dimanche 18 mars 2018

Flou sur la couverture sanitaire pour les personnes en difficulté et les migrants

Pour ce qui est du financement du secteur public, les membres de la commission, regrette Mme Chouitem, ont fermé les yeux sur des articles qui creusent davantage le sillon au plan des inégalités pour l’accès aux soins et l’absence d’équité entre le nord et le sud du pays. Comme elle déplore la suppression des migrants de la liste des personnes en difficulté qui ont droit à la protection sanitaire à la charge de l’Etat (art. 93 et 94). Les membres de la commission vont encore plus loin en supprimant aux personnes en difficulté le droit au financement, «notamment des dépenses afférentes aux actions de prévention, aux soins de base, aux soins d’urgence des personnes en difficulté et aux programmes de santé, à la formation médicale des professionnels de santé et à la recherche médicale» (art. 343). L’amendement de la commission propose à la place aux «démunis non assurés sociaux qui pourront bénéficier du financement de l’Etat pour ce qui est des dépenses afférentes seulement à la prévention et aux programmes de santé (…)». Encore une régression quant à la prise en charge des citoyens, estime Mme Chouitem, qui ne manque pas de souligner que «la réduction de manière drastique du financement de la santé dans le secteur public signifie son abandon au profit du secteur privé. Nous allons vers une destruction de tout un système et du secteur public qui ne manquera pas d’emporter la sécurité sociale qui est déjà en faillite et engendrera son écroulement», s'inquiète-t-elle.  

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire