dimanche 12 novembre 2017

Le président de l’Ordre national des pharmaciens : la production nationale de médicaments a avancé à pas de géant, passant de 5% à plus de 50%

La nouvelle loi sanitaire que s’apprête à examiner le Parlement devrait permettre de revoir de fond en comble l’organisation du système national de santé, cinq fois amendé au cours des 30 dernières années et dont plusieurs volets devraient être consacrés aux secteurs de la pharmacie et du médicament. S’exprimant, dimanche, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, le président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens, le Dr Lotfi Benbahmed, estime qu’il est devenu fondamental de remettre à niveau un système de santé, dont la promulgation, rappelle-t-il, date de 1985. De l’organisation du secteur du médicament en Algérie, il rappelle que contrairement à un passé récent, où intervenaient des importateurs, des grossistes et des distributeurs de produits de soins, l’on fait mention, aujourd’hui, d’établissements pharmaceutiques, dont la présence empêchera, notamment les groupes pharmaceutiques étrangers d’activer en Algérie par le seul biais de leurs bureaux de liaison. Ainsi, explique-t-il, lorsque se manifeste une pénurie de traitements, il sera plus aisé de situer les responsabilités et, de plus, déclare-t-il, ces groupes seront plus engagés en matière de disponibilité des médicaments ainsi que de leur qualité. Concernant la production nationale de médicaments, le Dr Benbahmed observe que le pays a fait des « pas de géant ». Cette production, dit-il, est passée de 5% à plus de 50%. Il ajoute que celle-ci a, en même temps, été suivie d’un important maillage d’officines et par l’ouverture de structures hospitalières à travers tout le pays. « Tout cela, signale-t-il, demandait l’introduction d’une législation de norme internationale ». Du rôle de conseil qu’aura dorénavant à jouer le pharmacien au titre de la nouvelle loi sanitaire, l’intervenant cite notamment l’éducation thérapeutique telle que préconisée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), contrairement au passé où il se contentait seulement de délivrer le médicament.   Du phénomène d’importation frauduleuse du médicament, l’invité y voit une déliquescence où d’aucuns ont tendance à confondre exercice médical et exercice commercial. C’est, aussi, relève-t-il, le résultat de la présence d'un secteur informel qui a « gangréné des pans entiers de l’économie nationale ».   


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