dimanche 15 octobre 2017

Rejet des eaux usées à Alger : le problème sera résolue à l'horizon 2020 promet Necib

Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a annoncé samedi que la problématique de rejet des eaux usées dans le milieu naturel, notamment en mer, à Alger sera résolue à l'horizon 2020.  S'exprimant en marge d'une visite d'inspection des projets de son secteur à Alger, le ministre a indiqué qu'à "l'horizon 2020, aucune goutte d'eau usée n'ira en mer ou dans tout autre milieu naturel, et ce par souci de préserver l'environnement et les eaux sous terraines et de protéger la santé des citoyens".  Il a ajouté que cet objectif "stratégique" sera concrétisé grâce aux projets de grands collecteurs et aux stations d'épuration d'eaux usées, notamment la station de Zeralda qui sera réceptionnée fin 2017, l'extension de la station de Reghaia, la mise en service de la station de Beni Messous et l'extension de la station de Baraki.  Dans ce contexte, M. Necib a appelé les entreprises en charge de la réalisation de stations d'épuration et de grands collecteurs à adapter leurs programmes en fonction de cet objectif.  Accompagné du wali de la wilaya d'Alger, Abdelkader Zoukh, le ministre a inspecté le projet d'un collecteur d'eaux usées s'étendant de la Sablette à Caroubier sur une longueur de 2,6 Km et devant être réceptionné en mars 2018.               Ce projet s'inscrit dans le cadre de la réalisation de la "ceinture de sécurité" qui vise à protéger la capitale des risques d'inondations conformément au plan d'orientation portant tous les projets structurants pour faire face à ce phénomène.   Cette ceinture comprend cinq projets de pose de collecteurs d'eau allant de la commune de Rais Hamidou à Caroubier en passant par Bologhine, Bab El Oued et Tafourah. Ces collecteurs seront ensuite reliés à la station d'épuration des eaux usées de Baraki.   La réalisation de la partie reliant Bologhine à Bab El Oued sera prochainement lancée.       Aménagement de Oued El Harrach : le taux d'avancement des travaux a atteint 76 %   Le ministre a inspecté également les projets d'aménagement de Oued el Harrach et Oued Ouchayeh, sachant  que les oueds sont l'une des causes principales des inondations à Alger. Concernant le projet d'aménagement de Oued el Harrach, M. Necib a révélé que le taux d'avancement des travaux a atteint 76 %, ajoutant que le projet devrait être livré en juin 2018. Le ministre a annoncé en outre le lancement des travaux d'assainissement des eaux du oued à travers deux chantiers en attendant l'ouverture prochaine d'un troisième, ce qui permettra une transformation progressive du oued en espace navigable. Il sera question également d'injecter les eaux assainies à la station de Baraki, dans Oued el Harrach au niveau de Bentalha à raison de 90.000 m2/jour. Outre "sa dimension environnementale et sa capacité de contenir la problématique des inondations, le projet de Oued el Harrach a permis l'aménagement de près de 140 hectares dont une partie sera réservée aux opérateurs économiques pour la réalisation de projets touristiques, hôteliers et de loisirs", a fait savoir le ministre. S'agissant des entreprises qui déversent des eaux polluées dans Oued el Harrach, M. Necib a précisé qu'il s'agit de 156 unités réparties sur quatre zones industrielles dont 56 ont été soumises à l'obligation d'effectuer un prétraitement des eaux au niveau de leurs unités industrielles.  En contrepartie, 24 entreprises ont refusé de s'y conformer, tandis que le reste des entreprises mettent en place les équipements nécessaires à l'opération. Selon le ministre, les entreprises concernées ont été mises en demeure, affirmant que les pouvoirs publics "n'hésiteront pas à appliquer la loi". Le ministre a appelé à la généralisation des systèmes de récupération d'eau au niveau des unités industrielles dans le cadre de la politique de lutte contre le gaspillage de l'eau. D'autre part, le ministre a indiqué que cinq (5) barrages seront réceptionnés avant la fin de l'année en cours. Le taux de remplissage des barrages en service est actuellement de 52 à 53 %, un taux correct, selon le ministre vu la nature de cette période de l'année. Concernant les créances de "l'Algérienne des eaux", le ministre a affirmé que l'entreprise comptait les recouvrer au niveau de toutes les wilayas, et "c'est une décision irrévocable", a-t-il dit. APS


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