jeudi 18 janvier 2018

Les banques appelées à redoubler d’effort

Le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal, a exhorté hier les banques à se mobiliser «de manière résolue» aux fins de la bancarisation de la liquidité monétaire thésaurisée et de sa canalisation vers les objectifs de financement de l’économie et de sa diversification, selon un responsable de la Banque centrale, cité hier par l’agence APS. De nouveau, le système bancaire est interpellé à se déployer, à travers ses différents outils et instruments, à canaliser tout épargne potentielle «aux fins de réduire la liquidité monétaire en circulation, notamment informelle, et d’instaurer la confiance avec la clientèle épargnante dans le cadre d’une relation bancaire professionnelle et sereine», a souligné Mohamed Loukal à l’occasion d’une rencontre tenue à Alger avec les dirigeants des banques. La mobilisation des ressources financières internes est un impératif permanent, notamment dans le contexte actuel marqué par des objectifs de développement et de diversification soutenus de l’économie à travers l’investissement productif, a insisté le gouverneur de la Banque d’Algérie. Selon la même source, Mohamed Loukal a précisé les conditions dans lesquelles la place bancaire doit développer ses différents instruments et déployer ses moyens aux fins de canaliser l’épargne nationale à travers des «efforts accrus de bancarisation». D’après lui, plusieurs mesures ont été initiées, visant notamment à faire participer l’ensemble des citoyens et acteurs économiques à la généralisation effective et efficiente de l’acte de bancarisation. Mohamed Loukal a souligné que l’intermédiaire bancaire doit jouer un rôle déterminant en matière de participation élargie des différents acteurs, sans distinction de statuts, aux efforts de diversification et de développement de l’économie nationale. Au chapitre des mesures déjà mises en place, Mohamed Loukal a évoqué l’institution du droit au compte pour tout citoyen, tel que précisé par l’instruction de décembre 2012 de la Banque d’Algérie fixant la procédure relative au droit au compte. Cet élargissement a été conforté par l’article 43 de la loi de finances complémentaire 2015 permettant l’inclusion de nouveaux acteurs, comme sources d’expansion de la collecte de l’épargne nationale et de sa canalisation, à travers la mise en œuvre du programme de conformité fiscale volontaire, a-t-il rappelé. Pour le gouverneur de la Banque d'Algérie, le système bancaire est chargé de jouer un rôle déterminant en prenant «toutes les mesures de facilitation et de mise en confiance». Pour rappel, les opérations lancées par l’administration fiscale depuis 2015 afin d’intégrer les fonds informels dans la sphère bancaire ont eu des résultats décevants. Un grand cafouillage caractérise aussi la communication officielle sur le poids de l'informel. Alors que l’ex-Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait avancé le chiffre de 3700 milliards de dinars, l’actuel chef de l’Exécutif, Ahmed Ouyahia, parle de 1700 milliards de dinars au maximum. 

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