vendredi 12 janvier 2018

Relizane : faut-il retrouver les traditions éteintes de Yennayar ?

Dans l’atmosphère des rituelles festivités du Yennayer, marquée par la consécration officielle de la 12e journée nationale du Nouvel An amazigh, la région montagneuse de l’Ouarsenis, au sud-est de Relizane, se met elle aussi au diapason de l’événement. Cependant, le caractère faste des festivités a, selon des témoignages, éclipsé des traditions pratiquées autrefois par les aïeux. Dans le temps, veille de Yennayer, soit quelques heures avant l’entame de la nouvelle année agraire, toutes les familles, notamment les fellahs, se réunissaient pour collecter les feuilles d’«El Feroun», une plante aux tiges longues et la terre des fourmis pour les disperser ou les pulvériser sur les toits et les cours des maisons, une pratique pour souhaiter une bonne année riche en produits agricoles. Aussi, la veille du 12 janvier, les femmes préparaient des galettes en semoule et les trouaient en six points qu’elles remplissaient de sel et exposaient au ciel. Le lendemain, soit le 12 au matin, elles viennent remarquer l’état du sel. Les trous où le sel a totalement fondu déterminent le nombre des mois humides et là où le sel est encore apparent il s’agirait des mois secs. Ce sont ainsi des traditions qui ont disparu. Pour revenir à la préparation de l’événement, l’implication des officiels est manifeste. Ainsi, en plus des grandes expositions de gourmandises et les préparatifs du traditionnel plat de chercham (un mélange de fèves, de blé tendre et de pois chiche) par toutes les familles, les directions de la culture et de la jeunesse et des sports ont conjointement concocté des programmes variés pour l’occasion. Il est alors question d’une soirée musicale au théâtre de la verdure du Fennec Land, d’une grande exposition dévoilant les richesses artisanales de la région et d’une course à vélo avec la participation de 80 coureurs venus de toute la région oranaise. Assegass Amegass !  

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