mardi 16 janvier 2018

Un projet de loi sur l’apprentissage sera exposé à l’APN

Aujourd’hui sera exposé un projet de loi relatif à l’apprentissage devant les membres de l’Assemblée populaire nationale (APN). Le ministre de la Formation professionnelle, Mohamed Mebarki, qui se chargera de défendre ce projet de loi, estime que ce nouveau texte sera un grand acquis pour le secteur et pour les jeunes formés. Sur les ondes de la Radio nationale, il a donné les grandes lignes de cette loi. En plus d’adapter le système de la formation professionnelle aux besoins de l’économie nationale, l’apprentissage, objet de cette nouvelle loi, a, selon le ministre, beaucoup d’avantages. Le plus important est son aspect pratique qui facilite aux apprentis la procédure de recrutement après la fin de la formation. Ce système repose sur 20% seulement de formation théorique au sein des centres de formation professionnelle, les 80% restants sont effectués dans de vraies entreprises. «Ce modèle de formation, qui répond aux normes internationales, permet aux apprentis non seulement d’être rapidement recrutés, notamment dans les entreprises où ils ont effectué leur stage pratique, mais aussi d’éviter d’avoir à justifier une expérience professionnelle. Cela est logique, étant donné que la formation était plus pratique sur le terrain que théoriquement», explique le ministre qui dit accorder une grande importance à ce mode de formation, vu qu’il facilite l’intégration dans le monde professionnel. Dans le même ordre d’idées, le ministre est revenu sur la grande responsabilité des entreprises quant à l’apprentissage et la formation continue. «La loi oblige toute société selon sa taille à prendre un nombre d’apprentis. En cas de refus, ces entreprises sont sommées de verser une taxe d’apprentissage de 1% de leur masse salariale au profit du Fonds national de développement de l’apprentissage et de la formation continue (FNAC)», explique le ministre, qui rassure que le blocage juridique interdisant l’utilisation de l’argent versé dans ce fonds a été enfin levé grâce une disposition contenue dans la loi de finances 2016. Cet argent, dont le ministre s’est abstenu de donner le montant, permettra de prendre en charge un bon nombre de fonctions et d’activités dans le cadre des missions de ce fonds. Par ailleurs, M. Mebarki revient par contre sur le rôle important que joue la formation professionnelle dans l’absorption des élèves ayant quitté les bancs de l’école. La moitié d’entre eux, dont le chiffre avoisine les 400 000 élèves, a été prise en charge dans le cadre de la première rentrée professionnelle de l’année en cours. 100 000 autres le seront lors de la prochaine rentrée professionnelle de février. Tout en assurant que les 1250 établissements répartis sur le territoire national ont la capacité d’absorber ces nouveaux venus, le ministre annonce l’ouverture en février de 20 nouveaux établissements et le recrutement de 2000 enseignants formateurs.  

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