samedi 20 janvier 2018

Réactions :

Saïd Khelil (ancien détenu d’avril 1980) : «On n’oublie pas le fameux ''jamais'' de Bouteflika» «Je ne me souviens pas si le président Bouteflika était au bureau politique du FLN et même en Algérie en 1980. Mais, on ne  lui connaît pas de sympathie pour la cause amazighe. On se rappelle qu’en 1999, il avait prononcé son fameux ''jamais''. C’était une sentence qu’il avait déversée quant à la reconnaissance de tamazight. Il y a aussi son expression ''nains'', adressée aux Kabyles, dans un discours. Ceci dit, s’il y a aujourd’hui une évolution, on s’en réjouit. Bouteflika est un homme politique après tout. Il y a un rapport de forces par rapport à la question amazighe et s’il a changé, c’est tant mieux. La revendication amazighe a dévoré plusieurs générations et j’espère qu’on est arrivé à présent à un autre stade de choix politiques. Avec la reconnaissance et la promotion de tamazight langue, culture et identité, l’Algérie pourrait passer à autre chose, comme le développement économique et la construction d’une véritable démocratie.»   Ali Brahimi (ancien détenu d’avril 1980) : «On n’avait jamais entendu Bouteflika s’exprimer sur la question» «Il s’agit aujourd’hui d’interroger l’histoire. On n’a jamais entendu le président Bouteflika se distinguer dans son action et son discours du pouvoir de l’époque. Dans les rangs des militants de la cause amazighe et au sein de la population, nous n’avons jamais entendu Bouteflika parler du sujet, ni du positionnement par rapport à tamazight ni par rapport à la répression. Au contraire, dans le sérail, on voulait écraser la revendication et les manifestants de 1980. On savait que le colonel Yahiaoui était pour la répression à outrance. En tout cas, à l’époque, Bouteflika n’était pas au gouvernement. Ces déclarations, on ne peut les interpréter ni au passé ni au présent. Peut-être au futur proche.»  Propos recueillis par Saïd Gada   Djamel Ould abbès (Sg du FLN) : «Le parti n'interfère pas dans les prérogatives du gouvernement» S’il n’a pas employé le langage habituel, Djamel Ould Abbès est une nouvelle fois revenu sur la défense du «secteur public». Lors d’une rencontre avec les élus de son parti, le secrétaire général du FLN a  exprimé «la satisfaction de son parti quant à la décision du président Bouteflika de soumettre, à son approbation préalable, l'ouverture du capital des entreprises publiques économiques dans le cadre du partenariat sociétaire», affirmant que sa formation politique «soutient les décisions du président de la République, président du FLN et œuvre à leur application, car le parti  a une confiance totale en le président de la République». «Le secteur public stratégique est un acquis pour le peuple, qui ne sera pas abandonné», a-t-il dit, selon les propos recueillis par l’APS. Interrogé sur la finalité de cette rencontre avec les maires de son parti, qui intervient une journée seulement après la tenue de celle du gouvernement avec les mêmes responsables, le secrétaire général du FLN a indiqué qu’il ne s’agit que d’une action partisane. Il ne s’agit, selon, lui que d’une rencontre «technique», car le parti, a-t-il dit, «n'interfère pas dans les   prérogatives de l'Exécutif ». Le secrétaire général du FLN a également exhorté les présidents d'APC et d'APW à « préserver les intérêts suprêmes de l'Etat et de l'économie nationale». Il a exprimé l'attachement du FLN «qui dirige la scène politique» à protéger ces intérêts. R. P.  

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire