lundi 8 janvier 2018

Rencontres avec le partenaire social : Benghabrit saisie sur la réforme des examens

Le ministère de l’Education nationale a programmé plusieurs rencontres avec les représentants des syndicats du secteur. La réforme du secteur, la refonte des examens ainsi que les conditions socioprofessionnelles des travailleurs sont les principaux dossiers sur lesquels les syndicats espèrent obtenir des réponses claires. Le Syndicat national des professeurs du secondaire et du technique (Snapest), dont la rencontre avec la ministre est programmée pour dimanche prochain, compte faire le point sur le dossier de la réforme des examens nationaux, notamment le baccalauréat. Après plusieurs mois de travail de la commission chargée du dossier de la réforme du baccalauréat, aucune suite n’a été donnée. «On ne connaît pas le sort du rapport remis par les membres de la commission concernant les propositions de refonte du baccalauréat», souligne Meziane Meriane, coordonnateur national de ce syndicat. La ministre est ainsi invitée à s’exprimer sur la question de la refonte du baccalauréat. Le Snapest revendique par ailleurs du ministère la remise aux syndicats d’une copie du rapport final de la commission avant qu’il ne soit envoyé au Premier ministère. La refonte du baccalauréat est une démarche préalable à tout changement vers la qualité de l’enseignement, selon le syndicat. Il faut savoir que le département de Nouria Benghabrit a ouvert le dossier de la refonte du baccalauréat. Plusieurs propositions de mesures ont été formulées, telles que la prise en compte de la fiche de synthèse, l’organisation d’une session décalée pour les matières secondaires, ou encore la révision des coefficients devant entrer en vigueur pour l’année scolaire 2016-2017, avant que la ministre ne fasse machine arrière. L’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), qui a rencontré la ministre de l’Education il y a quelques jours, s’est penchée sur la révision du statut particulier des travailleurs de l’éducation. «Nous avons participé aux travaux de la commission chargée d’élaborer des propositions d’amendement. L’Unpef a fourni des propositions concernant les postes en voie d’extinction, ainsi que sur les autres catégories lésées par le texte initial régissant la fonction, mis en vigueur en 2008 et amendé en 2012. Nous réclamons aujourd’hui une copie du rapport avant qu’il ne soit remis à la Fonction publique», souligne Lamri Zegar, chargé de la communication dudit syndicat. L’Unpef a exprimé également des revendications liées à «l’amélioration du contenu du manuel». Ce syndicat souhaite également être membre de la Commission nationale des programmes. Le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) partage la même revendication que l’Unpef. Il exige ainsi d’être «partie prenante» de la Commission nationale des programmes. Le syndicat a en outre saisi la ministre concernant la gestion des œuvres sociales et a dénoncé les dysfonctionnements issus de la gestion centralisée de «l’argent des travailleurs». Boualem Amoura, président de ce syndicat, souligne que le Satef a également saisi la tutelle en ce qui concerne la formation des enseignants. Le syndicat reste «peu convaincu» de l’efficacité du plan de formation déclenché par le ministère il y a quelque jours. Le syndicaliste est «pessimiste» concernant les résultats de cette démarche, étant donné que le ministère «est resté inerte alors que le secteur se vidait de ses compétences avec la nouvelle loi sur la retraite».  

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