dimanche 18 février 2018

Le soutien embarrassé de l’Intersyndicale

L’Intersyndicale de la Fonction publique a décidé d’une journée de grève et de sit-in régionaux le 4 avril prochain pour des revendications liées notamment à l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs. L’Intersyndicale vise également l’abrogation de la loi sur la retraite et l’association des syndicats autonomes dans l’élaboration du nouveau code du travail. Cette action de protestation a été décidée à l’issue de la réunion, hier, d’une dizaine de syndicats formant l’Intersyndicale de la Fonction publique, qui a consacré la rencontre à exprimer le soutien des organisations syndicales au Cnapeste et aux médecins résidents «qui font l’objet de ponctions sur salaires et de menaces de radiation de la Fonction publique», souligne Mohand Hand Ouali, membre du Satef, qui a pris part aux travaux ayant duré toute la journée. La réunion, qui s’est déroulée alors que les enseignants grévistes du Cnapeste font l’objet de menaces de radiation, n’a pas débouché sur une position claire des membres de l’Intersyndicale concernant le conflit MEN/Cnapeste. «Nous ne voulons pas nous ingérer dans les affaires internes du Cnapeste. Nous avons exprimé notre soutien aux grévistes de ce syndicat, et nous ne laisserons pas appliquer les décisions de radiation, mais nous ne pouvons pas nous exprimer sur une décision prise pas un syndicat souverain», se contentent de dire les membres de l’Intersyndicale qui seront pourtant reçus aujourd’hui par la ministre de l’Education. L’Intersyndicale a dénoncé le deux poids deux mesures du gouvernement «qui se précipite à appliquer les décisions contre les mouvements de protestation mais traîne le pas dès qu’il s’agit d’une décision de justice en faveur d’un travailleur», dénoncent les syndicalistes citant le cas des travailleurs syndicalistes d’Algérie Poste que l’employeur refuse de réintégrer, malgré une décision définitive du tribunal en leur faveur. «L’Intersyndicale est interpellée sur les dépassements contre l’activité syndicale qui préparent le terrain au nouveau code du travail qui consacrera le recul sur les acquis des travailleurs», soutient M. Hand Ouali. A souligner que le département de Nouria Benghabrit recevra les représentants des syndicats autonomes du secteur de l’éducation, membres de l’Intersyndicale, suite au prévis déposé pour une grève les 20 et 21 février pour des revendications liées au statut, à la retraite et à la gestion des œuvres sociales du secteur.  

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