mardi 28 février 2017

Le DG de l’Algérienne des autoroutes : 75 milliards de dollars dépensés, à ce jour, pour entretenir et construire des voies routières

L’état d’avancement des travaux de réalisation des infrastructures routières et leur entretien, pour celles entrées en exploitation, est le sujet traité, ce mardi, lors de l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne. On y apprend, notamment, qu’à ce jour, l’Algérie a déjà consenti quelque 70 milliards de dollars pour réaliser le maillage routier pour relier les différentes localités et unités économiques du pays. Le directeur général de l’Algérienne des autoroutes, Ali Khelifaoui y annonce que le dernier chantier, constitué de la pénétrante reliant Bejaïa à l’autoroute Est-Ouest, dotée de sept échangeurs, sera réceptionnée, le 2 mars. Il indique, par ailleurs, que la reprise des travaux du tunnel de Djebel El Ouahch, situé le long de l’autoroute, confiés à l’entreprise Algérienne Cosider, vont démarrer incessamment. Des 84 km restant à réaliser entre Annaba et El Tarf, M. Khelifaoui signale que son organisme est en train de « préparer les conditions » pour relancer la construction de ce dernier tronçon de l’autoroute Est-Ouest pour, dit-il, relier cette dernière à la frontière est du pays », se refusant, toutefois, à avancer  une date précise pour sa réception. De l’introduction du péage sur cette importante infrastructure routière, l’invité indique qu’elle ne représente pas, pour le moment, la finalité du projet, ajoutant que l’heure est à son équipement « en moyens modernes » destinés à offrir à ses usagers des conditions optimales « en matière de sécurité et de confort ». Il précise, d’autre part, qu’une vingtaine de zones « de services », dont des stations de carburants, y ont déjà été aménagées et mises en exploitation et que vont venir s’y joindre 22 centres d’entretiens et d’exploitation, ainsi que des systèmes de télésurveillance, « permettant, précise-t-il,  de visualiser tout l’itinéraire en temps réel ». Quand on lui fait remarquer que certaines parties de cette autoroute sont dans un état de dégradation avancée, comme c’est le cas du parcours reliant Lakhdaria à Bouira, M. Khelifaoui signale que 25 km ont subi des travaux de réfection et qu’il ne reste plus que 5 km à finaliser, « d’ici mai à juin » prochains. Il tient a expliquer qu’une route est assujettie, en permanence, à des agressions d’ordre climatique et à celles occasionnées par le trafic routier. C’est pour cela, explique-t-il, que l’entretien doit y être permanent.  


Plus de 6.000 enfants victimes de sévices en 2016

Plus de 6.000 enfants ont été victimes de sévices en 2016, a indiqué lundi à Alger la directrice de l'Institut national de la police criminelle de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), la commissaire divisionnaire Kheira Messaoudene.  Pas moins de 6.193 enfants ont été victimes de sévices en 2016, dont 1.695 ont subi des sévices sexuels et 3.740 autres des coups et blessures volontaires, a précisé Mme Messaoudene lors d'une journée d'étude sur la protection de l'enfance, citant le bilan des services de la Sûreté nationale. 642 autres enfants ont subi de mauvais traitements, 39 ont été victimes d'homicide volontaire et 14 autres ont subi des coups et blessures entraînant la mort, a ajouté la responsable. S'agissant des mécanismes opérationnels de prévention et de prise en charge des enfants, l'intervenante a fait état de l'existence de 50 brigades de protection de l'enfance relevant de la Sûreté nationale à travers toutes les wilayas du pays qui veillent à prévenir les différentes infractions commises par les mineurs. La déléguée nationale à la protection de l'enfance, Meriem Chorfi, a, pour sa part, annoncé l'installation prochaine d'une commission nationale permanente au niveau de l'Organe national de protection et de promotion de l'enfance, en application des dispositions de la loi relative à la protection de l'enfant promulguée le 15 juillet 2015. Ladite commission s'emploiera à coordonner les activités afférentes à l'enfance entre les différents acteurs concernés et à la mise en place d'un système national d'informations sur la situation de l'enfance en vue de renforcer les programmes de prise en charge de cette catégorie de la société, a précisé la responsable. 


Nouvelle secousse à Meziraâ (Biskra), aucun dégât n'est à déplorer

La secousse tellurique de 3,2 de magnitude sur l’échelle de Richter ayant ébranlé lundi la région de Meziraâ (Biskra) n'a pas fait de dégats, selon la protection civile.

Les constations effectuées suite à cette secousse ont confirmé l’absence de dégâts humain ou matériel. La même observation a été confirmée par le président de l’APC (Assemblée populaire communale) de cette commune Abdelmadjid Bouchekou.

L’épicentre de la secousse se trouvant à l’écart de l’agglomération, on a ressenti "un infime tremblement de terre sous nos pieds", ajoute cet élu.  

Pour les habitants, les seules questions que se posaient les plus curieux étaient de connaitre la magnitude et l’épicentre exact de la secousse.

Messaoud plus connu par Bessaâ assure la secousse de 5 degré sur l’échelle de Richter enregistrée, il y a trois mois à Meziraâ sans également faire de dégât avait brisé "le mur de la peur" depuis avec les répliques qui ont suivi les gens en ont pris l’habitude.

Une activité sismique est signalée depuis le 18 novembre passée dans cette région du Sud-est de Biskra avec plusieurs secousses et répliques dont la plus récente remonte au 16 janvier passé.

Habitée par 9.700 personnes, la commune de Meziraâ a bénéficié de plusieurs initiatives de solidarité dont la visite d’une délégation nationale sportive d’adeptes des sports mécaniques ainsi qu’une caravane de sensibilisation sur le danger des séismes de la direction générale de la protection civile. 

La wilaya a dépêche de son côté une délégation de psychologues pour assister les habitants.

Située à 64 km de Biskra, Meziraâ a été secoué lundi matin vers 7h07 par un nouveau tremblement de terre dont l’épicentre se trouve à 15 km du chef-lieu de la commune, selon le communiqué du Centre de Recherche en Astronomie Astrophysique et Géophysique. APS 



Plus de 6.000 enfants victimes de sévices en 2016

Plus de 6.000 enfants ont été victimes de sévices en 2016, a indiqué lundi à Alger la directrice de l'Institut national de la police criminelle de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), la commissaire divisionnaire Kheira Messaoudene.  Pas moins de 6.193 enfants ont été victimes de sévices en 2016, dont 1.695 ont subi des sévices sexuels et 3.740 autres des coups et blessures volontaires, a précisé Mme Messaoudene lors d'une journée d'étude sur la protection de l'enfance, citant le bilan des services de la Sûreté nationale. 642 autres enfants ont subi de mauvais traitements, 39 ont été victimes d'homicide volontaire et 14 autres ont subi des coups et blessures entraînant la mort, a ajouté la responsable. S'agissant des mécanismes opérationnels de prévention et de prise en charge des enfants, l'intervenante a fait état de l'existence de 50 brigades de protection de l'enfance relevant de la Sûreté nationale à travers toutes les wilayas du pays qui veillent à prévenir les différentes infractions commises par les mineurs. La déléguée nationale à la protection de l'enfance, Meriem Chorfi, a, pour sa part, annoncé l'installation prochaine d'une commission nationale permanente au niveau de l'Organe national de protection et de promotion de l'enfance, en application des dispositions de la loi relative à la protection de l'enfant promulguée le 15 juillet 2015. Ladite commission s'emploiera à coordonner les activités afférentes à l'enfance entre les différents acteurs concernés et à la mise en place d'un système national d'informations sur la situation de l'enfance en vue de renforcer les programmes de prise en charge de cette catégorie de la société, a précisé la responsable. 


Assassinat d’Ali Tounsi: le tribunal prononce la peine capitale contre Chouaib Oultache

Le tribunal criminel près la Cour d'Alger a prononcé lundi soir la peine capitale à l'encontre de Chouaib Oultache après avoir établi sa culpabilité pour homicide volontaire avec préméditation contre Ali Tounsi, ex-drecteur général de la Sûreté nationale, tentative d'homicide volontaire contre deux cadres de la direction et port d'arme sans autorisation. Après plus de trois heures de délibérations, le verdit a été prononcé par le président du tribunal, Amar Belkherchi.  Le représentant du parquet général avait requis auparavant la peine capitale à l'encontre de l'accusé Chouaib Oultache.   24 millions de dinars de dommages et intérêts pour la partie civil Le tribunal criminel près la Cour d'Alger a statuésur l'action civile dans l'affaire de l'assassinat de l'ex-Directeur général de la Sûreté nationale Ali Tounsi, en prononçant un jugement accordant aux ayants droits (famille de Ali Tounsi) et à l'ancien chef de sûreté de la Wilaya d'Alger, un montant de 24 millions de dinars à titre de dommages et intérêts. En vertu de ce jugement, un montant de 23 millions de dinars a été accordé à la famille de la victime Ali Tounsi et un (01) million de dinars à Abdelmoumene Abd Rabou, ancien chef de sûreté de la Wilaya d'Alger.  Le tribunal a statué sur l'action civile dans cette affaire après avoir prononcé la peine capitale à l'encontre de Chouaib Oultache pour homicide volontaire avec préméditation contre Ali Tounsi, ex-DGSN, tentative d'homicide volontaire contre deux cadres de la direction et port d'arme sans autorisation. Le procès de l'assassinat de Ali Tounsi, commis le 25 février 2010 au siège de la DGSN, a débuté dimanche avec l'audition de l'accusé Chouaib Oultache et des témoins cadres de la DGSN ainsi que des membres de la famille de la victime et de l'accusé.  


Assassinat d’Ali Tounsi: le tribunal prononce la peine capitale contre Chouaib Oultache

Le tribunal criminel près la Cour d'Alger a prononcé lundi soir la peine capitale à l'encontre de Chouaib Oultache après avoir établi sa culpabilité pour homicide volontaire avec préméditation contre Ali Tounsi, ex-drecteur général de la Sûreté nationale, tentative d'homicide volontaire contre deux cadres de la direction et port d'arme sans autorisation. Après plus de trois heures de délibérations, le verdit a été prononcé par le président du tribunal, Amar Belkherchi.  Le représentant du parquet général avait requis auparavant la peine capitale à l'encontre de l'accusé Chouaib Oultache.   24 millions de dinars de dommages et intérêts pour la partie civil Le tribunal criminel près la Cour d'Alger a statuésur l'action civile dans l'affaire de l'assassinat de l'ex-Directeur général de la Sûreté nationale Ali Tounsi, en prononçant un jugement accordant aux ayants droits (famille de Ali Tounsi) et à l'ancien chef de sûreté de la Wilaya d'Alger, un montant de 24 millions de dinars à titre de dommages et intérêts. En vertu de ce jugement, un montant de 23 millions de dinars a été accordé à la famille de la victime Ali Tounsi et un (01) million de dinars à Abdelmoumene Abd Rabou, ancien chef de sûreté de la Wilaya d'Alger.  Le tribunal a statué sur l'action civile dans cette affaire après avoir prononcé la peine capitale à l'encontre de Chouaib Oultache pour homicide volontaire avec préméditation contre Ali Tounsi, ex-DGSN, tentative d'homicide volontaire contre deux cadres de la direction et port d'arme sans autorisation. Le procès de l'assassinat de Ali Tounsi, commis le 25 février 2010 au siège de la DGSN, a débuté dimanche avec l'audition de l'accusé Chouaib Oultache et des témoins cadres de la DGSN ainsi que des membres de la famille de la victime et de l'accusé.  


lundi 27 février 2017

Assassinat de Ali Tounsi : Chouaib Oultache condamné à la peine capitale

Le tribunal criminel près la Cour d'Alger a prononcé lundi soir la peine capitale à l'encontre de Chouaib Oultache après avoir établi sa culpabilité pour homicide volontaire avec préméditation contre Ali Tounsi, ex-drecteur général de la Sûreté nationale, tentative d'homicide volontaire contre deux cadres de la direction et port d'arme sans autorisation.  Après plus de trois heures de délibérations, le verdit a été prononcé par le président du tribunal, Amar Belkherchi. Le représentant du parquet général avait requis auparavant la peine capitale à l'encontre de l'accusé Chouaib Oultache. 

Nouvelle secousse à Meziraâ (Biskra), aucun dégât n'est à déplorer

La secousse tellurique de 3,2 de magnitude sur l’échelle de Richter ayant ébranlé lundi la région de Meziraâ (Biskra) n'a pas fait de dégats, selon la protection civile.

Les constations effectuées suite à cette secousse ont confirmé l’absence de dégâts humain ou matériel. La même observation a été confirmée par le président de l’APC (Assemblée populaire communale) de cette commune Abdelmadjid Bouchekou.

L’épicentre de la secousse se trouvant à l’écart de l’agglomération, on a ressenti "un infime tremblement de terre sous nos pieds", ajoute cet élu.  

Pour les habitants, les seules questions que se posaient les plus curieux étaient de connaitre la magnitude et l’épicentre exact de la secousse.

Messaoud plus connu par Bessaâ assure la secousse de 5 degré sur l’échelle de Richter enregistrée, il y a trois mois à Meziraâ sans également faire de dégât avait brisé "le mur de la peur" depuis avec les répliques qui ont suivi les gens en ont pris l’habitude.

Une activité sismique est signalée depuis le 18 novembre passée dans cette région du Sud-est de Biskra avec plusieurs secousses et répliques dont la plus récente remonte au 16 janvier passé.

Habitée par 9.700 personnes, la commune de Meziraâ a bénéficié de plusieurs initiatives de solidarité dont la visite d’une délégation nationale sportive d’adeptes des sports mécaniques ainsi qu’une caravane de sensibilisation sur le danger des séismes de la direction générale de la protection civile. 

La wilaya a dépêche de son côté une délégation de psychologues pour assister les habitants.

Située à 64 km de Biskra, Meziraâ a été secoué lundi matin vers 7h07 par un nouveau tremblement de terre dont l’épicentre se trouve à 15 km du chef-lieu de la commune, selon le communiqué du Centre de Recherche en Astronomie Astrophysique et Géophysique. APS 



Assassinat de l'ex-DGSN Ali Tounsi : l'affaire mise en délibéré

Le tribunal criminel d'Alger présidé par Amar Belkherchi a entamé lundi les délibérations de l'affaire Oultache, accusé de l'assassinat de l'ex-DGSN, Ali Tounsi, pour ensuite prononcer le verdict.

Une fois le verdict rendu dans cette affaire, il sera statué directement sur l'action civile dans laquelle se sont constitués les ayants droits de la famille de Ali Tounsi, ainsi que l'ancien chef de sûreté de la Wilaya d'Alger, Abdelmoumene Abd Rabou.

L'accusé Chouaib Oultache avait déclaré devant le tribunal  "Je ne suis pas l'assassin de Ali Tounsi,  je n'ai pas visé sa tête mais son côté gauche".

Le représentant du parquet général avait requis plus tôt dans la journée la peine capitale contre l'accusé Chouaib Oultache. Le tribunal avait entendu auparavant la défense de l'accusé Chouaib Oultache, composée de trois avocats.

Dans son plaidoyer, Me Amine Sidhoum avait affirmé que "la scène de crime n'avait pas été protégée (bureau de Ali Tounsi)", estimant que "l'entrée d'un nombre important d'officiers de la police judiciaire au bureau a compromis l'instruction"         Pour sa part, l'avocat Mohamed Tayeb Belarif a indiqué que les marchés que l'accusé Chouaib Oultache avaient conclus dans le cadre de l'opération de modernisation de la DGSN "étaient conformes aux procédures'', ajoutant que "les balles qui ont tué la victime ne proviennent pas du pistolet de son client". APS



Tizi-Ouzou : arrestation de quatre présumés dealers, auteurs d’un enlèvement

Quatre présumés dealers et auteurs d’un enlèvement d’un jeune âgé de 34 ans à Draa El Mizan ont été interpellés par la police, a indiqué lundi la Sûreté de wilaya de Tizi-Ouzou.

Les mis en cause dans cette affaire, membres d’un groupe de malfaiteurs originaires d’Alger et de Tizi-Ouzou, spécialisés dans le trafic de drogue, "ont usé d’un subterfuge pour embarquer le jeune disparu de son domicile à Draâ El-Mizan, et le conduire vers la wilaya d’Alger, d’où ils ont exigé de sa famille de restituer une somme d’argent que son frère leur a subtilisée dans le cadre de l’achat d’une quantité de drogue", a précisé un communiqué de la Sûreté de wilaya.

L’enquête diligentée par la Sûreté de daïra de Draa El Mizan suite à une de plainte déposée par le père de la victime, qui a été libérée contre versement de la somme exigée par les présumés auteurs de cet enlèvement, a permis d’identifier ces derniers et de démanteler ce groupe de malfaiteurs composé au total de sept élément dont trois sont en fuite et de saisir trois véhicules ayant servi dans cette affaire, a-t-on ajouté de même source.

Présentés au parquet de Draa El Mizan, les quatre individus interpellés ont été mis en détention préventive pour les chefs d’accusation d’ "association de malfaiteurs en vue de la commission d’un enlèvement suivi d’une demande de rançon, en réunion, avec usage de véhicules automobiles", et "commercialisation de drogue", tandis que les trois autre éléments en fuite sont activement recherchés, a-t-on indiqué. APS 



Assassinat de Ali Tounsi: le parquet général requiert la peine de mort contre Oultache

Le représentant du parquet général près le Tribunal  criminel d'Alger a requis lundi la peine capitale à l'encontre de Chouaib Oultache, accusé de l'assassinat de l'ex-DGSN Ali Tounsi et de tentative d'homicide volontaire avec préméditation contre Abdelmoumene Abd Rabou, ancien chef de sûreté de la wilaya d'Alger et contre Abdelaziz Dahlab, directeur du cabinet de l'ex-DGSN.          "Nous requérons l'application de la peine capitale contre l'accusé  au vu de la gravité du crime commis contre le premier responsable du corps de  la police chargé de la protection des citoyens", a déclaré le procureur général  dans ses réquisitions.          Le procès de l'accusé Chouaib Oultache a repris ce lundi au niveau du tribunal criminel près la cour d'Alger avec l'audition des membres de la garde rapprochée de l'ex-DGSN, du médecin légiste et des plaidoyers des avocats de  la partie civile.    Lire aussi Oultache : " Je n'ai pas tué Ali Tounsi"

« Tariki.dz » le site de la Gendarmerie nationale consulté 64 millions de fois en 7 mois

Depuis son lancement  le 19 juillet 2016, le site de la gendarmerie nationale, consacré au trafic routier a été visité quelque 64 millions de fois. « Tariki.dz »permet aux automobilistes de s'informer sur le trafic routier  en temps réel, via une carte interactive, a indiqué dimanche, le directeur de la télématique au Commandement de la Gendarmerie nationale, le général Guir Badaoui. La carte interactive, affiche des informations, sur l’état des routes, les itinéraires adéquats et les points d’embouteillages à éviter. Les informations de « Tariki.dz », sont actualisées  par les unités de la Gendarmerie nationale  déployés sur les différents axes routiers. La Gendarmerie nationale  a  également, mis  au service des citoyens un numéro vert, « 1055 », pas moins de 8.505.077 appels ont été reçus à ce numéro depuis février 2011, à fait savoir l’intervenant, ajoutant que ces appels ont permis, aux services de sécurités d’intervenir. Grace à ce site web, à l'introduction de techniques modernes et à l’utilisation des TIC, pas moins de1.785 renseignements et dépôts de plaintes en ligne, ont été traités, en quelques mois, par la GN, a révélé le général, ces mutations numériques ont été bénéfiques à ses services, a conclu le conférencier.http://tariki.dz/


Emigration clandestine : démantèlement d’un réseau de passeurs à Ain Témouchent

La sûreté de daira de Beni Saf (Ain Témouchent) a réussi à démanteler un réseau de passeurs d'émigrés clandestins composé de onze (11) membres, a-t-on appris lundi de la cellule de communication de la sûreté de wilaya. Agissant sur informations parvenues dimanche faisant état d’un groupe de candidats à l'émigration clandestine prêts à prendre le large vers les côtes espagnoles à partir des plages de Béni Saf, les policiers ont déclenché des investigations couronnées par la saisie d’un zodiac, d'un réservoir d’essence et de deux futs de mazout à la plage de Sidi Boucif. Non loin de ce site, une personne de 30 ans liée à cette affaire a été appréhendée, a-t-on indiqué. L'enquête a permis ensuite l’arrestation de huit autres personnes dont deux ressortissants africains et de connaitre l’identité de deux instigateurs de ce plan d’émigration clandestine âgés de 36 et 48 ans qui furent arrêtés. La perquisition du domicile de l’un des deux prévenus a permis la découverte d'un zodiac à moteur de 40 chevaux, 5 réservoirs d'essence et une embarcation de secours, ainsi que la saisie de matériels.  Les mis en cause ont été présentés devant la justice, a-t-on ajouté. APS


Assassinat de l'ex-DGSN Ali Tounsi : fin de l'audition des témoins et début des plaidoyers

Le Tribunal criminel près la Cour d'Alger qui a fini dans la matinée de lundi d'auditionner les témoins concernés dans l'affaire de l'assassinat de l'ex-directeur général de la sûreté nationale (DGSN), Ali Tounsi, a commencé par entendre les plaidoyers des avocats des parties civiles. Les parties civiles, concernées dans cette affaire dans laquelle l'accusé Chouaib Oultache doit répondre des chefs d'accusations de meurtre avec préméditation et tentative d'homicide volontaire et port d'arme à feu sans autorisation préalable des autorités compétentes, sont les avocats des ayants droits de la famille de la victime Ali Tounsi, son directeur de cabinet Abdelaziz Dahlab et Abdelmoumèn Abd Rabou ancien chef de sûreté de la Wilaya d'Alger. Lors de cette deuxième journée du procès, le tribunal a entendu les témoignages des membres de la garde rapprochée et du médecin légiste qui a autopsié la dépouille du défunt Ali Tounsi. Le constat du médecin légiste contraire aux déclarations d'Oultache Le médecin légiste Rachid Belhadj, chargé de l'autopsie du cadavre de l'ex-Directeur général de la sûreté nationale (DGSN), Ali Tounsi a affirmé, lors de son audition par le Tribunal criminel d'Alger, que ce dernier était mort de deux balles dans la tête. "Ali Tounsi est mort de deux balles dans la tête, la première a été reçue dans la joue gauche et la deuxième lui a traversé le crâne", a précisé le médecin légiste. Contrairement aux déclarations d'Oultache, "le cadavre ne comporte aucune trace de balle au niveau des membres supérieurs ou inférieurs", a-t-il ajouté. Lors de son audition au deuxième jour du procès de Chouaib Oultache, poursuivi pour "homicide volontaire avec préméditation, tentative de meurtre et détention d'une arme à feu sans autorisation", le médecin légiste a précisé que la victime était en position assise et penchée sur son bureau, lorsqu'il a reçu des deux balles "par dessus" la tête. Selon l'expertise de la médecine légale, Dr. Rachid Belhadj a affirmé que "l'examen approfondi du cadavre a révélé l'existence d'une fracture au niveau des vertèbres cervicales de la victime, preuve que les balles avaient été tirées d'en haut". Pour sa part, Oultache a maintenu ses déclarations lors de l'audience, affirmant que les balles qui ont causé la mort de Tounsi ne provenaient pas de son arme et qu'il l'avait juste blessé à la main. Le procès de Chouaib Oultache se poursuit pour la deuxième journée consécutive. L'accusé a déclaré dimanche qu'il était en légitime défense et qu'il n'avait pas l'intention de tuer son Directeur. APS   


Attaque terroriste de Constantine : L'Algérie déterminée à faire face à tout acte portant atteinte à la sécurité des biens et des personnes

Le ministre de l'Intérieur et des collectivités locales, Noureddine Bedoui

L'attaque terroriste qui a ciblé la 13ème sûreté urbaine de la ville de Constantine à Bab El Kantara, dimanche soir, "n'entamera en rien la détermination" de l'Algérie à "faire face à tout acte visant à porter atteinte à la sécurité des biens et des personnes", indique lundi le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales dans un communiqué. "Tout en dénonçant cet acte abject qui intervient à un moment où le peuple algérien s'apprête à accomplir son devoir électoral pour le renforcement de l'œuvre institutionnelle du pays, nous tenons à assurer que cette attaque terroriste n'entamera en rien notre détermination à faire face à tout acte visant de porter atteinte à la sécurité des biens et des personnes", note la même source. Cet attentat a pu être déjoué "grâce à la vigilance et à l'intervention courageuse d'un agent de police en faction qui a pu repousser le terroriste kamikaze l'obligeant à enclencher sa ceinture explosive à l'extérieur du bâtiment abritant le siège du commissariat", relève le communiqué. Le ministère de l'Intérieur, tout en affirmant qu'aucune perte en vies humaines n'est à déplorer, précise que deux agents de police "ont été légèrement blessés et aussitôt évacués vers l'établissement hospitalier Ibn Badis de Constantine". La même source rappelle que dimanche à 20H30, un terroriste kamikaze a tenté de se faire exploser à l'intérieur du siège de la 13ème sûreté urbaine de Constantine.  Tayeb Louh : l'identification du terroriste se poursuit L'opération d'identification de l'auteur de la tentative d'attentat terroriste dimanche contre le siège de la 13ème Sûreté urbaine de Constantine à Bab El Kantara se poursuit, a indiqué lundi à la Radio nationale, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Tayeb Louh. "Un policier qui était devant le siège du commissariat situé au-dessous d'un bâtiment abritant une dizaine de familles, a riposté énergiquement et héroïquement, après plusieurs sommations, ciblant avec précision la ceinture explosive portée par un terroriste", selon la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Un périmètre de sécurité a été mis en place. Le parquet a dans l'immédiat ouvert une enquête. APS 


Attaque terroriste de Constantine : L'Algérie déterminée à faire face à tout acte portant atteinte à la sécurité des biens et des personnes

Le ministre de l'Intérieur et des collectivités locales, Noureddine Bedoui

L'attaque terroriste qui a ciblé la 13ème sûreté urbaine de la ville de Constantine à Bab El Kantara, dimanche soir, "n'entamera en rien la détermination" de l'Algérie à "faire face à tout acte visant à porter atteinte à la sécurité des biens et des personnes", indique lundi le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales dans un communiqué. "Tout en dénonçant cet acte abject qui intervient à un moment où le peuple algérien s'apprête à accomplir son devoir électoral pour le renforcement de l'œuvre institutionnelle du pays, nous tenons à assurer que cette attaque terroriste n'entamera en rien notre détermination à faire face à tout acte visant de porter atteinte à la sécurité des biens et des personnes", note la même source. Cet attentat a pu être déjoué "grâce à la vigilance et à l'intervention courageuse d'un agent de police en faction qui a pu repousser le terroriste kamikaze l'obligeant à enclencher sa ceinture explosive à l'extérieur du bâtiment abritant le siège du commissariat", relève le communiqué. Le ministère de l'Intérieur, tout en affirmant qu'aucune perte en vies humaines n'est à déplorer, précise que deux agents de police "ont été légèrement blessés et aussitôt évacués vers l'établissement hospitalier Ibn Badis de Constantine". La même source rappelle que dimanche à 20H30, un terroriste kamikaze a tenté de se faire exploser à l'intérieur du siège de la 13ème sûreté urbaine de Constantine.  Tayeb Louh : l'identification du terroriste se poursuit L'opération d'identification de l'auteur de la tentative d'attentat terroriste dimanche contre le siège de la 13ème Sûreté urbaine de Constantine à Bab El Kantara se poursuit, a indiqué lundi à la Radio nationale, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Tayeb Louh. "Un policier qui était devant le siège du commissariat situé au-dessous d'un bâtiment abritant une dizaine de familles, a riposté énergiquement et héroïquement, après plusieurs sommations, ciblant avec précision la ceinture explosive portée par un terroriste", selon la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Un périmètre de sécurité a été mis en place. Le parquet a dans l'immédiat ouvert une enquête. APS 


Etats-Unis-Algérie : négociations autour de l'extradition d'un des deux prisonniers à Guantanamo

L'Algérie et les Etats-Unis mènent actuellement des négociations autour de l'extradition d'un des deux prisonniers algériens encore détenus à Guantanamo, a affirmé lundi le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Tayeb Louh.

Invité du forum de la Radio nationale, M. Louh a indiqué que des négociations étaient en cours entre le ministère algérien des Affaires étrangères et le gouvernement américain concernant l'extradition d'un des deux prisonniers algériens encore détenus à Guantanamo.

Les Etats-Unis ont récemment signé une convention avec l'Algérie sur les procédures d'échange de données sur le crime organisé et la lutte antiterroriste, dans le cadre de la solidarité internationale face à ce genre de crime transcontinental.

Dix-neuf (19) prisonniers algériens détenus à Guantanamo ont déjà été rapatriés en Algérie. Ils ont bénéficié "d'un procès équitable", certains ont été acquittés et d'autres condamnés. APS 



Assassinat de Ali Tounsi: audition des éléments de la garde rapprochée de la victime

Le procès de l'ex-chef de l'unité aérienne de la Direction  générale de la Sûreté nationale (DGSN), Chouaib Oultache, accusé de l'assassinat  de l'ancien DGSN, Ali Tounsi a repris lundi au Tribunal criminel d'Alger par  l'audition des éléments de la garde rapprochée de la victime.    Les quatre éléments de la garde rapprochée ont indiqué dans leurs  témoignage qu'ils avaient entendu des coups de feu provenant du bureau de la  victime avant d'être informés par le chef de cabinet du DGSN que ce dernier  avait été tué par Chouaib Oultache, qui "portait une arme à feu et menaçait  tout le monde".          L'élément de la garde rapprochée Hadj Kaci Hacène a précisé qu'après  avoir entendu plusieurs coups de feu provenant du bureau de Ali Tounsi, il s'est  dirigé avec son collègue Madjid Allaoua vers les lieux et que trouvant la porte  fermée, il l'a défoncé pour découvrir Oultache assis sur une chaise face à la  porte "portant un pistolet et prêt à tirer".          Précisant que la blessure de l'accusé au niveau du ventre lui a fait  perdre conscience avant son évacuation, le même témoin a ajouté avoir  trouvé Ali Tounsi par terre gisant dans une marre de sang.          Pour sa part, le membre de la garde rapprochée Madjid Allaoua a déclaré  qu'il était en compagnie de Hadj Kaci lorsqu'ils ont pénétré dans le bureau  de Ali Tounsi, confirmant ainsi les déclarations de son collègue.           Appelé à la barre, le membre de la garde rapprochée Hamadou Ahmed  a indiqué que lui et un collègue se sont retrouvés face à l'accusé dans le couloir,  affirmant avoir demandé à Oultache "plusieurs fois de se rendre et de poser  son arme par terre" et que devant le refus de ce dernier, il a tiré le blessant  au niveau de l'abdomen.          "Blessé, Oultache est revenu sur ses pas pour s'enfermer dans le bureau  de Ali Tounsi", a encore ajouté le témoin.          Le procès de Chouaib Oultache se poursuit au tribunal criminel d'Alger  pour la deuxième journée. L'accusé avait affirmé dimanche devant le juge Omar  Benkherchi qu'il était en légitime défense et qu'il n'avait pas l'intention  de tuer Ali Tounsi qui était, a-t-il dit, "un ami très proche".

L'ANSEJ a couté 350 milliards de dinars au trésor public en 20 ans d'existence

Lors du forum économique du quotidien El Moudjahid, Mourad Zemali, le directeur général de l'ANSEJ a avancé a révélé que le dispositif qu'il gère a couté 350 milliards de dinars en 20 ans et que aujourd'hui,  "grace aux remboursements  de ceux qui ont contractés les prêts, au fur et à mesure l'ANSEJ va peu à peu subsister  sans recours au trésor public".   Mourad Zemali a surtout souligné que l'ANSEJ n'est pas un don aux bénéficiaires mais plutot un contrat. "Un dispositif avec une approche économique" a-t-il appuyé. En plus de se vanter de se diriger vers l'autofinancement, le conférencier a ajouté que sur 360 000 micro entreprises créées en 20 ans grace à l'ANSEJ, "seulement" 2000 sont poursuivis au pénal pour détournements" et que l'ANSEJ a récupéré jusqu'à maintenant environ 26 milliards de dinars. Par ailleurs, l'invité du forum s'st penché aussi sur l'opération d'assainissement débutée en 2015 et qui se poursuit toujours, un assainissement qui vise les dossiers de ceux qui ont crée des entreprises via l'ANSEJ. Des vérifications sont effectués par le biais de la CNAS ou la CASNOS, une opération pour laquelle 800 agents de l'ANSEJ ont été mobilisés. L'opération se terminera en 2017 et ses résultats seront confiés à un cabinet d'expertise.

Etats-Unis-Algérie : négociations autour de l'extradition d'un des deux prisonniers à Guantanamo

L'Algérie et les Etats-Unis mènent actuellement des négociations autour de l'extradition d'un des deux prisonniers algériens encore détenus à Guantanamo, a affirmé lundi le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Tayeb Louh.

Invité du forum de la Radio nationale, M. Louh a indiqué que des négociations étaient en cours entre le ministère algérien des Affaires étrangères et le gouvernement américain concernant l'extradition d'un des deux prisonniers algériens encore détenus à Guantanamo.

Les Etats-Unis ont récemment signé une convention avec l'Algérie sur les procédures d'échange de données sur le crime organisé et la lutte antiterroriste, dans le cadre de la solidarité internationale face à ce genre de crime transcontinental.

Dix-neuf (19) prisonniers algériens détenus à Guantanamo ont déjà été rapatriés en Algérie. Ils ont bénéficié "d'un procès équitable", certains ont été acquittés et d'autres condamnés. APS 



Décrets présidentiels portant création des Ecoles des cadets de la Nation

Les décrets présidentiels portant création des Ecoles des cadets de la Nation dans les 1ère, 2ème et 5ème Régions militaires, ainsi que le statut du cadet de la Nation, ont été publiés dans le dernier numéro du Journal officiel. Le décret présidentiel n° 17-68 du 9 février 2017 institue la création d'une Ecole des cadets de la Nation en 2ème Région militaire (Oran) et définit ses missions, consistant à « dispenser un enseignement aux élèves cadets et cadettes, selon une répartition numérique par catégorie arrêtée par le ministre de la Défense nationale ». Les décrets présidentiels n° 17-69 et n° 17-70 préconisent, quant à eux, la création de la même Ecole, respectivement dans la 1ére Région militaire (Blida) et la 5ème Région militaire (Sétif). Par ailleurs, le statut du cadet de la Nation est défini par les dispositions du décret présidentiel n° 17-67, stipulant notamment que « la qualité de cadet ou de cadette est acquise par tout candidat de sexe masculin ou féminin, admis à poursuivre des études au sein des écoles des cadets de la Nation, dans les conditions définies par voie réglementaire ». 


Décrets présidentiels portant création des Ecoles des cadets de la Nation

Les décrets présidentiels portant création des Ecoles des cadets de la Nation dans les 1ère, 2ème et 5ème Régions militaires, ainsi que le statut du cadet de la Nation, ont été publiés dans le dernier numéro du Journal officiel. Le décret présidentiel n° 17-68 du 9 février 2017 institue la création d'une Ecole des cadets de la Nation en 2ème Région militaire (Oran) et définit ses missions, consistant à « dispenser un enseignement aux élèves cadets et cadettes, selon une répartition numérique par catégorie arrêtée par le ministre de la Défense nationale ». Les décrets présidentiels n° 17-69 et n° 17-70 préconisent, quant à eux, la création de la même Ecole, respectivement dans la 1ére Région militaire (Blida) et la 5ème Région militaire (Sétif). Par ailleurs, le statut du cadet de la Nation est défini par les dispositions du décret présidentiel n° 17-67, stipulant notamment que « la qualité de cadet ou de cadette est acquise par tout candidat de sexe masculin ou féminin, admis à poursuivre des études au sein des écoles des cadets de la Nation, dans les conditions définies par voie réglementaire ». 


Deux policiers blessés dans l' d'attentat de Constantine

Deux policiers ont été blessés dimanche soir dans l’attentat terroriste déjoué ciblant la 13ème Sûreté urbaine de la ville de Constantine à Bab El Kantara, a appris l’APS auprès de la Sûreté de wilaya.          Les victimes souffrent de blessures qualifiées de « légères » et ont  été admises aux services des urgences du centre hospitalo-universitaire (CHU)  Benbadis pour les soins nécessaires, a précisé la même source.          Pour rappel, un attentat terroriste ciblant la 13ème Sûreté urbaine de la ville de Constantine dimanche en début de soirée, a été déjoué, a indiqué la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). "Un policier qui était devant le siège du commissariat situé au-dessous  d'un bâtiment abritant une dizaine de familles, a riposté énergiquement et héroïquement, après plusieurs sommations, ciblant avec précision la ceinture explosive portée par un terroriste", a-t-on précisé de même source.          Un périmètre de sécurité a été mis en place. Le parquet a dans l'immédiat ouvert une enquête. Lire aussi  Attentat à Constantine : Le terroriste abbatu   

«Pour nous, la Kabylie fait partie de l’Algérie et doit y rester»

Votre mouvement s’inscrit dans une démarche visant à obtenir un statut particulier pour la Kabylie. Pouvez-vous nous expliquer votre projet ? Notre projet s’inscrit dans une perspective d’appropriation de la Kabylie d’un pouvoir institutionnalisé en vue de sauvegarder son identité, développer sa langue et sa culture. Cela suppose une refondation de l’Etat algérien qui permettra d’accorder à la Kabylie, et à toutes les régions qui le souhaitent, une large autonomie politique, comme c’est le cas dans tous les pays qui ont opté pour un système régionalisé ou de type fédéral. L’Algérie est une société plurielle qui demande à revisiter, de manière sereine, sa diversité et adapter l’Etat à la nation multiculturelle. Quand on dit large autonomie politique, cela implique l’établissement d’un parlement et d’un gouvernement régionaux. Ils auront des compétences quasi similaires à celles d’un pays, en dehors bien sûr de ce qui relève des domaines de la souveraineté nationale, à savoir  la défense, la diplomatie et la monnaie. Pour dédramatiser peut-être ce terme d’autonomie, il faut comprendre que ce n’est pas une invention kabyle, mais un système largement établi dans les pays qui n’ont pas été victimes du système jacobin français. Quels sont les points communs ou de divergence entre votre mouvement politique et  le MAK de Ferhat Mhenni ? Le point de convergence avec le MAK est surtout la Kabylie, nous avons la même préoccupation pour la sauvegarde de notre identité face aux menaces réelles de disparition. Ce qui nous différencie, c’est l’Algérie. Pour nous, la Kabylie fait partie de l’Algérie et il faut tout faire pour qu’elle y reste. Nous avons des liens historiques, culturels, humains avec le pays de Larbi Ben M’hidi et de Kateb Yacine. Par contre, le MAK est dans une vision indépendantiste, ce qui peut conduire, de notre point de vue, à des risques dont on ne mesure pas les conséquences. Et avec le RCD et le FFS qui prônent respectivement les projets de la régionalisation modulable et le fédéralisme ? Le FFS et le RCD sont des partis qui se veulent nationaux, même si leur base électorale est essentiellement ancrée en Kabylie et dans l’Algérois. Leurs préoccupations sont nationales et celles-ci n’intègrent pas la demande de reconnaissance des droits collectifs des peuples et communautés constituant l’Algérie. Pour ces deux partis, la question de la nation ne se pose pas, alors que pour nous elle est primordiale. C’est en revisitant la nation dans une conception multiculturaliste qu’on pourra réellement faire avancer le débat sur la régionalisation, comme le suggère, et il faut le reconnaître, le RCD. Comment estimez-vous l’impact suscité par l’annonce de la création de votre mouvement, notamment en Kabylie ? Les réactions sont largement favorables, mais nous acceptons que des avis contraires s’expriment sur notre initiative. Nous avons construit un mouvement, le RPK, pour rassembler les forces vives de la Kabylie pour le meilleur et non pour rentrer en compétition avec les uns et les autres. Nous sommes des démocrates et nous croyons que le débat, l’acceptation de la liberté d’opinion sont les meilleurs voies pour faire avancer notre région, et par la même toute l’Algérie. Les assises constitutives de votre mouvement sont prévues pour l’été prochain, le RPK participera-t-il aux élections après l’obtention de son agrément ? D’abord, la question de l’agrément reste posée, puisque la Constitution algérienne  ne reconnaît pas les partis et mouvements politiques sur la base régionale. C’est une bataille politique et juridique que nous aurons à engager avec détermination pour que avoir accès à l’exercice d’un droit politique. Pour les élections, la question sera posée à la direction du RPK, qui sera issue des assises que nous comptons organiser l’été prochain.

Oultache «je n’ai pas tué Ali Tounsi»

Dans une salle bondée de monde, l’audience du tribunal criminel d’Alger, que préside le juge Omar Belkherchi, s’ouvre à 9 heures 30. L’accusé n’est toujours pas au box. L’attente va durer 10 minutes avant qu’il n’arrive encadré par sept policiers. D’emblée ses avocats, Me Tayeb Belarif et Amine Sidhoum, avocats de l’auteur présumé de l’assassinat de Ali Tounsi, présentent une liste de douze témoins à convoquer composée des experts  ayant établi les rapports de de balistique, de biologie et de psychiatrie, ansi que les trois médecins légistes qui ont effectué l’autopsie, de même que le juge d’instruction et le chef de la BRI (brigade d’intervention et de recherche) qui avait mené l’enquête sur l’assassinat. Le juge : « je la veu avec la filiation de chacun », lance le juge. Il s’ennerve en voyant Me Sidhoum la présenter au greffier. Le procureur général : « la programmation de cette affaire a été faite au mois de décembre dernier. Pourquoi les avocats présentent la liste trois jours seulement avant le procès ? Ils auraient du le faire avant. En plus ce sont eux qui ont notifié les convocations aux témoins. Ce ne sont pas les avocats qui décident. La loi le permet, mais c’est souvent le parquet, partie prenante, qui s’en charge. Je vous demande de ne pas prendre compte de cette demande… », dit-il. Me Belarif, n’est pas de cet avis. Il estime avoir agit dans le cadre de la loi en envoyant la liste, cinq jours avant le procès, et que » le parquet général a lui-même notifié les convocations aux témoins la veille du procès. L’arrêt de la cour suprême donne droit à l’accusé de faire appel à tout expert qu’il estime important à entendre. Les convocations se font par huissier de justice et rien ne l’interdit. C’est notre liste nous tenons à est-ce qu’elle soit acceptée…». La déclaration tourne au vinaigre et le juge lève l’audience pour cinq minutes. Il décide d’accepter la demande en précisant au procureur général, de faire en sorte que les personnes convoquées soient présentes. Il fait l’appel des témoins, une quarantaine, dont sept étaient absents, avant de les sommer de quitter la salle. Après la composition du jury, et la lecture des 54 pages de l’arrêt de renvoi,  le président demande à l’accusé de se défendre. Oultache, agé de 72 ans, et natif de Chelghoum Al Aid, à Mila,  toujours,  entouré par ses sept gardes, s’avance difficilement vers la barre. «Vous dribler beaucoup» Le juge met à sa disposition une chaise. Il est déjà 13 heures 40. « Mr le juge, en écoutant le greffier j’ai remarqué qu’il a occulté des choses très importantes que j’ai déclarées au sujet du défunt…. », souligne l’accusé, avant que le président ne lui précise qu’il aura l’occasion de le faire durant l’interrogatoire. « Je suis pilote de ligne et j’ai été au maquis à l’age de 16 ans. J’ai étudié en Egype, aux états unis et en russie », déclare Oultache avant que le président ne l’interrompt. J’ai atteint le grade de colonel de l’armée de l’air et j’ai pris ma retraite à 54 ans… », dit-il avant que le juge ne l’interrompt. « Une retraite à 54 ans. Vous étiez jeune non ? », lance le président. « J’étais un peu difficil. Je n’acceptais pas tout… », réplique l’accusé et le juge avec le sourir répond : « vous driblez beaucoup. Si vous vous limitiez à jouer vous n’auriez pas la retraite ». L’accusé se retrouve : « exactement. C’est la vérité. A cet age et avec mon grade ou il faut aller vers le grade de général, ou il faut quitter ». Le juge « que voulez-vous dire ? ». L’accusé : « ou il faut être du genre oui sidi ou il faut partir ». Le juge «  vous ne disiez jamais oui sidi ? ». L’accusé : « jamais. Dans ma vie j’ai toujours été exemplaire ». Le président lui demande s’il a été poursuivi, et Oultache dit non, avant que le magistrat ne lui rappelle l’affaire des marchés des équipements informatiques, pour laquelle il a écopé d’ujne peine de 7 ans. « Vous avez été condamné pour corruption… », lance le juge. L’accusé : « mais cette affaire est liée à celle-ci, ils ont voulu me créer un alibi. Ils ont tout fomenté… ». Le magistrat lui demande de parler avec respect, avant de l’interroger sur l’arme qu’il portait sur lui et qui a servi lors de l’assassinat de Ali Tounsi. Le juge :« avez-vous un permis de port d’armes, ». Oultache : « j’ai ma carte professionnelle de commissaire divisionnaire et ma carte d’identité… ». Le juge  insiste : « donnez moi l’autorisation et je vous acquitte pour cette accusation ». Oultache : « je n’ai pas besoin d’une autorisation… ». Le président : « cela ne vous donne pas le droit d’avoir une arme sans permis ». L’accusé ne cesse de répéter qu’il n’a pas besoin d’une telle autorisation arguant du fait  qu’il s’agit selon lui, d’une arme personnelle et non pas professionnelle. « je l’ai achetée. La sureté nationale ne m’a pas donné d’armes. J’ai acheté les armes comme je peux même acheter des avions ». Le juge : « vous être un hors la loi alors ? ». L’accusé : » je suis respectueux de la loi ». Le juge : « si la police vous arrête comment allez vous vous défendre ? ». L’accusé : « j’ai déjà été arrêté à des barrages de la gendarmerie et je leur ai montré ma carte professionnelle. Je suis passé.. ». N’ayant pas pu avoir de réponse, le magistrat passe à l’assassinat et demande à Oultache de s’expliquer. « Pourquoi je vais le tuer ? Il n’y a entre nous ni des  histoires de fmmes ni d’argent ». Le juge s’offusque : « pourquoi les femmes peuvent susciter des crimes ? ». L’accsué : « je ne l’ai pas tué… ». Le président : « qui l’a tué ? ». Oultache : « ce sont eux ». Le juge : « Ce n’est pas ce que vous avez dit au juge d’instruction… ». L’accusé : « de quel juge parlez-vous ? Il n’a fait que suivre ce que la police lui a dit de faire… ». Le juge lui rappelle ses aveux, et l’accusé, persiste à affirmer « ce sont eux qui l’ont dit ». Le juge : « vous aviezavoué aux experts votre crime et vous aviez même dit être prêt à réparer la faute… ». L’accusé continue de nier. Le juge lui demande combien de balles a-t-il tiré et Oultache déclare : « j’ai triré 4 balles. J ai visé sa main droit qui trenait un coupe papier avec lequel il me menacait.Pourquoi je vais le tuer alors que la veille j’étais avec lui… ». Le juge revient sur l’ arme du crime, et Oultache persiste à dire qu’il l’avait toujours sur lui, depuis 2009, lorsqu’il est passé dans un repôrtage avec la chaine française M6. « Vos collegues disent ne vous avoir jamais vu avec une arme… », lance le juge. L’accusé : « pourquoi je vais leur montrert mon arme ? Elle était  dans la boite à gants ou dans la valise… ». Le juge : « votre femme aussi dit ne vous avoir jamais vu avec une arme ». L’accusé : « je ne lui montre pas mon arme. Mais elle sait que j’ai une arme ». Le juge : « elle dit le contraire ». Oultache : « que dieu lui pardonne ». Oultache se plaint du juge d’instruction , resté selon lui plus de deux heures avec Daimi, le DAG ( directeur de l’administration générale) et Abdelmoumen Abderabi, chef de sureté de wilaya, « pour leur dire ce qu’ils doivent révéler ». Le président le remet à l’ordre, puis l’interroge sur le nombre de balles tirées et lui persiste à dire quatre. Le magistrat lui rappelle ses propos lors de l’instruction. « Ils voulaient me tuer. Belkacem Zeghmati (procuer génértal), et le juge étaient de mèche. Il était l’ami de Yazid Zerthouni, le ministre de l’Intérieur tout comme El Affani, … », lance t-il avant que le juge ne l’interrompt : « vous aviez dit avoir tiré deux balles ». Oultache maintien ses propos. « J’ai tiré quatre et j’ai visé la main et la poitrine coté droit ». Le juge reprend les propos  de Oultache devant les experts, selon lesquels, il aurait tiré deux balles de haut vers le bas, l’une d’elle a perforé la langue et l’autre le crane… ». «L’expertise ne vaut rien» L’accusé : « comment peut elle aller d’un endroit à un autre ? ». Le juge : « parce que la victime était assise et vous étiez debout. C’est l’expertise qui dit que la balle était coincée et qu’il était touché à la tête. En tout il y avait six balles, quatre n’ont pas explosé ». Tout de suite Oultache réplique : « ce ne sont pas mes balles. Les miennes sont bonnes. L’expertise ne vaut rien… ». Le juge : quel intérpêt ont les experts à dire des choses autres que ce qu’ils voient… ». L’accusé : « juste pour dire que c’est moi l’assassin  et protéger le véritable auteur… ». Le juge : « vous aviez déclaré avoir retourné l’arme contre vous mais elle était bloquée. Pourquoi voulez-vous vous suicider ? « . L’accusé : « pour éviter un sort plus terrible…C’est mon frère qui était là allongé…. ». La tension monte. Me Belarif, s’avance : »nous demandons les pièces à conviction ». Le juge : « vous auriez du les demander au début du procès… ». Me Belarif s’offusque :  « je demande acte de votre refus. C’est une violation de la procédure Vous ne voulez pas que le procès prenne la bonne voie… ». Le procureur général intervient : « nous allons les ramener… ». Le juge revient à la charge : « vous avez tué Ali Tounsi… », Dit-il avant que Me Belarif n’interienne : « vous etes entrain de le rendre responsable. Posez lui la question de manière normale… ». Le juge l’accuse de vouloir perturber l’interrogatoire. Il se retrourne vers Oultache et l’interrtoge : Pourquoi avoir tué Tounsi ». L’accusé :  « Je ne l’a pas tué.  Je  l’ai juste blessé ». Le juge tire les photos prises lors du crime pour lui montrer qu’à sa sortie du bureau du défunt, ce dernier était mort. « Qui a dit cela ? La police ? Elle n’est pas crédible. J’ai reconnu l’avoir blessé. L’expert m’a demandé si je regrettais, j’ai dit oui.  J’ai demandé pardon à sa famille il a refusé de le mentionner… », déclare Oultache. Le président : »pourquoi avoir appelé  les trois responsables après ? ». L’accusé : « je savais que Abderabi et Daimi étaient armés. Je voulais les provoquer pourqu’ils me tuent ». Le juge : « mais vous aviez décalré que vous vous entendez pas avec Abderabbi…. ». L’accusé « je le tue parce que je ne m’entends pas avec lui ? Jamais…. ». le juge : « pourquoi avoir tué alors Tounsi ? ». L’accusé persiste à dire qu’il ne l’a pas tué, mais juste blessé. Même le rapport de l’autopsie, est selon Oultache  manipulé. « Ils auraient du donner l’enquête à une commission mixte police, gendarmerie drs, au lieu de laisser la police faire ce qu’elle veut »,  ne cesse t-il de répéter. Le juge lui rappelle que le chef de cabinet, Mr Zebouchi, lui disait « attention Al Hadj, laisse nous entrer porter secourir au défunt, il est blessé ». L’accusé nie catégoriquement. Le magistrat revient à la charge : « pourquoi avoir appelé  Abderabi ? Est-ce pour le tuer ? ». L’accusé : « c’était juste pour le provoquer mais lui dés qu’il a vu l’arme il a eu peur, il s’est enfui.  Ils ont tous eu peur ». Le juge : « vous aviez dit à Zeboudji que de toute facon tout est fini pour le défunt,lorsqu’il vous a demandé de laisser les secours rentrer ». L’accusé nie en disant « tous quand ils m’ont vu ont pris la fuite. Je n’avais pas un klach pour les tuer tous. J’avais juste un pistolet. A trois ils n’ont meme pas pu me désarmer ». Oultache explique aussi qu’il voulait voir Ali Tounsi, « pour ( minutes » avant la réunion afin qu’il lui demande de reporter la réunion bilan avec les directeurs centraux. « Il m’a reçu froidement et il m’a dit que c’était le jours des scomptes. Il m’a parlé des micros que je n’aurais pas remis à la suyreté de wilaya, et des retards . Je lui ai expliqué que lors de  la réunion qui a regroupé le général Toufik, le général Boustila, Gaid Salah, et le patron de la protection civile,  et lui, même, il a été décidé de remettre le dossier de la télésurveillance, pour lequel 72 milliards de centimes ont été consacrés,  à la wilaya d’Alger. La décision était politique, mais lui pensais que c’était moi qui ai proposé l’idée.Il m’en voulait et il m’a traité de traitre. J’ai très mal accepté. Je lui ai dit c’est toi le traitre le le harki, tu as fais ton maquis dans un hotel 5 étoiles à Sidi Bel Abbes. Il s’est mis en colère il a pris le coupe papier et il il m’a menacé.  Je lui ai dit je susi armé et lui continuait à me menacait. J’ai tiré en visant sa main ». Le juge lui fait savoir que sa main n’était pas blessée, et Oultache replique « Je l’ia blessé plus haut ». le magistrat continue à faire remarquer que la main du défunt était saine. « Pour pouvoir croire la thèse du juge, il faut que je monte sur le bureau et que je tire sur lui. J e ne l’ai pas tué ». Le juge lui rappelle que lorsque les trois cadres étaient rentrés au bureau le défunt était déjà mort, mais Oultache conteste. « Il agonisait. Il n’était pas mort. C’est mon ami. Je partais chez lui, j’ai assisté aux mariages de ses enfants etc… ». L juge : « est-ce cela l’amitié ? ». Oultache : « c’est lui qui est responsable. Il l’a cherché… ». Le juge : « il vous a été et donné un emploi ». L’accusé : « je n’ai jamais été chomeur. J’avais une proposition pour un salaire de 600 000 DA au ministère du transport ».  Le juge : « pourquoi n’avoir pas appelé les secours ? ».  L’accusé : « je ’ai vu il  avait des douleurs. Pas plus. Quand je me suis du coma, j’ai vu de nombreux membres de la BRI dans la chambre, et leur chef qui criait ramenez le moi, mort ou vif. J’ai eu peur j’ai donné cette version que vous lisez…. ». Le juge : « ils sont tous contre vous ? ». L’accusé :  oui tous. Ils veulent me faire endosser le crime pour protéger l’auteur ». Ils m’ont mis un expret pour me condammner à la peine capitale…dieu seul sait ce qui m’attend… ». Les avocats de la partie civile, Mes Kisenti et Chenaif, avancent. Ils reviennent sur les mêmes questions, et l’accusé donne les mêmes réponse. Ils llui montrent les photos du défunt prises le jour du crime, allongé, dans une marre de sang, un peu loin de son bureau. « Je l’ai touché à la main. Si c’était à la tête il serait tombé sur sa chaine. La  défense : « pouvons-nous tuer avec un coupe papier ? ». L’accusé : « oui bien sur. Lui-même le défunt m’a dit qu’il pouvait tuer quelqu’un avec  une grande tronbone ». Au Procureur général, il affirme avoir pris son arme ce jour là parce que c’était le chauffeur qui l’accompagnait et qu’il ne pouvait pas la lui laisser. Selon lui, entre le moment où il a tiré et celui, ou il est sortie, « deux minutes se sont écoulées, et il kest resté en tout 20 minutes. Tout ce qui a été rapporté n’est que mensonge. C’est eux l’ont tué. Ceux qui ont  un problème avec lui.. ». Le juge : « ce sont ses gardes personnels qui ont intervenu. Est-ce eux qui l’ont tué ? ». Le procureur général revient à la charge, cette fois-ci avec les balles retrouvées sur les lieux du crime. Oultache nie catégoriquement qu’il puisse s’agir de celles de son Smith. « Les miennes ne sont pas percutées. De plus, il y a deux calibres 8mm et 9 ». Me Sidhoum, demande à est-ce qu’un essai soit fait devant l’assistance, et Me Kisenti, s’offusque : « c’es grave honte  vous nous ne somme pas dans un stade ». Belarif lui réplique et l’audience est levée. Les trois cadres dirigeants qu’Oultache avait menacés ont été entendus en fin de journée. Nous y reviendrons.

Tizi Ouzou : Les commerçants de nouveau en grève

La wilaya de Tizi Ouzou a été paralysée, hier, par une grève générale des commerçants afin d’exiger «l’organisation d’élections libres pour le renouvellement des membres du bureau de wilaya de l’Union générale des commerçants et artisans algériens» (Ugcaa), jugé «non représentatif». L’action, annoncée mercredi dernier, a été initiée par la délégation des commerçants et artisans de la wilaya issue de l’assemblée générale du 30 décembre dernier. Elle a connu l’adhésion des commerçants à travers toute la wilaya. On a constaté que le mot d’ordre de la grève a été largement suivi dans la ville de Tizi Ouzou et dans de nombreuses localités de la wilaya, où les commerçants ont baissé leurs rideaux, à l’exception des pharmacies qui sont restées ouvertes. Ainsi, indique-t-on, le même décor a prévalu à Mekla, Azazga, Fréha, Larbaâ Nath Irathen, Maâtkas, Ouaguenoun, Tigzirt et Bouzeguène notamment. L’adhésion à cette action enregistrée hier rappelle celle du 13 décembre dernier à l’occasion de la toute première action des commerçants et grossistes de la wilaya. Ils ont revendiqué, pour rappel, en plus des élections au bureau de wilaya de l’Ugcaa, l’arrêt des procédures arbitraires de la part des services de contrôle de la direction du commerce de Tizi Ouzou et dénoncé «des irrégularités dans le paiement des cotisations à la Casnos». Un représentant des commerçants explique : «Ces deux derniers points ont été pris en charge et seul le renouvellement du bureau de l’Ugcaa est resté lettre morte, ce qui a motivé notre grève.» Un sit-in a également été organisé devant le siège de l’Ugcaa de Tizi Ouzou dans la matinée d’hier, avant qu’un autre rassemblement ne soit tenu à la placette de l’ancienne mairie. Des représentants élus de la délégation des commerçants et des artisans de la wilaya ont pris la parole pour exiger «le gel des activités du bureau de wilaya non représentatif et l’organisation, dans les plus brefs délais, d’élections libres et démocratiques à tous les niveaux par une commission, dont feront partie les délégués des commerçants». Ils rappellent «les engagements du bureau national de l’Ugcaa à travers son secrétaire national chargé de l’administration ayant pris part à l’assemblée générale du 30 décembre afin de répondre favorablement à notre revendication du retrait du bureau de wilaya Ugcaa et de l’organisation d’élections libres et démocratiques». Les représentants des grévistes soulignent que «la revendication est légitime est émane de la volonté des commerçants et la large participation à la grève d’aujourd’hui parle d’elle-même», souligne-t-on.

Ouargla attend sa «journée de l’unité nationale»

Longtemps considéré comme un événement subalterne, voire inexistant dans l’agenda officiel, le 27 Février 1962, date du soulèvement populaire organisé à la veille du dernier round des Accords d’Evian, à Ouargla, pour dire non à la séparation du Sahara du reste de l’Algérie, continue à poser problème autant aux autorités, qui n’ont toujours pas statué sur sa consécration en tant que «journée de l’unité nationale», une revendication de toujours, mais aussi au sein de la population qui désespère de voir ce vœu se réaliser un jour. Successivement saisis par la classe politique qui ne manque pas de titiller les sentiments de la population à chaque occasion électorale à ce propos, faisant même sienne cette revendication, mais aussi par le mouvement des chômeurs, qui a réfuté haut et fort les accusations de séparatisme du gouvernement, proclamant lors de la Milyounia du 14 mars 2013 : «Au contraire, les habitants du Sahara avaient donné leur réponse le 27 Février 1962 et voulaient revenir dans le giron national», le débat  autour de cette date, qui fait la fierté de Ouargla, n’a jamais été aussi vif dans un contexte national préélectoral, où l’histoire revient en force avec l’affaire du Bachagha Bengana, roi des Ziban. Tayeb Zitouni, ministre des Moudjahidine, qui avait annoncé il y a deux ans que le 27 Février allait être fêté au niveau national, est attendu demain à Ouargla pour le rituel de cette date, à savoir la cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs au carré des martyrs, une exposition de photos et une conférence historique sur la thématique. L’année dernière, ce le ministre rappelait que «ces manifestations déclenchées par la population de Ouargla constituent une halte historique dans le cours de la Guerre de Libération nationale, ayant apporté la confirmation de l’attachement du peuple algérien à l’unité nationale et permis de mettre en échec les desseins de la France coloniale de séparer le Sahara du reste du pays».  Une avancée en soi, sachant que cette date méconnue des Algériens l’est aussi au sein de la jeune génération locale, qui ne saura probablement pas demain qu’il y aura fête à la Maison de la culture. Pourtant, il semblerait qu’un regain d’intérêt au sein de la société civile relance le débat sur la question, le Café littéraire de Ouargla a fait sien ce rappel historique, samedi dernier, et  Slimane Hakkoum, chercheur en histoire locale et membre du comité scientifique du Musée du moudjahid de Ouargla, estime que «le slogan de l’histoire aux poubelles n’est plus d’actualité, le rôle crucial de l’intifada de Ouargla n’est pas à prouver, c’est un fait historique indéniable qui a coûté 8 martyrs et des dizaines de blessés, des événements dûment rapportés par la presse étrangère de l’époque et qui nécessitent une nouvelle lecture».   Pour l’anecdote, en 2004, le président Bouteflika avait refusé la dénomination de l’université de Ouargla au nom des manifestations du 27 Février 1962, ce qui était d’abord la simple bourde d’un bureaucrate qui avait oublié la signification de cette date devant la délégation présidentielle, a servi de prétexte au Président pour donner le nom de Kasdi Merbah à cette université alors que le dossier de proposition de la dénomination et la plaque commémorative était prêt.  

Émigration clandestine : Tahar Belabès arrêté avec un groupe de 27 harraga

Tahar Belabès, membre du Comité national algérien de défense des droits des chômeurs, et son ami un certain Adel ont été arrêtés, jeudi dernier, par les éléments de la brigade de recherches et d’investigation (BRI) de la wilaya de Annaba, avons-nous appris hier de sources judiciaires. Ils étaient parmi 27 candidats à l’émigration clandestine qui ont été interpellés sur le rivage de Oued Bagrat, une grande plage déserte dans la commune de Séraïdi. Agés entre 25 et 45 ans, ils s’apprêtaient, selon toujours les mêmes sources, à quitter clandestinement le territoire national à bord d’une embarcation artisanale à destination de la rive italienne. Auditionnés, les mis en cause ont déclaré avoir payé 60 000 DA chacun à deux passeurs, identifiés parmi ce groupe de harraga. Présentés la même journée devant le procureur près le tribunal correctionnel de Annaba, les deux passeurs ont été placés sous mandat de dépôt pour «trafic d’êtres humains». Les 25 candidats à l’immigration clandestine, dont Tahar Belabès et son ami Adel, ont, quant à eux, comparu devant le président de la section pénale. Il a prononcé à leur encontre une condamnation à une amende de 20 000 DA chacun. Rappelons qu’en décembre dernier, Tahar Belabès a été interdit de quitter l’aéroport d’Alger pour participer au Forum social maghrébin sur les migrations, qui se tenait du 16 au 18 décembre 2016 à Tanger (Maroc). En dépit de l’entrée en vigueur depuis le 8 mars 2009 de la criminalisation de l’acte de quitter le pays clandestinement, les jeunes Algériens continuent toujours à braver les risques de la mer pour rejoindre les côtes européennes. Selon un décompte officiel de la Ligue algérienne de la défense des droits de l’homme (LADDH), établi sur la base de données fournie par le commandement des garde-côtes, 1206 harraga ont été empêchés en 2016 par ce corps constitué de quitter le pays clandestinement, plusieurs autres dizaines ont réussi, cependant, à passer entre les mailles de leurs filets et se retrouvent actuellement en Europe.

Les avocats en colère

Hier, de nombreux avocats du bâtonnat de Mascara ont observé un sit-in à l’intérieur de l’enceinte du tribunal de Mascara pour dénoncer ce qu’ils qualifient de «dépassements et de dérapages répétés de certains agents et autres officiers de police». Au niveau de l’ensemble des six parquets relevant de la cour de Mascara, toutes les robes noires, en signe de protestation et de soutien à leurs collègues, n’ont pas plaidées. Dans son intervention, Me Ahmed Chergui, bâtonnier de Mascara, a relaté que deux avocats ont été, ces deux dernières semaines, humiliés et malmenés par des officiers de police. «Jeudi dernier, Me Abdeljallil Belgrainet a été humilié dans l’enceinte du tribunal de Mascara par un officier de police qui a chassé ses deux clients avec lesquels il s’entretenait», a-t-il déclaré à la presse. Et d’ajouter : «L’autre avocat, en l’occurrence Me Benbekar, alors qu’il s’apprêtait à entrer au stade pour assister à une rencontre de football, a été agressé par un officier de police en dépit de la déclinaison de sa qualité.» Me Chergui, soutenu par l’ex-bâtonnier de Mascara, Me Benaïcha Safa, a mentionné que des plaintes ont été déposées devant le parquet de Mascara contre les auteurs de ces actes.  Afin de mettre un terme à ce genre d’actes, «nous demandons la prise de mesures disciplinaires à l’encontre des policiers auteurs de ces dépassements», a-t-il  insisté. Une source sécuritaire, dont nous gardons l’anonymat, nous a révélé qu’«au sujet de l’affaire du Me Belgrainet, une enquête est en cours et l’officier de police a été auditionné». Tout en ajoutant que l’officier de police, «pour le secret de l’enquête, a interdit à l’avocat Belgrainet de se rapprocher d’un détenu arrêté pour une affaire de drogue, et ce, au moment de sa présentation devant le procureur de la République près le tribunal de Mascara». Notre source a qualifié, dans ce contexte, d’«actes isolés» les dépassements émanant de certains policiers, en déclarant qu’une hirondelle ne fait pas le printemps. De leur côté, des avocats avec lesquels nous nous sommes entretenus semblent déterminer à aller au bout de l’affaire en menaçant de boycotter la prochaine session criminelle au cas où leurs revendications ne seraient pas prises en considération par les instances concernées.

Derbal veut une participation massive des électeurs

Le président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), Abdelwahab Derbal, a affirmé hier que son instance œuvrait à aplanir toutes les difficultés pour permettre au citoyen de participer avec force aux prochaines élections et donner sa voix à qui il veut, dans la transparence. Dans une déclaration à la presse en marge d’une rencontre de coordination au siège de la permanence de la commission de la wilaya de Annaba de la HIISE, Abdelwahab Derbal a assuré que l’instance qu’il préside est un «plus positif dans la vie publique du pays et un signe de la grande détermination à respecter les lois qui régulent le processus électoral et en garantissent l’intégrité». Outre la mise en place des conditions d’intégrité des prochaines élections, toutes les parties concernées par la préparation de ces élections doivent se mobiliser pour assurer la transparence nécessaire pour une large participation, a encore affirmé Abdelwahab Derbal. Le président de la HIISE s’est enquis des préparatifs dans les centres et bureaux de vote prévus pour les prochaines législatives dans les deux communes de Annaba et El Bouni, et a insisté sur le respect des lois régissant toutes les phases de l’opération électorale. Selon les services de la wilaya, 144 centres et 956 bureaux de vote encadrés par plus de 7000 agents seront ouverts à travers la wilaya lors des législatives du 4 mai prochain. APS

Un cahier des charges sera soumis au gouvernement

Un cahier des charges régissant les importations des pièces de rechange automobiles sera soumis incessamment au gouvernement, a annoncé, hier à Alge,r le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, dont les propos ont été rapportés par l’agence APS. «L’importateur sera obligé d’avoir des contrats d’achat direct auprès du fabricant sans passer par un intermédiaire», a-t-il déclaré en marge d’une plénière au Conseil de la nation consacrée à la présentation et au débat du projet de loi sur la métrologie. Le fabricant de ces pièces doit aussi avoir un agrément auprès du constructeur automobile pour qui il fabrique ces pièces, a ajouté le ministre, citant l’exemple de certaines marques mondiales qui ne fabriquent pas elles-mêmes la totalité de leurs besoins, mais donnent des agréments à d’autres sociétés qui le font  pour elles. «La relation doit être entre le fabricant d’origine ou avec le fabricant ayant un agrément auprès du premier constructeur. Cela va nous permettre d’avoir de la transparence dans ce que nous importons et de garantir la sécurité du citoyen et du consommateur», a expliqué M. Bouchouareb. Ce cahier des charges, qui sera soumis au secrétariat du gouvernement dans les dix jours à venir, devrait combler «un vide existant» dans l’importation des pièces de rechange, dont la facture annuelle est estimée à environ 800 millions de dollars, selon lui. «Mais ce n’est pas la valeur des importations qui nous intéresse, c’est plutôt le nombre d’accidents de la route qui tuent des milliers d’Algériens chaque année et dont l’un des facteurs réside dans la non-conformité des pièces de rechange aux normes requises», a argué le ministre. Interrogé, par ailleurs, sur le nombre de concessionnaires qui ont fait l’objet de retrait d’agrément depuis l’expiration du délai fixé par le gouvernement pour se conformer au cahier des charges, le ministre a fait savoir qu’un Conseil interministériel se tiendra prochainement pour valider les propositions de son secteur en ce sens. «Ce n’est pas une décision unilatérale qui sera prise par le ministre, mais sur proposition du ministre avec des arguments, on arrivera à une décision globale qui touchera tous les concessionnaires», a conclu M. Bouchouareb. R. E.

L’urgence d’une réflexion à plusieurs voix

La pensée critique dans un monde en plein bouleversement». C’est l’intitulé d’une table ronde en quatre actes que la revue Naqd a organisée, samedi dernier, au Sofitel, pour marquer le 25e anniversaire de sa création. Une dizaine d’intervenants se sont ainsi succédé à la tribune de la salle «Orchidée» pour «penser la crise» du monde contemporain, triturer les questions liées au «roman national», à l’identité, faire le bilan des droits acquis et ceux qui restent à conquérir, défricher les champs de nouvelles déconstructions à l’aune des transformations induites par la mondialisation, l’ordre néolibéral envahissant, ou encore l’irruption du religieux dans la cité. En présentant le parcours éditorial de Naqd, Daho Djerbal relevait le fait que ces questions et bien d’autres étaient partagées par nombre de sociétés de ce qu’il nomme «le sud global». «Pour nous, le Sud global, ce n’est pas le sud géographique, c’est le sud de la pensée critique», précise-t-il. Aussi, l’équipe de Naqd a-t-elle, dès la création de la revue, agrégé autour d’elle «des auteurs de l’ensemble des régions du monde». Une ouverture imposée aussi par une convergence objective des problématiques posées. Le dernier numéro de Naqd, «L’esthétique de la crise II. Par-delà la terreur», illustre d’ailleurs parfaitement cette approche. Il y est question du traitement de la représentation des violences traumatiques dans la production artistique en confrontant les pratiques d’artistes algériens à d’autres expériences esthétiques, à l’image de celles des artistes cambodgiens et dont Soko Phay nous avait donné un remarquable aperçu, l’an dernier, à l’Ecole supérieure des beaux-arts. Ainsi, en même temps qu’elle élargissait son audience, la revue s’ouvrait à des contributeurs du monde entier, à commencer par les intellectuels et chercheurs maghrébins. «Dès le départ, explique Daho Djerbal, nous ne voulions pas être nombrilistes. Nous avons voulu que cette revue soit une revue du Maghreb et plus loin encore.» Les profondes mutations que connaît le monde contemporain ont «tout remis en cause», note le directeur de la revue Naqd. Ces bouleversements nous commandent de «rester éveillés», insiste-t-il. D’où le besoin d’une veille et d’une vigilance permanentes de façon à ne pas céder à la sidération. Ni aux amalgames et autres prêts-à-penser toxiques qui ajoutent au flou apocalyptique plus qu’ils ne le dissipent. «Il nous faut maintenir notre regard avec une distance critique non seulement par rapport au pouvoir gouvernemental, mais aussi à l’égard de toutes les formes de volonté de puissance», martèle Daho Djerbal avec conviction. Pour lui, c’est «faire la démonstration ici et maintenant qu’il peut y avoir un pôle d’expression autonome». Cette résistance de la pensée, souligne-t-il, s’affirme aussi bien face aux oukases du pouvoir politique que devant les tenants de ce qu’il nomme «le jargon de l’authenticité» qui manifestent une «volonté d’imposer un discours, une expression, de l’identité». Il cite, en outre, «le jargon religieux qui abandonne petit à petit tout ce qui est spirituel pour le remplacer par le code religieux, le rituel». Pour l’historien, ce sont là autant de «nouveaux pouvoirs», de «nouvelles façons d’interdire», contre lesquels l’intellectuel critique doit se dresser, droit dans ses bottes. «Dé-démocratisation» Côté conférenciers, c’est Etienne Balibar qui a ouvert le bal avec un exposé consacré à «La pensée critique face à la ‘‘crise’’ de l’ordre social». Professeur émérite à l’université Paris-X (Nanterre), spécialiste de philosophie politique et morale, co-auteur du fameux Lire le Capital (1965) aux côtés (entre autres) de Louis Althusser et Jacques Rancière, Etienne Balibar est, par ailleurs, un fidèle compagnon de route de la revue depuis son lancement à la fin 1991. D’entrée, le philosophe a tenu à mettre en exergue la proximité de la raison critique avec la notion de démocratie. «La critique, au fond, c’est l’élément de démocratie radicale dans le champ de la pensée», dit l’auteur de Spinoza et la Politique. Néanmoins, il met en garde contre «l’illusion impérialiste selon laquelle les modèles démocratiques qui ont été élaborés dans une certaine partie du monde devraient être exportés ou imposés par les armes dans le reste du monde». «Cette façon de voir les choses ne tient pas fondamentalement parce que la démocratie n’est pas un régime, la démocratie, c’est une exigence de liberté, de solidarité. (…) Par conséquent, ce n’est pas une forme définie une fois pour toutes, mais c’est un enjeu dans une lutte permanente qui n’est jamais gagnée», argue-t-il. Etienne Balibar est obligé de constater que nous traversons une «phase régressive du point de vue de l’avancée de la démocratie dans le monde. Certains ont parlé de ‘‘dé-démocratisation’’ ». Il considère que nous sommes sous l’empire d’un «capitalisme mondialisé marqué par des circulations financières, mais surtout par l’unification du marché du travail à l’échelle mondiale mettant en concurrence travailleur du Nord et travailleurs du Sud». Il observe que l’économique et le religieux travaillent nos sociétés d’aujourd’hui par des effets combinés. Il prend toutefois le soin de préciser que «le mot religion ne couvre pas la même signification partout» et que «l’environnement discursif, l’environnement idéologique, lui confèrent des valeurs différentes». D’où la nécessité, selon lui, d’un «travail comparatif, un travail anthropologique, sociologique…» afin de «remettre sur le tapis la question de la nature et des fonctions du religieux». Il faut sortir, de son point de vue, de «l’idée selon laquelle le religieux serait du côté du régressif, de l’archaïque, alors que l’économique serait automatiquement du côté de l’innovation». Il alerte sur l’urgence d’une «réflexion à plusieurs voix», une pensée critique polyphonique : «Toutes ces réflexions se situent dans un contexte de crise, un contexte de violence multiforme, envahissante, obsédante, inquiétante à beaucoup d’égards. La revue Naqd elle-même a été fondée dans un moment où le pays entrait dans une guerre civile terrible. L’expression de ‘‘guerre civile mondiale’’ est en cours, elle circule, peut-être faut-il se méfier de certains discours apocalyptiques, mais là, ils ont l’avantage d’attirer l’attention sur cette économie de violence généralisée dont les composantes sont à la fois de l’ordre d’un capitalisme sauvage et d’une idéologisation tendancielle de la religion». Le philosophe estime que l’espace méditerranéen, traversé qu’il est de moult violences, est, pour cela même, le terreau tout indiqué d’une réflexion commune, et dans lequel pourrait s’exercer un «dialogue permanent» autour d’une «pensée critique à plusieurs voix». Pour Etienne Balibar, ce «dialogue permanent», cette circulation des idées, constituent une «urgence absolument fondamentale».

«Le problème fondamental de l’Algérie, c’est de refonder la nation»

Mohammed Harbi a accompagné la revue Naqd depuis ses débuts, et c’est en membre de la famille qu’il a été accueilli à l’occasion de la célébration du 25e anniversaire de la revue, ce samedi, au Sofitel. Mohammed Harbi n’est évidemment pas venu les mains vides. De sa voix sereine, il a gratifié l’assistance qui a afflué en nombre pour ce haut moment de partage de précieux éléments de compréhension à même de nous aider à mieux saisir et mieux construire notre «roman national». Sous le titre : «Dire notre histoire. Libres propos sur les pièges du langage», Harbi note d’emblée que «pour beaucoup de gens à l’extérieur de notre pays, l’Algérie est un sujet d’histoire important». Il attire aussitôt l’attention sur les pièges de la manipulation qui minent assez souvent l’appareil discursif (qu’il soit politique, médiatique ou même historiographique), en particulier lorsqu’il est question du récit historique. «George Orwell, prophétisant 1984, nous a expliqué ce qu’il advient quand une technique de manipulation s’empare des mots, et comment la novlangue, c’est-à-dire la nouvelle langue, se joue de l’ancienne langue et transforme les choses», dit-il avant de faire remarquer : «Il y a à propos de notre pays une véritable guerre des sens, et cette guerre des sens va continuer encore longtemps parce que l’Algérie, comme terrain d’observation, reste un sujet passionnant malgré la difficulté des recherches et [l’emprise] d’une société politique qui verrouille l’accès à l’information et met en scène une vérité travestie afin de protéger son pouvoir». Décortiquant le régime politique en Algérie, l’auteur de Le FLN, mirage et réalité estime que «c’est un régime qui n’est ni dictatorial ni totalitaire», mais «de type autoritaire». «La militarisation du pays, poursuit-il, a été faite dans un contexte de guerre, et chaque crise interne ou régionale renforçait l’importance et la position de l’armée.» Harbi note par ailleurs que «les militaires partent très tôt à la retraite et vont dans les administrations civiles.» Il faut donc tenir compte de cette «pénétration de l’armée dans l’administration et dans les institutions civiles». Et d’en déduire que «par différents biais (…), le militaire est devenu dans notre pays l’acteur hégémonique. Je dis hégémonique, je ne dis pas ‘‘exclusif’’ », précise-t-il. Dès lors, «la coercition devient le mode premier de l’exercice du pouvoir», pointe-t-il. «Mais, comme je le disais, ce pouvoir n’est pas dictatorial parce que la société algérienne reste vivante malgré tous les avatars de l’histoire», nuance l’historien. Analysant les instruments du pouvoir, Harbi considère que «le FLN, en réalité, n’a jamais existé comme parti.» «La militarisation imposée par la guerre a fait que très rapidement le secteur civil a été intégré au secteur militaire qui a pris le dessus.» D’après lui, le FLN était «très peu apte à encadrer et à mobiliser. Ce qui fait qu’en définitive, ce sont les organismes de l’armée qui se sont substitués subrepticement à lui, et qui ont plus ou moins encadré la société en pénétrant dans tous les secteurs.» «La sélection des élites nouvelles s’est faite indépendamment du secteur civil», appuie-t-il. «La langue de la démocratie» L’auteur de L’Algérie et son destin observe : «Le problème fondamental de l’Algérie, c’est de refonder la nation. Parce que la question de la nation n’a pas été tranchée avant l’insurrection. Et le monopole a fait que pendant toute la guerre, il y avait un silence sur le contenu de cette nation. Mais ce problème va revenir très rapidement au lendemain de la guerre», souligne Mohamed Harbi.  «Un autre problème, c’est le refus de reconnaître la diversité de cette société. Et c’est sur ce sujet-là qu’intervient le problème de l’histoire», ajoute-t-il. L’historien plaide pour un nouveau langage en proclamant : «Les Algériens ont à élaborer un langage commun, et pour l’élaboration de ce langage, il y a une importance décisive qui est celle de l’histoire. Alors l’histoire doit d’abord répondre à une refondation (…), elle doit également répondre à la question de l’ethnicité. La question de l’ethnicité ne se pose pas simplement en Kabylie, mais se pose aussi dans d’autres régions de l’Algérie», dissèque-t-il. Harbi cite aussi la place de la religion. «Le premier des espaces historiques du politique a été l’espace religieux, et cet espace a été plus ou moins occulté pour une raison très simple : c’est qu’à travers la nature de l’encadrement algérien qui appartient si vous voulez à la formation plus ou moins occidentale, l’idéal républicain est au cœur de l’idée de construction de l’Etat. Et soudain on se retrouve, du fait des échecs économiques, des échecs sociaux, devant une réinscription dans l’espace politique, de l’imaginaire islamique. Et ça a été, à mon avis, la crise la plus grave dans l’histoire récente et elle est toujours en cours», décrypte-t-il. «Pour la création d’un langage commun, préconise l’orateur, il faut une déconstruction de l’idéologie nationaliste. Une vraie déconstruction.» «Il ne faut pas confondre unité et unanimisme», prévient-il dans la foulée. «Or, dans la pratique algérienne, l’unanimisme apparaît aux gouvernants comme la meilleure réponse à la segmentation qui existe dans la société.» Pour le conférencier, «cette segmentation doit être surmontée par un travail centré sur la reconnaissance de la diversité du pays et confiée à des hommes politiques qui ont le contact avec la population. Mais pour qu’elles aient un contact avec la population, il faut qu’elles en émanent. Là est posé le problème de la représentation. La représentation ne s’achète pas, elle se conquiert, dans le rapport avec la masse, avec les problèmes qu’elle pose, avec ses attentes. C’est une pratique qui n’a pas beaucoup caractérisé l’Algérie.» Harbi termine en insistant sur «le rôle de l’histoire» qui, d’après lui, «est de répondre au problème de l’ethnicité, de répondre au problème des rapports entre le nationalisme et la collaboration…». Il relève que ce sont là des sujets qui «reviennent progressivement». En visionnaire, il prévient : «Les problèmes qu’on a évités vont revenir à la surface, et donc il vaut mieux les prévenir avant qu’ils ne se manifestent sous une forme véritablement conflictuelle. L’importance de l’histoire, elle est là.» Et de conclure : «La langue de la démocratie est une langue étrangère à la démarche nationaliste. Il faut considérer en Algérie la langue de la démocratie comme un imaginaire qui permet de se frayer un chemin vers autre chose, vers un régime démocratique, mais jusqu’à présent, cette langue ne correspond pas à ce que les gens en attendent.»

On vous le dit

Paranoïa policière à Constantine La paranoïa policière se traduit parfois par des actes liberticides incompréhensibles. Quatre citoyens l’ont vérifié à leurs dépens, mercredi passé, dans la petite ville de Hamma Bouziane, près de Constantine. Ces personnes, dont un cadre d’une association locale et le président du club de football, le MC Hamma Bouziane, ont voulu assister simplement et légitimement à une rencontre entre le wali de Constantine, Kamel Abbes, et la société civile locale, prévue au centre culturel communal. En s’installant sur leur siège, des policiers sont venus leur demander de les suivre, sans fournir d’explications. Ils ont été, par la suite, conduits au commissariat où ils ont été interrogés sur l’objet de leur présence dans la salle (!!?) et leur choix des sièges (!!???). Les quatre jeunes malheureux ont été gardés au poste de police durant sept heures, ils n’ont été relâchés qu’à 21h, témoigne Hichem Djarri, l’un d’eux. Aucun motif ne leura été signifié. Rien. Le lendemain, tous les quatre ont été convoqués par le chef de daïra de Hamma Bouziane, et, surprise, ce dernier s’est confondu en excuses, en disant que c’était une erreur d’appréciation et qu’il fallait oublier cette histoire. Les quatre citoyens n’ont, cependant, rien oublié, et le geste du chef de daïra n’a fait qu’attiser leur colère et leur sentiment d’avoir fait l’objet de «hogra», affirme encore, Hichem. L’exportation de A à Z ! Afin d’aider les entreprises à exporter leurs produits et dénicher des marchés à l’international, un riche programme de formation concernant les différentes étapes à franchir, que le manager doit maîtriser, est prévu à Blida à partir du mois de mars. Intitulé «Les samedis de l’export», ce programme, qui se déroulera chaque samedi pendant environ deux mois, vise à expliquer les techniques managériales et de marketing, ainsi que les procédures à entreprendre pour réussir son export. La formation est assurée par un enseignant universitaire, spécialisé notamment en marketing de l’export. «Vous fabriquez un produit et/ou un service de qualité ? Vous pensez que l’exportation est vraiment impossible à faire ? N’hésitez pas à venir aux Samedis de l’export à partir du 11 mars. L’export est bénéfique pour vous, ainsi que pour notre économie», lance le gérant de l’établissement organisateur de cet événement. Pour s’inscrire, contactez-le 0550 13 14 77 ou l’e-mail suivant : bsprogressplus@gmail.com L’historien français Henry Rousso a manqué d’être refoulé des USA L’historien français Henry Rousso, spécialiste de l’Holocauste et de l’occupation nazie en France, a failli être refoulé récemment des Etats-Unis, alors qu’il se rendait dans une université du Texas. Agé de 62 ans, français juif né en Egypte, M. Rousso est professeur d’université et directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). «J’ai été détenu durant 10 heures à l’aéroport international de Houston, près d’être refoulé. L’officier qui m’a arrêté était ‘‘inexpérimenté’’», a écrit samedi en anglais M. Rousso sur twitter. Il confirmait ainsi une annonce des responsables de l’université A&M du Texas, selon laquelle il avait été retenu à son arrivée le 22 février. Les responsables de l’université texane sont parvenus à empêcher l’expulsion de M. Rousso avec l’aide d’une professeure de droit spécialisée dans les questions d’immigration, Fatma Marouf, a rapporté un site d’informations de la région où est implantée l’université, The Eagle.Il est habitué à être invité dans de nombreuses universités ou centres de recherche, notamment aux Etats-Unis, à Harvard, ou au Musée du Mémorial de l’Holocauste à Washington, outre l’université A&M du Texas, il a notamment publié Le Syndrome de Vichy (1987). Pénurie de seringues dans les dispensaires et les pharmacies Décidément, c’est le temps des pénuries dans le secteur de la santé. Outre une grande liste de médicaments, les seringues sont aussi indisponibles dans les dispensaires et les pharmacies. Les parents voulant vacciner leurs enfants, hier matin, ont été contraints de faire le tour des pharmacies sans pour autant trouver les seringues 2.5 (noire et orange), exigées au niveau des dispensaires. D’ailleurs les responsables se sont plaints de l’absence de ce matériel nécessaire pour le vaccin. Que dira le ministre de la Santé à ce sujet ?