vendredi 9 mars 2018

Boumerdès : Des cantines scolaires fermées à cause d’«irresponsables»

Des milliers élèves du primaire scolarisés dans des établissements dotés de cantines suivent les cours depuis le début de l’année le ventre creux à cause du laxisme d’élus locaux. Cela se passe dans la commune de Bordj Menaïel, à l’est de Boumerdès, où l’APC a mis plus de sept mois pour choisir les commerçants devant fournir les produits alimentaires pour les 26 écoles primaires de la localité. Le P/APC, M. Derriche, se justifie par «le manque de soumissionnaires à l’appel d’offres lancé à deux reprises par l’assemblée communale». «L’Etat nous a octroyé plus de 20 millions pour gérer les cantines, mais ce n’est que récemment qu’on a refait la consultation et trouvé les fournisseurs», précise-t-il. Ailleurs, c’est le manque de personnel qui prive les élèves de repas chauds à midi. Selon un récent rapport établi par la direction locale de l’éducation, 34 cantines bien équipées ne sont pas fonctionnelles à travers la wilaya. Une dizaine d’entre elles relèvent de la daïra de Khemis El Khechna : 3 à Thénia, 2 à Khemis El Khechna, 2 à Boudouaou, 2 autres aux Issers. La raison, c’est le manque de personnel, les collectivités locales étant incapables de recruter même si la situation de leur budget le permet, comme c’est le cas à Khemis El Khechna. Mais ce prétexte ne tient pas la route. La directrice de l’action sociale fait état de plus de 450 ouvriers payés pour assurer des tâches au niveau des écoles primaires et autres, précisant que la plupart d’entre eux ne sont pas bien exploités. Autrement dit, ils sont payés pour ne rien faire. Cependant, la même responsable a omis de préciser que les concernés perçoivent entre 5000 et 6000 DA/mois, soit trois fois moins que le Smig. Outre le manque de personnel, bien des cantines sont fermées pour des motifs qui traduisent le manque de coordination entre certains services administratifs. Le chef de daïra de Khemis El Kechna a cité le cas d’une cantine restée close depuis des lustres pour absence de réseau d’assainissement. Un problème qui pourrait être résolu en une journée, mais le laisser-aller de certains «irresponsables» en a décidé autrement.

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