mardi 20 février 2018

Journée nationale de la ville : Les cités algérienne face aux enjeux et défis du développement durable

A l’occasion de la Journée nationale de la ville, le ministère de l’Habitat organise, mardi à Alger, sous le haut patronage du chef de l’Etat, une rencontre sur « la ville algérienne face aux enjeux et défis du développement durable ». La rencontre qui se tient au Centre international des conférences - CIC Abdelatif Rahal, réunit les représentants de plusieurs départements ministériels et des experts en politique de la ville. Elle se propose de repenser l’espace urbain national et de réfléchir sur les moyens pour répondre aux besoins d’une population qui vit majoritairement, dans une proportion de 70%, dans les villes.      Logement public subventionné Le logement est l’un des besoins essentiels. Premier promoteur immobilier, l’Etat finance et construit le logement, toutes formules confondues. Le prix du logement public est très abordable, car il bénéficie de la subvention de l’Etat, qui supporte la différence du coût. Aujourd’hui, le logement public n’est pas cédé à son prix réel. Les prix sont même très loin de la réalité du marché immobilier, selon « Quand on compare avec la promotion privée, un logement F3 sur la wilaya d’Alger se négocie à 1,7 milliard de centimes. Et si on prend le plus chère des logements publics, le LPP, il se vend à 900 millions de centimes. Donc, on a quand même 700 à 800 millions de centimes de différence. Ça nous donne une idée sur le coût supporté par l’Etat », admet Lotfi Ramdani, responsable du Site web El Keria (location), spécialisé dans le logement.  « Tous les logements publics bénéficient d’une forte participation financière de l’Etat, après ça dépend de la formule. Cela varie de 100% pour les logements sociaux, jusqu’à 60 à 70% pour l’AADL, et après ça diminue pour le LPP », précise encore M. Ramdani. Pour l’année 2018, sur les 1.760 milliards de dinars de subventions et transferts sociaux prévus, plus de 350 milliards de dinars sont destinés au logement. Qualité de l’air La ville, c’est également un cadre de vie qui passe par la qualité de l’air qu’on respire. Un air propre dépend de la politique des transports urbains, explique Hamid Belkessam, journaliste de la radio Chaine 3, spécialiste de l’environnement, qui donne l’exemple de la ville d’Oran, qui accueillera les jeux méditerranéens en 2021. « Il reste 3 années et demi pour offrir un air pure et de qualité pour les sportifs et les nombreux visiteurs attendus », déclare Hamid Belkessam, qui recommande l’utilisation de carburants propres dans les transports urbains. « Trois ans et demi, c’est un temps suffisant pour faire d’Oran la première ville méditerranéenne où les taxis ne roulent qu’au GPL, les bus qu’au GNC, et les terrasses du front de mer seront baignées par les planteurs et non pas par le diesel », estime-t-il.    


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