mardi 9 janvier 2018

Tizi-Ouzou : mises en demeure aux grévistes du CNAPESTE de rejoindre leurs postes de travail

La direction de l'Education (DE) de   Tizi-Ouzou a entamé mardi l'envoi de mises en demeure aux grévistes du   Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de   l'éducation (CNAPESTE) de rejoindre leur postes de travail et ce, en   application de la réglementation, a indiqué le responsable local du   secteur. Ces mises en demeure, a expliqué à l'APS Ahmed Lalaoui, ont été envoyées   aux grévistes en application du décret exécutif N 17/321 du 21 Novembre   2017 portant modalités de révocation du fonctionnaire pour abandon de poste   et stipulant qu'"il est considéré en situation d'abandon de poste, tout   fonctionnaire en activité qui s'absente pendant au moins quinze (15) jours   consécutifs, sans justification valable".  La révocation peut être appliquée après une deuxième mise en demeure   adressée au concerné aux termes des cinq jours ouvrables, à compter de la   date de la première, et dans le cas où le fonctionnaire n'a pas rejoint son   poste de travail ou n'a pas justifié son absence, selon le même décret qui   précise qu'"à l'issue du quinzième jour d'absence consécutif et malgré les   mises en demeure, le fonctionnaire en question ne rejoint pas son poste de   travail, l'autorité investie du pouvoir de nomination prononce   immédiatement sa révocation par décision motivée, qui prend effet à compter   de la date de son premier jour d'absence."  M. Lalaoui a observé que ces procédures réglementaires "auraient pu être   entamées juste après la décision de justice rendue le 11 décembre dernier   déclarant la grève du CNAPETE illégale, toutefois, nous avons gardé espoir   de voir les enseignants mettre un terme à leur grève afin de préserver la   scolarité des élèves, ça n'a pas été le cas malheureusement alors que les   portes du dialogue ont toujours été ouvertes pour trouver une issue à ce   conflit", a-t-il ajouté.  Le directeur de l'Education de la wilaya de Tizi Ouzou a relevé que   l'enclenchement de cette procédure "ne s'est pas faite de gaieté de coeur,   mais la direction de l'Education qui est un organe exécutif qui applique   les lois de la République, n'a pas d'autres choix devant le durcissement de   la position du CNAPESTE et son refus des propositions qui lui ont été   faites, à savoir le départ à la retraite d'un fonctionnaire et changement   de service à l'autre qui avait lui aussi exprimé son désir de partir",   a-t-il fait savoir.  "Des mesures réglementaires ont été déjà prises contre les ponctions sur   salaire pour les jours non travaillés et la réduction de moitié de la prime   de rendement", a-t-il dit.  "Toutefois, la Direction de l'éducation garde espoir de voir ce conflit se   régler sans arriver à la révocation des grévistes", a ajouté M. Lalaoui qui   a fait état d'une nouvelle proposition faite au CNAPESTE, invitant ce   syndicat à reprendre les cours et l'envoi, dans les plus bref délais et   aussitôt cette condition satisfaite, d'une commission d'enquête   ministérielle pour se pencher sur ce conflit. La première commission qui   était en décembre dernier à Tizi-Ouzou n'était pas chargée d'enquêter sur   ce problème mais c'était plutôt de l'accompagnement pour la gestion   administrative et financière du secteur au niveau local, a-t-il tenu à   préciser.  Pour rappel, le CNAPESTE avait déclenché une grève illimitée le 22   novembre dernier pour réclamer le départ de deux responsables de la   Direction de l'Education suite à l'agression présumée d'une enseignante par   un agent de police dans les locaux de la direction de l'Education en   présence de ces deux responsables.

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