mardi 20 février 2018

Les Algériens de plus en plus connectés

Le Salon est organisé dans un contexte d’appropriation rapide des technologies par les Algériens qui sont de plus en plus nombreux à être sur les réseaux sociaux. A fin 2017, il existe 21 millions de comptes Facebook en Algérie. La première édition du Salon Maghreb Mobile Expo, dédié aux technologies mobiles, se tiendra du 21 au 23 février au palais de la culture Moufdi Zakaria, à Alger, avec la participation d’une dizaine de pays et une cinquantaine d’exposants. Placé sous le slogan «Tous connectés pour innover», le Salon a pour ambition d’être «le carrefour incontournable pour créer une dynamique entre les différents acteurs du secteur et rapprocher tous les intervenants autour d’un espace B to B pour développer des partenariats», selon les déclarations de Saïd Benmesbah, directeur du Salon auprès de Be Smart Services, organisateur de l’événement. Il va mettre en exergue toutes les mutations de ce secteur en Algérie qui est en pleine transformation. Les représentants des marques étrangères de téléphonie mobile se sont adaptés au nouveau contexte du marché en optant pour l’assemblage. Les constructeurs  ont décidé de commencer avec le milieu de gamme et monter graduellement en puissance. LG a été la première multinationale à fabriquer des smartphones en Algérie en collaboration avec Bomare Company. «On espère avoir 4 à 5 modèles et accroître le nombre pour atteindre une gamme plus riche, sachant que pour chaque téléphone, on aura différentes couleurs à offrir», a déclaré à ce sujet Yacine Khellaf, directeur de la division mobile de la filiale algérienne de LG Electronics. Le constructeur sud-coréen Samsung a lancé, lui aussi, son usine d’assemblage de smartphones en Algérie, en partenariat avec son distributeur Timecom. La capacité de production prévue est de l’ordre de 1,5 million de téléphones la première année. Cette production évoluera progressivement pour atteindre les 2,5 millions à partir de la deuxième année. Présent dans le pays depuis 2013, Wikoa lancé récemment sa première usine d’assemblage de smartphones en Algérie en partenariat avec Sacomi. La marque occupe les anciens locaux dans lesquels étaient fabriqués les téléviseurs Thomson dans la zone industrielle d’El Achour (Alger). Ce Salon est organisé aussi dans un contexte d’appropriation rapide des technologies par les Algériens qui sont de plus en plus nombreux à être présent sur les réseaux sociaux. A fin 2017, il existe 21 millions de comptes Facebook en Algérie. Selon l’observatoire Consumer Lab d’Ericsson, les résultats d’une étude démontrent qu’en l’espace de deux ans, le nombre de détenteurs de smartphones a bondi pour être désormais un indice déterminant dans l’utilisation de l’internet mobile en Algérie. La pénétration des smartphones a grimpé de 150% au cours des 2 dernières années, pour s’établir à 68% en 2016 contre 27% en 2014. «Les données recueillies lors de cette étude sont un puissant indicateur de l’avancée de la digitalisation en Algérie», estime Yacine Zerrouki, directeur général d’Ericsson Algérie. «La tendance de la consommation appelle au développement de nouvelles opportunités qui ne se limiteront pas au seul secteur des télécommunications, mais aussi aux secteurs adjacents, comme l’énergie, les services publics ou encore les transports.» Cette progression est due essentiellement au lancement des services de l’internet mobile 3G et 4G. Il y a aussi la modernisation de l’administration publique. Le 12 S est délivré en 2 minutes. Le passeport biométrique est aussi délivré en moyenne en 7 jours. Grâce à l’outil informatique, le citoyen commande de la maison sa carte nationale d’identité numérique. La carte grise est délivrée en une journée, alors qu’auparavant il fallait attendre  6 ou 8 mois. A travers les services en ligne, le citoyen peut consulter plusieurs sites à travers son smartphone sans se déplacer physiquement. Ce qui contribue à diminuer les contraintes imposées jusque-là aux usagers des services publics : heures d’ouverture non décalées par rapport aux horaires de travail, déplacement nécessaire au guichet et files d’attente souvent longues pour obtenir parfois de simples informations ou traiter des dossiers très simples.

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