dimanche 11 mars 2018

Arrêts maladie intempestifs : la Caisse nationale de sécurité sociale décide de durcir ses contrôles

Après avoir réussi à rétablir un « bon » équilibre financier et continuer, ainsi, à offrir des prestations à ses assurés, la Caisse nationale de sécurité sociale a cependant continué à être en butte à des fraudes de la part de certains parmi ces derniers, l'obligeant à prendre des mesures drastiques pour tenter d'y mettre un terme.  S’exprimant, dimanche, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, le directeur général de cet organisme pointe notamment du doigt les nombreux certificats d’arrêt de travail délivrés par des médecins complaisants. M. Tidjani Hassan Haddam rappelle qu’en 2017, la CNAS aura remboursé un peu plus de 14 millions de jours d’arrêt de travail engendrant une dépense de plus de 16, 8 milliards de dinars. Il observe qu'il a été remarqué une augmentation exponentielle de ce phénomène.   Face à ce constat, dit-il, la CNAS a été amenée à réadapter ses instruments de contrôle pour lutter contre ces arrêts « indus » que certaine assurés, ajoute-t-il, utilisent à d’autres activités ou bien pour se reposer « à l’approche des weekends et autres jours fériés ». Il signale qu’il en est de même pour les femmes ayant bénéficié d’un congé de maternité légal et dont certaines, ajoute-t-il, prennent « systématiquement »  de trois à quatre mois d’arrêt de travail de « complaisance au détriment de la CNAS ». Désormais, prévient M. Haddam faisant état de la présence de 1.000 médecins assermentés,  « nous contrôlons tout le monde » par le biais d’un examen administratif destiné à vérifier qu’un assuré malade bénéficiant d’un arrêt d’activité est bien confiné chez lui. A ce propos, il signale que sur les 171.000 malades contrôlés  en 2017, 18.421 parmi eux étaient absents de leur domicile et, après coup, vu leur arrêt de travail refusé. Le directeur général de la CNAS tient, d’autre part, à souligner que les arrêts de travail de complaisance représentent un « coût important », prévenant au passage qu’ils sont susceptibles de donner lieu à des poursuites judiciaires à l’endroit des médecins les prescrivant. Lors de son intervention, M. Haddam rappelle, par ailleurs, que la plus grosse dépense consentie par la caisse l’est au niveau du remboursement des médicaments lequel, précise-t-il, s’est chiffré à plus de 200 milliards de dinars durant l’année 2017. 


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