pour instaurer un climat propice pour accroître les opportunités d’emploi, notamment au profit des jeunes. Cependant, a-t-il fait remarquer, de nombreuses nations possèdent, aujourd’hui, les plus fortes proportions de jeunes, mais sont parmi les pays les plus pauvres du monde. «C’est pourquoi nous devons soutenir les efforts de ces pays par la coopération internationale et l’assistance technique afin de tirer profit de cette richesse humaine», a souligné la délégation algérienne dans sa déclaration prononcée à l’occasion de cette session. Evoquant les progrès réalisés par l’Algérie en matière de développement et d’amélioration de la vie des populations, M. Bessedik a déclaré qu’à «l’initiative du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, l’Algérie a entrepris une série de réformes qui ont abouti au renforcement des libertés et droits individuels et collectifs, consolidés par l’amélioration du niveau de vie de la société algérienne». «Les réalisations de l’Algérie en matière de démocratie participative, de gratuité des prestations dans le domaine de la santé et de l’éducation, de logement, de lutte contre la pauvreté, de renforcement de la solidarité nationale et d’égalité hommes-femmes, sont soutenues par les nombreux programmes de développement, dont le dernier en cours étant le Programme quinquennal de soutien à la relance économique (2015-2019)», a-t-il rappelé. Et d’ajouter : «Dans le prolongement de la réussite de la réalisation, avant terme, de l’ensemble des Objectifs de développement du millénaire (OMD), mon pays s’est pleinement engagé dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable fixés par l’ONU à l’horizon 2030, à travers leur intégration dans les politiques nationales de développement économique et social». Bonne gouvernance En définitive, l’Algérie, riche de par son potentiel de jeunes citoyens, s’est résolument inscrite dans une dynamique visant à accorder une place centrale à cette frange de la population dans les politiques et programmes nationaux de développement. C’est dans ce contexte, a poursuivi l’ambassadeur adjoint, que «l’intérêt des pouvoirs publics aux jeunes s’est manifesté à travers des mesures concrètes d’accompagnent afin de les intégrer dans le processus de construction de la nation et du développement». Il a expliqué que «ces mesures ne sont pas séparées des autres actions et programmes qui touchent les secteurs de l’éducation, de la santé, de la formation, de l’emploi, des sports et de l’aménagement du territoire». Aussi, et à travers une politique mise en œuvre depuis 2006, «l’Algérie place la ville au centre d’une démarche de développement durable territorial, autant comme élément de rééquilibrage du système d’armature urbaine nationale, que comme moteur de développement local». La dimension de l’aménagement du territoire et du développement durable est élaborée suivant un processus concerté et coordonné, a relevé M. Bessedik, précisant qu’elle est mise en œuvre «dans le cadre de la déconcentration, de la décentralisation dans le but de promouvoir la bonne gouvernance». Sur un autre plan, M. Bessedik a précisé que l’Algérie, connue comme pays de transit et de destination des migrants, est confrontée ces dernières années à des flux migratoires sans précédent. A ce titre, il a tenu à souligner que le «dispositif juridique mis en place pour faire face à ce phénomène tient compte des engagements internationaux en matière de respect de la dignité et des droits humains, notamment des personnes vulnérables». «Il permet au nombre de migrants de bénéficier de facilitations en termes de séjour, de scolarisation, de soins médicaux et de travail», a noté le représentant permanent adjoint, précisant que «l’Algérie défend et promeut constamment une approche globale et intégrée de la question migratoire basée sur la nécessité de traiter aussi bien les aspects sécuritaires, les questions liées aux droits de l’homme, que les causes profondes de la migration irrégulière». M. Bessedik a indiqué que les négociations en cours visant à aboutir à un Pacte mondial pour la migration ont mis en relief l’ampleur du défi que la communauté internationale est appelée à relever pour engager une véritable réforme du système des Nations unies et des institutions économiques et financières internationales. En conclusion, le représentant de l’Algérie a souligné l’intérêt de mettre en place un organisme technique pour la prise en charge des questions de la population et du développement, à l’instar de celui de l’Union africaine.  

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