mardi 20 février 2018

Dépréciation du dinar : un «ajustement nécessaire», selon le vice gouverneur de la Banque D’Algérie, Djamel Benbelkacem

La monnaie nationale ne cesse de régresser face aux monnaies européennes. Rien qu’en décembre 2017, le dinar a perdu 15,36% de sa valeur. Si ce constat est établi par tous, les raisons de cette «dépréciation» varient d’un spécialiste à un autre. Pour le vice gouverneur de la Banque d’Algérie, Djamel Benbelkacem, la perte de la valeur du dinar est un «ajustement nécessaire».   S’exprimant dans l’émission L’Invité de la rédaction de la radio Chaine 3, M. Benbelkacem affirme que le dinar n’est pas la seule monnaie à connaitre un recul par rapport à l’Euro qui ne cesse de s’apprécier. A en croire le représentant de la Banque d’Algérie, l’autorité financière n’a opéré que des «ajustements nécessaires». «En termes simple, explique l’invité de la Chaine 3, si les monnaies de nos pays partenaires se sont dépréciées par rapport à l’Euro et que nous n’avons pas déprécié le dinar on aurait donné une prime à l’importation en provenance de ces pays là».   Le financement non conventionnel n’aura «pas d’impact direct» sur la valeur de la monnaie Interrogé sur l’impact de la mise en œuvre de la politique du «financement non conventionnel», M. Ben Blekacem rassure que cet outil n’aura pas d’impact direct sur la valeur de la monnaie nationale. «Le financement non conventionnel a été mis en place dans une situation exceptionnelle dans le but d’accompagner les réformes structurelles de notre économie qui permettront, sur les cinq prochaines années à rétablir les équilibres de la balance des payements et du budget de l’Etat», affirme-t-il en précisant que «Si ces objectifs sont atteint» la valeur du dinar ne sera pas impactée. 


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