samedi 10 février 2018

«Le pouvoir est seul responsable de la crise»

Les travaux du cinquième congrès ordinaire du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) se sont ouverts hier à Alger. Situation politique et économique du pays, responsabilité du pouvoir et débat sur la prochaine présidentielle… Les travaux du cinquième congrès ordinaire du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), ouverts hier à Alger, ont été une occasion pour des acteurs politiques, de divers horizons, de faire un diagnostic de la crise multidimensionnelle que traverse le pays et de clouer au pilori les tenants du pouvoir. D’anciens chefs de gouvernement et des personnalités nationales se sont succédé durant toute la matinée à la tribune offerte par les congressistes du RCD pour livrer, surtout, leurs analyses de la situation actuelle du pays. Après le message de Me Ali Yahia Abdennour (il n’a pas fait le déplacement en raison de sa maladie), lu en son nom par la députée du RCD, Lila Hadj Arab, l’ancien chef de gouvernement, Ahmed Benbitour, a pris la parole pour situer, en quatre points, la source du mal dont souffre le pays qui est, selon lui, «la perte de la morale collective, la généralisation de la corruption, l’individualisme et le fatalisme». «C’est la régression sur tous les plans», enchaîne pour sa part l’ancien président de l’APN, Karim Younes. Dans son intervention, le président du parti Talaie El Hourriyet, Ali Benflis, estime, de son côté, que «notre pays vit, malheureusement, une impasse politique totale qui s’ajoute à une crise économique aiguë et une situation sociale explosive.» Pour Sid Ahmed Ghozali, «le fait de lier à la crise la chute des prix du pétrole est le plus grand mensonge qui puisse exister.» Le président du parti non agréé, l’UDS, Karim Tabbou, est revenu, lui, sur la fermeture du champ politique et la répression que subissent y compris les partis agréés. Intervenant sur la thématique de la Constitution, la juriste Fatiha Benabou a dénoncé la confusion entretenue autour de la révision de la Constitution de 2016. Intervenant par la même occasion, les représentants des partis marocains et tunisiens appellent à la concrétisation de l’Union maghrébine, «qui est un rêve des populations de la région».

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