vendredi 17 novembre 2017

Pas de rentrée pour les étudiants des Beaux-Arts

Alors que la rentrée était prévue le 2 octobre dernier, les étudiants de l’Ecole des beaux-arts d’Alger n’ont, jusqu’à présent, pas entamé les cours. La raison : un problème de logistique relatif à l’hébergement des étudiants internes dans les résidences universitaires. «Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, nous avait promis de régler ce souci pour cette rentrée, suite à la grève que nous avons observée en janvier dernier. Nous sommes désolés de constater qu’une année après  rien n’a été fait», indique Bahia Amar, étudiante aux beaux- arts. Cette dernière raconte : «L’an dernier, nous étions logés au Village des artistes, duquel on voulait nous exclure, car l’école n’avait pas payé ses dettes. C’est suite à la pression que nous avons exercée, avec notamment la grève que nous avons tenue, qu’on nous avait laissé là-bas  temporairement.» Ainsi, depuis bientôt 7 semaines, l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger n’a toujours pas repris son activité. Par ailleurs, alors que les étudiants ont déposé une liste de revendications afin que les choses s’améliorent, rien n’a été fait, ou du moins presque. En effet, le ministre de la Culture avait mis en place une commission mixte qui avait pour objectif de revoir le statut de l’école, de travailler pour la mise en place du système LMD. Alors que les années précédentes, les étudiants titulaires d’un ancien bac pouvaient s’inscrire pour passer le concours d’entrée, cette année, cela ne sera plus possible. Seuls ceux titulaires d’un bac récent peuvent s’inscrire à l’Ecole. «C’est la seule mesure entreprise par la tutelle, or il y avait d’autres priorités, telles que la cité universitaire ou encore la mise à jour des programmes», nous dit Alya M’hari, étudiante à l’école. Selon elle, cette situation est insoutenable et pénalise l’ensemble des étudiants, car ils sont dans le flou. «On ne peut pas entreprendre une autre activité, car on reste en attente», confie-t-elle. Cette dernière ajoute : «Même les ateliers sont fermés. Ils bloquent toute initiative de notre part. Si on veut par exemple travailler sur un quelconque projet en attendant la rentrée des classes, on ne peut pas le faire. Pour l’instant, nous avons accès qu’à la cour.»

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