jeudi 15 mars 2018

Les professeurs hospitalo-universitaires appellent à revoir leur statut

La coordination a rappelé que l’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait pris un engagement, en date du 24 juillet 2016, relatif à la mise en place d’«un comité des sages» chargé de trouver des solutions à cette revendication. La réhabilitation du Pr Salim Nafti et du Pr Abdelmadjid Barkat, respectivement chef de service pneumo-phtisiologie du CHU Mustapha Pacha à Alger et chef de service de gynécologie-obstétrique du CHU de Constantine, par une décision du Conseil d’Etat vient, selon la coordination des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires battre en brèche «le caractère arbitraire, abusif et illégal des décisions initiées par l’ex-ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, non seulement à l’encontre de ces deux collègues mais également à l’encontre de l’ensemble des professeurs chefs de service, d’octobre 2014 à nos jours». La coordination se félicite ainsi de cette décision tout en remerciant les magistrats du Conseil d’Etat «d’avoir dit et prononcé le droit», lit-on dans un communiqué rendu public à l’issue de sa réunion tenue le 11 mars. Des mesures de l’ancien ministre sont qualifiées de «désastreuses pour leur secteur». «Maintenant que nous constatons le désastre auquel nous ont menés ces mesures, ne serait-il pas temps d’en évaluer les conséquences en toute objectivité au lieu de continuer à foncer, les yeux fermés, dans le mur». Et d’illustrer la situation par le cas du Sud, où «les CHU et hôpitaux du Sud (Ouargla, Laghouat, Béchar) sont toujours sans enseignants de rang magistral hospitalo-universitaires (…). Aucun candidat n’a postulé pour ces postes ouverts depuis des années. Où sont ces milliers de candidats annoncés en grande pompe par certains dans la presse – écrite, parlée et télévisée – pour lesquels il fallait ouvrir au plus vite des postes de chefs de service ?» s’interroge la coordination, représentée par les éminents professeurs Brouri, Reggabi, Tidjiza et Zidouni Bessaha et autres professeurs et maîtres de conférences en sciences médicales, le Collectif des enseignants hospitalo-universitaires du Centre, l’Association nationale des praticiens hospitalo-universitaires. «Afin d’éviter que la famille universitaire ne revive ces situations d’abus d’autorité et de décisions arbitraires et intempestives, n’est-il pas temps pour les autorités en charge des deux secteurs, Enseignement supérieur et Santé, de mettre très vite en place les textes législatifs réglementaires, relatifs au fonctionnement de la chefferie de service ? Sa durée, son évaluation, l’âge limite d’accès et de fin de fonction, l’accès étant le seul paramètre réglementé à ce jour», recommande la coordination qui rappelle que l’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait pris un engagement, en date du 24 juillet 2016, relatif à la mise en place d’«un comité des sages», chargé de trouver des solutions à cette corporation spécifique, notamment pour la régularisation du plafonnement de la retraite à sa juste valeur et dont la pension est actuellement à 55% du traitement après plus de 40 à 50 an de cotisation. La coordination souhaite prendre part directement à ce comité et dénie à toute autre partie le droit de les représenter, en l’occurrence les organismes et les personnes à l’origine de la situation actuelle.

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