mardi 16 janvier 2018

85% de suivi, selon le syndicat

Le Syndicat algérien des paramédicaux (Sap) a entamé hier sa grève de trois jours pour des revendications socioprofessionnelles. Selon le président du syndicat, Lounes Ghachi, le taux national de suivi enregistré pour la journée d’hier se situe autour des 85%. «Les plus hauts taux ont été enregistrés au niveau des grandes villes», souligne-t-il dans une déclaration faite à El Watan. Les paramédicaux ont paralysé tous les services mais ont «tenu à assurer le service minimum et les urgences». Le syndicat dénonce l’inertie de la tutelle concernant tous les points contenus dans la plateforme de revendications. Cette «position d’inertie» a été d’ailleurs renouvelée durant la réunion d’avant-hier entre les représentants du Sap et ceux du ministère de la Santé, qui n’a abouti à aucune mesure concernant les situations dénoncées, affirme le président du syndicat. L’appel des paramédicaux concernant des mesures réclamées par le personnel, après l’agression d’une soignante dans une structure de santé à Djelfa, est resté sans suite, selon M. Ghachi. Cette agression, restée «impunie» malgré les démarches du syndicat auprès de la direction de la santé et du ministère de tutelle, n’a pas non plus suscité la réaction du ministère, déplore le SAP qui estime que ce sont les personnels paramédical et médical qui font face aux dysfonctionnements de la prise en charge de la population, ceci alors que les structures font face à une pénurie de produits et au manque de personnel. «Les paramédicaux sont livrés à eux-mêmes dans la crise de prise en charge des malades», souligne M. Ghachi. Ce dernier regrette également «l’indifférence» de la tutelle concernant les autres revendications liées à la formation et la carrière des paramédicaux.  Dans le préavis de la grève, le syndicat a dénoncé «le projet de remise en cause du système LMD régissant la formation». Une autre réunion de conciliation est prévue demain mercredi avec les représentants du ministère. Le syndicat menace de poursuivre la grève «si le ministère ne réagit pas à la plateforme de doléances».  

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