mardi 9 janvier 2018

Le CNDH désavoue les autorités

Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) exprime officiellement son désaccord avec le maintien de l’indiction des marches à Alger. Dans sa première réaction suite à la répression, mercredi dernier, de la marche des médecins résidents, l’organisme que préside Fafa Benzerrouki désavoue officiellement les autorités sur la question de l’interdiction de manifestations publiques à Alger. «La Constitution de 2016 stipule clairement dans son article 49 que la liberté de manifestation pacifique est garantie aux citoyens», rappelle le CNDH dans un communiqué, repris hier par l’APS. Dans la foulée, le Conseil exprime aussi «son vif regret» quant aux incidents survenus mercredi dernier à l’hôpital Mustapha Bacha, où des médecins résidents ont été violentés par la police. «Le Conseil a fait part de sa profonde inquiétude concernant tous les dérapages qui s’en sont suivis», ajoute-t-on dans le communiqué. Dans ce sens, le CNDH invite les médecins résidents et la tutelle au dialogue, «en plaçant l’intérêt du pays et des citoyens au-dessus de toute considération». Le Conseil invite également les parties concernées à «ouvrir les portes du dialogue» et à «placer le droit du citoyen à la santé en particulier et l’intérêt suprême du pays en général au-dessus de toute considération».

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