dimanche 25 mars 2018

Rabah Arezki, expert auprès de la Banque mondiale : l'économie numérique pourrait faciliter l'émergence d'un secteur privé créatif et innovant

Une conférence destinée à examiner les conditions de basculement du système de gestion économique de la région Moyen Orient et Afrique du Nord (MENA) vers le numérique,  se tiendra lundi à Alger, sous l’égide de la Banque mondiale. Accueilli, dimanche, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, l’un des représentants de cette institution, Rabah Arezki, rappelle que, pendant très longtemps, les moteurs de croissance de cette région ont reposé sur le secteur public. Il estime que le moment est venu de faire du secteur privé le moteur principal de cette croissance dans lequel, indique-t-il, l’économie numérique est appelée à jouer un grand rôle, pour autant que soient libérés les freins de mise en connexion entre la technologie et les jeunes qui sont en contact avec cette dernière. Il considère cependant que pour réussir cette transition, il reste un certain nombre d’obstacle à lever, notamment pour ce qui concerne l’éducation, la finance ou la régulation, afin que cette technologie soit plus productive « qu’elle ne l’est aujourd’hui ». L’économie numérique, déclare-t-il, peut être génératrice d’emplois, d’amélioration des services, de plus grande concurrence pour créer des leviers de croissance par un secteur privé « plus créatif et plus innovant ». Revenant aux résultats attendus de cette conférence, M. Rezki explique qu’elle devrait notamment permettre au ministère des Finances et au Fonds monétaires Arabe, de comprendre tout l’intérêt d’émergence de cette nouvelle économie. Pressé de donner quelques indicateurs chiffrés, en termes d’emplois particulièrement, des expériences réalisées par l’économie numérique dans les pays où elle a été expérimentée, l’intervenant répond que ces chiffres ne sont pas disponibles « parce que, déclare-t-il, il y a eu très peu d’analyses concernant cette dernière. Il rappelle à nouveau, que la conférence de demain se propose de donner une « place proéminente » à l’étude de cette nouvelle économie, de la comprendre « et peut-être de l’accélérer avec des politiques publique


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