mercredi 31 janvier 2018

Le professeur Salah Eddine Bendib : plus d’affectation de médecins dans des zones démunies de logement et d’un plateau technique fonctionnel

Des attentes exprimées par les médecins résidents pour accepter d’effectuer leur service civil dans des zones éloignées, le coordinateur du Comité intersectoriel en charge de leur dossier assure que la majorité de leurs revendications « légitimes » avaient trouvé « un début de solution ». S’exprimant, mercredi, lors de l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, le professeur Salah Eddine Bendib signale que contrairement à ce qui se dit, ici et là, les discussions entre les représentants des médecins résidents et les membres du comité « n’ont pas cessées », ajoutant qu’elles se poursuivront « dans les jours qui viennent ». Des travaux du comité, regroupant des représentants de plusieurs ministères, il  précise qu’ils sont consacrés « exclusivement » au service civil et à sa durée, des points pour l’examen desquels, ajoute-t-il, les représentants des médecins contestataires ont présenté une plateforme de revendications de 64 pages. Il estime que celles-ci pourraient être satisfaites « dans une certaine mesure » pour autant que des décisions incitatives soient instaurées, ce qui, selon lui, encouragerait les praticiens à accepter de travailler dans les zones dans lesquelles ils ont été affectés. Parmi les préalables au règlement du conflit, le professeur Bendib appelle à mettre à niveau les structures sanitaires qui y sont installées et à propos desquelles les médecins grévistes ont eu souvent à se plaindre qu’elles ne soient pas en état de fonctionner. L’intervenant prévient qu’il n’y aurait plus, désormais, d’affectation dans des zones démunies d’un plateau technique fonctionnel de prise en charge des patients, précisant que cette mesure avait été validée par la commission nationale d’affectation, de recours et de suivi des médecins mobilisés pour le service civil.     L’autre aspect que le professeur Bendib met, d’autre part, en avant est celui du logement, un aspect auquel, assure-t-il, « on a répondu positivement ». Il affirme à cet effet  qu’aucune affectation ne pourrait également avoir lieu « s’il n’y a pas la présence d’un  logement décent pour le médecin ». Parallèlement aux mesures incitatives à mobiliser au bénéfice des médecins résidents affectés, le professeur Bendib insiste sur la nécessité de mettre en place des réseaux de prise en charge sanitaires entre le nord, l’intérieur et le sud du pays, en même temps que d’organiser une hiérarchisation des soins en mettant à contribution les médecins privés. 


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